Formule 1

Horner : Chaque équipe gère les consignes comme elle l’entend

C’est également l’avis de Toto Wolff

Recherche

Par Emmanuel Touzot

28 avril 2019 - 09:13
Horner : Chaque équipe gère les (...)

Le débat autour des consignes passées chez Ferrari entre Sebastian Vettel et Charles Leclerc depuis le début de saison fait encore rage, mais Toto Wolff, directeur de Mercedes, ne veut plus en parler directement.

Il estime que chacun doit gérer son équipe comme il l’entend, même s’il comprend ce que vit Ferrari après l’avoir expérimenté avec Lewis Hamilton et Nico Rosberg.

"De mon point de vue, nous avons beaucoup été cités dans les médias au sujet de la situation de Ferrari et je ne pense pas que ce soit juste qu’on prenne ainsi nos propos comme une référence de ce qui doit être fait ou pas en F1. On nous a demandé notre avis en Chine, c’est tout," assure Wolff.

"Nous ne sommes pas bien placés pour commenter depuis l’extérieur au sujet de ce qu’il se passe chez Ferrari."

"Ce que je peux dire, c’est que nous avons été dans une situation difficile à gérer avec Nico et Lewis, car avoir deux pilotes qui veulent gagner des courses et ont le potentiel de gagner un championnat peut créer des conflits d’intérêt, et il faut en parler."

Il confirme que ce genre de problèmes a aussi ses avantages, à condition d’être bien abordé par la direction de l’équipe.

"C’est une situation qui a ses avantages pour l’équipe, car les pilotes se poussent entre eux à extraire plus de performance de la voiture, mais il n’est jamais simple de gérer les personnalités et les caractères, qu’il s’agisse de pilotes, d’ingénieurs ou de managers."

Christian Horner a aussi été confronté à des situations difficiles avec Mark Webber et Sebastian Vettel chez Red Bull, mais aussi avec Daniel Ricciardo et Max Verstappen, qui s’étaient accrochés il y a un an, lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan disputé à Bakou.

"Oui, je pense que différentes équipes ont différentes philosophies. Avoir un numéro 1 et un numéro 2 clairement définis est plus facile."

"Ce n’est pas notre philosophie chez Red Bull. Nous autorisons nos pilotes à se battre et parfois, cela peut être gênant, comme on l’a vu il y a 12 mois ici-même, en Azerbaïdjan. Mais la philosophie que nous avons toujours respectée est de donner à nos deux gars les mêmes opportunités et de les laisser établir qui est le leader sur la piste."

Selon lui, ce n’est pas une mauvaise chose, à condition que les pilotes aient des règles à respecter entre eux, et qu’ils s’y tiennent autant que possible. Il estime avoir réussi cela au sein de Red Bull avec son duo précédent, qui s’est affronté entre mai 2016 et novembre 2018 : "Il faut avoir des règles d’engagement, et je dirais que ça nous a réussi à 90%."

"Durant les trois années où Max et Daniel se sont affrontés, il y a eu deux incidents, ce qui est décent si l’on prend en compte qu’ils ont démarré 90% des courses à côté l’un de l’autre. Mais chaque équipe a sa propre philosophie. Il n’y en a pas une de correcte et une de mauvaise, c’est unique à chaque équipe, ce choix de compétition."

expand_less