Hamilton dénonce une F1 sans voix pour les pilotes, Sainz met la pression pour en tenir compte
La FIA et les équipes vont-elles décider sans entendre leurs avis ?
Les tensions autour de la réglementation moteur actuelle en Formule 1 continuent de monter, avec des pilotes de plus en plus critiques quant à leur manque d’influence dans les décisions et aux conséquences directes en piste.
Alors que la FIA s’apprête à tenir des réunions cruciales dans les prochains jours pour discuter d’éventuelles modifications réglementaires, les pilotes continuent de faire entendre leur voix... sans réel impact, selon Lewis Hamilton.
Le septuple champion du monde a été catégorique dimanche au Grand Prix du Japon :
"Les pilotes n’ont pas leur mot à dire. Nous n’avons aucun pouvoir. Nous ne faisons pas partie du comité ; nous n’avons aucun droit de vote."
Un constat amer, alors que les critiques se multiplient concernant les nouvelles unités de puissance et la gestion de l’énergie qu’elles imposent, jugée peu naturelle en conditions de course mais aussi et surtout en qualifications.
L’accident de Bearman relance le débat
Ces inquiétudes ont été renforcées par l’accident impliquant Oliver Bearman lors de la course dominicale. Le jeune pilote s’est fait surprendre par un différentiel de vitesse estimé à 50 km/h avec l’Alpine de Franco Colapinto, une situation jugée particulièrement dangereuse.
Cet écart de vitesse, directement lié aux stratégies de gestion d’énergie imposées par la réglementation actuelle, est au cœur des préoccupations du paddock.
Également très critique après la course, Carlos Sainz estime comme Hamilton que ces dérives sont la conséquence directe d’un processus décisionnel déséquilibré.
"C’est le problème quand on écoute seulement les équipes : elles vont penser que le spectacle est correct, peut-être parce qu’elles prennent du plaisir à le regarder à la télévision."
"Mais du point de vue des pilotes, la réalité est bien différente. Quand vous vous battez en piste et que vous réalisez qu’il peut y avoir 50 km/h d’écart de vitesse, ce n’est tout simplement pas de la course."
"Il n’existe aucune catégorie au monde avec de tels écarts, car c’est précisément dans ces situations que de gros accidents peuvent survenir : cela vous surprend, vous défendez tardivement, et cela vous percute... ou la voiture derrière."
Face à cette situation, Sainz appelle la FIA à tenir compte des retours des pilotes dans les décisions à venir en avril à Londres
"J’espère vraiment qu’ils vont nous écouter et se concentrer sur les retours que nous leur avons fournis, plutôt que d’écouter uniquement les équipes."
L’Espagnol souhaite également des ajustements rapides, dès le prochain rendez-vous du calendrier.
"J’espère qu’ils mettront en place un plan pour Miami afin d’améliorer la situation, ainsi qu’un plan à moyen terme pour continuer à faire évoluer cette réglementation."
"Même si tout ne peut pas être amélioré pour Miami, il faut déjà franchir une étape là-bas, puis une plus grande plus tard, que ce soit l’an prochain ou plus tard dans la saison."
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