Hamilton : Comme un nouveau départ chez Ferrari avec la SF-26
L’émotion de Fiorano lui a rappelé à quel point il aimait être en rouge
Pour Lewis Hamilton, difficile de cacher son émotion lors d’un premier roulage avec une nouvelle voiture, et encore plus lorsqu’il s’agit d’une Ferrari, celle qui devra effacer la déception de la saison 2025.
Dès les premières heures précédant la prise de piste à Fiorano hier, l’intensité du moment était déjà palpable pour le pilote, porté par l’attente et l’excitation d’un jour pas comme les autres.
"Je n’arrive pas vraiment à trouver les mots pour exprimer mon excitation, honnêtement. Même la nuit dernière, je n’ai pas beaucoup dormi, parce que je savais que ce jour allait arriver."
"Ces derniers jours ont été tellement excitants, voir la voiture se construire, être dans le garage, voir tout le monde arriver… C’est vraiment le résultat de tout le travail acharné de chacun."
Être le premier à prendre le volant de cette nouvelle Ferrari représente un privilège particulier.
"Le fait d’être le premier à conduire la voiture, c’est un immense honneur et un vrai privilège, oui. Je ne suis plus entouré que de rouge, mais aussi un peu de blanc sur le cockpit, ce qui est une sensation différente. J’ai toujours rêvé d’être dans une voiture rouge. Alors voilà, on y est avec ces règles. Et la voiture est magnifique."
Le véritable choc émotionnel arrive cependant une fois la porte du garage franchie.
"Quand la porte s’ouvre et que vous vous dirigez vers le premier virage, la première fois que vous arrivez au virage 1, que vous voyez la mer de fans devant vous, c’est une expérience vraiment, vraiment émotionnelle."
"Tout semble complètement nouveau, comme un nouveau départ. Immédiatement, vous essayez de prendre des sensations, de ressentir quelque chose à travers le corps, à travers le volant, les vibrations du siège et de la suspension."
Chaque détail a compté, malgré le temps limité.
"Oui, vous essayez de capter toutes ces petites informations dans le peu de temps que vous avez. 15 kilomètres en tout, deux tours et un peu plus pour moi. Mais être à Fiorano, être chez Ferrari, savoir que c’est le début d’un long voyage... un voyage qui, pour moi, semble juste."
Sur le plan sportif, l’optimisme est présent, mais tempéré par la lucidité.
"Je pense que l’équipe est dans la meilleure position possible. Depuis que je suis ici, je vois à quel point tout le monde est motivé et déterminé. Nous avons énormément de choses à faire pour vraiment comprendre cette voiture, pour faire tout le travail nécessaire, et nous devons être rapides à réagir, très dynamiques."
"Tout le monde est impliqué, tous ensemble. Je suis convaincu que nous pouvons y arriver."
Un autre élément a rendu cette première journée unique : la présence des tifosi.
"Au virage 1, mais aussi dans le dernier virage, on voit les fans sur le côté droit. Je cours depuis très longtemps, et je n’ai jamais ressenti ça dans d’autres équipes. Il n’y avait jamais de fans lors des essais à cette période de l’année, surtout lors d’un lancement. Ici, on partage quelque chose avec eux. On vit cette première expérience ensemble."
"Dans les autres équipes, vous vivez l’expérience avec l’équipe, bien sûr, mais il n’y a pas de fans au bord de la piste avec vous. Ils sont là depuis ce matin très tôt. Je suis arriivé très tôt, vers 6 ou 7 heures, et ils étaient déjà là, à agiter les drapeaux."
"Ressentir leur émotion, c’est un début vraiment spécial. Ils vivent aussi un moment unique."
Malgré les années, la passion reste intacte.
"Je fais ça depuis longtemps, mais j’adore ce que je fais plus que tout. J’aime cette équipe. J’aime vraiment cette équipe. J’aime les fans que nous avons. Pouvoir encore faire ça, continuer à faire ce pour quoi je pense être né, c’est quelque chose d’extraordinaire pour moi."
La suite s’annonce intense, avec une phase de découverte capitale lors des essais de Barcelone, à partir de mardi.
"La semaine prochaine sera une période de découverte totale. Nous devons accumuler un maximum de tours. Ça semble être plus de tests avec neuf jours en tout, mais c’est toujours très compact. Il n’y a que trois jours de plus par pilote, pas davantage. C’est toujours mieux mais ça reste peu."
"Nous devons condenser énormément de choses dans ces neuf jours que nous avons. J’ai vraiment hâte d’aller à Barcelone. La météo devrait être plutôt bonne là-bas."
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