Hadjar ’beaucoup plus explosif’ : la vitesse pure est là !
Le pilote Racing Bulls en confiance dans sa première saison
Isack Hadjar a déjà marqué le paddock de la F1 en 16 Grands Prix dans sa carrière. Le pilote Racing Bulls est fortement pressenti par la plupart des observateurs du sport pour le grand saut chez Red Bull Racing dès 2026.
Grâce à sa vitesse pure, le Français marque les esprits du Dr Helmut Marko, le décideur final dans le giron Red Bull, mais le consultant autrichien n’est pas démenti par Laurent Mekies quant aux éloges à faire.
Mais est-ce encore trop tôt pour une promotion ? Hadjar se dit évidemment prêt à affronter Max Verstappen, un défi qu’il estime un peu plus facile par le fait que 2026 proposera de toutes nouvelles F1. Une sorte de remise à zéro en termes de style de pilotage comme de concept.
Et il confie que cette première saison en F1 lui a justement permis d’améliorer un point qui pourrait être essentiel l’an prochain, et qui est déjà un fort atout du Néerlandais.
"Je dirais que j’ai beaucoup amélioré ma mise en action. Je suis beaucoup plus explosif qu’en début de saison. Je découvre une piste et, au bout de deux ou trois tours, je suis déjà dedans," nous confie le Français.
"Je peux même prendre l’exemple de Silverstone où, en essais libres, j’étais premier pendant un moment, alors que je ne suis pas dans la McLaren, que je ne suis pas dans le truc, mais je suis assez explosif. Je me mets en action très vite. Ça, ça me permet de me concentrer sur les réglages de la voiture plutôt que d’être en mode : « Il me manque 5 dixièmes ici, 3 dixièmes là ! » C’est là que tu perds du temps, alors que si tu es dans le coup dès les premiers tours, tu commences à dérouler, à bosser."
Quant aux points qui restent à améliorer, "honnêtement, je dirais que je n’ai pas un point fort et un point faible. C’est le package global qu’il faut améliorer. Sur toutes les courses, je prends de l’expérience."
"Ce qui me faisait peur avant le début de saison, c’est que je n’avais pas beaucoup d’expérience en F1, c’était un énorme step comparé à la F2. ’Il va me falloir combien de courses pour être dans le bain, ne plus être à 2, 3 dixièmes de mon coéquipier ?’ Ce genre de questions. Finalement, ça n’a jamais été le cas. La vitesse pure est là."
Hadjar respire la confiance en soi mais a-t-il eu un moment de doutes en piste dans cette saison ?
"Avant la qualif à Monaco, je n’étais pas bien. Le matin, j’avais fait une séance d’essais, j’étais 17e, je n’avais aucune confiance. Et là, c’était dur. Pas vraiment une frayeur, plus de l’angoisse. Je suis arrivé en qualifs un peu angoissé parce que je me suis dit : ’Hors de question que je fasse un mauvais week-end à la maison et de ne pas être au minimum dans le top 10’. Finalement, j’ai fait mon meilleur week-end de l’année, avant le podium de Zandvoort."
Sa relation avec les autres pilotes et les fans
On voit le pilote Racing Bulls de plus en plus entouré par les pilotes des top teams, et notamment Lewis Hamilton, son idole d’enfance. Est-ce que sa perception de pilotes iconiques comme Hamilton, ou d’autres, a changé ?
"Pour Lewis, ça n’a pas changé : il est comme ce que j’imaginais de base. Honnêtement, il est vraiment gentil, quand bien même nous avons près de vingt ans d’écart tous les deux. Et il n’est pas comme cela qu’avec moi, il l’est avec tous les rookies : il est très avenant, il donne des conseils. En tant que supporteur de Lewis depuis que je suis petit, pouvoir taper la conversation avec lui… ça fait bizarre. Mais je commence à m’y habituer."
"On se parle à peu près tous les week-ends. Tu as la parade des pilotes, tu as le briefing des pilotes avec la FIA. On est tous réunis, donc ce sont des moments où, si l’on se croise, on se parle, et c’est toujours cool."
Et les autres pilotes français ?
"Je pense qu’avec Pierre Gasly, ça s’est toujours fait tout seul parce qu’on a une carrière vraiment similaire. Il était dans le Red Bull Junior Team, il est allé jusqu’aux écuries Red Bull Racing, donc il a cette expérience, et je suis sur la même trajectoire. On travaille avec des gens en commun, c’est quelqu’un que je fréquente et qui fait partie de mon environnement, un peu plus que les autres pilotes. Parce qu’il est français, d’une part, et parce que nous avons les mêmes valeurs."
Conséquence de cette réussite précoce, sa popularité est grandissante tout comme sa base de fans. Avec beaucoup de soutien et de positif en général sur les réseaux. Mais Hadjar est déjà méfiant.
"Les haters vont arriver à un moment ou un autre, ils sortent de nulle part et pour aucune raison. Les fans qui sont derrière moi et qui me suivent, ça me touche vraiment, mais il faut aussi être préparé à l’inverse. J’espère faire une très longue carrière, et je pense que tous les athlètes qui ont performé, qui ont gagné des titres, sont tous passés par des moments où ils se font détester, insulter. En tout cas, tout cet amour que je reçois, je le savoure au max."
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