Ferrari inquiète : Leclerc poussé à préparer son départ via un plan B
Un plan B pour sauver la carrière de Charles
La saison 2025 a tourné au cauchemar pour Ferrari. Après une année 2024 conclue sur une dynamique prometteuse, avec une deuxième place au championnat juste derrière McLaren, la Scuderia s’enfonce désormais dans l’incompréhension.
L’équipe de Maranello a non seulement manqué l’occasion de se battre pour le titre constructeurs, mais elle se retrouve reléguée au quatrième rang de la lutte pour la deuxième place, loin de ses ambitions hivernales, et elle risque de terminer l’année sans aucune victoire.
L’arrivée de Lewis Hamilton avait nourri un immense espoir autour d’un possible retour au sommet, et même d’un premier titre mondial depuis 2008. Mais la réalité de la saison a été tout autre : performances en dents de scie, week-ends brouillons, et une dynamique générale bien loin de l’unité affichée en début d’année.
Dans ce climat tendu, le président de Ferrari, John Elkann, a même critiqué publiquement ses pilotes, leur reprochant de "trop parler" face aux difficultés de l’équipe.
Bien qu’il réalise une saison solide, sept podiums à ce stade, souvent en tirant le maximum d’une SF-25 capricieuse, Charles Leclerc voit la situation autour de lui se dégrader. Pour Ralf Schumacher, l’heure n’est plus aux illusions : le Monégasque devrait sérieusement s’interroger sur son avenir en F1.
"Si j’étais Leclerc, je commencerais à me demander à quoi tout cela rime," a déclaré l’Allemand, ancien pilote de F1 et consultant pour Sky Sports en Allemagne.
"Je pense qu’il fait un excellent travail, qu’il tire le meilleur de lui-même mais aussi de l’équipe."
"C’est aussi quelqu’un de très apprécié, qui correspond parfaitement à Ferrari. C’est un homme de famille, et il va bientôt se marier."
Fort de son expérience en F1 chez Jordan, Williams ou Toyota, Ralf Schumacher estime que Leclerc ne doit surtout pas rester passif face à la situation actuelle.
"À sa place, j’enverrais déjà mon manager ailleurs pour demander ce qu’il s’y passe. J’ai toujours eu un plan B prêt, et je discutais avec mon manager dans ce genre de situations. Je conseillerais encore aujourd’hui à Leclerc de faire la même chose. Je ne me laisserais pas berner."
Pour l’Allemand, l’idée est simple : Ferrari ne peut pas garantir à Leclerc le projet gagnant que le Monégasque espérait, et il doit donc rester maître de son futur.
À mesure que la Scuderia se rapproche d’une saison sans la moindre victoire, la frustration monte en interne, tout comme les interrogations sur la direction sportive et technique du projet.
Leclerc, pilier du programme Ferrari depuis 2019, se retrouve désormais face à un dilemme : poursuivre une aventure émotionnelle mais irrégulière, ou envisager une issue alternative si la reconstruction tarde encore.
Le temps de la loyauté inconditionnelle de Leclerc touche peut-être à sa fin.
A noter que Ralf Schumacher a maintenu ses durs propos contre Lewis Hamilton, selon lesquels il n’avait pas répondu aux attentes de Ferrari. Il s’en justifie.
"Je pense que c’est la décision la plus coûteuse que Ferrari ait prise depuis longtemps en matière de personnel. Ses performances ne sont pas à la hauteur. Lewis Hamilton n’est tout simplement pas assez bon. Je pense que Ferrari attendait mieux, Elkann attendait mieux."
"Oui j’ai lu en réponse à mes commentaires que son nom a fait grimper le cours de l’action, mais malheureusement, les résultats n’ont pas suivi."
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