’C’est passé à une vitesse folle’ : Pérez raconte sa parenthèse loin de la F1
"On oublie un peu l’essentiel : profiter du chemin"
Sergio Pérez a reconnu avoir manqué de temps pour accomplir tout ce qu’il avait prévu durant son année sabbatique loin de la Formule 1, intervenue après son départ de Red Bull. Le pilote mexicain a passé toute la saison 2025 hors de la grille, à la suite de sa séparation avec l’écurie autrichienne à la fin de l’exercice 2024, après une longue période de résultats décevants.
Cette pause lui a toutefois offert une opportunité rare dans une carrière de pilote de F1 : voyager et passer du temps de qualité avec sa jeune famille, avant de replonger dans l’univers extrêmement exigeant de la discipline reine.
Mais cette parenthèse a finalement été plus courte que prévu. À la fin du mois d’août dernier, Cadillac a annoncé la signature de Pérez aux côtés de Valtteri Bottas, ce qui a rapidement ramené le Mexicain au cœur du paddock. Pérez a alors passé une grande partie de son temps au Royaume-Uni avec la nouvelle équipe américaine de Formule 1.
Très vite, l’ancien pilote Red Bull s’est retrouvé de nouveau impliqué dans le travail technique, d’abord au simulateur, puis au volant d’une Formule 1 lors d’un test privé organisé avec une Ferrari d’ancienne génération.
Son arrivée chez Cadillac pour la saison à venir a ainsi mis un terme prématuré à son année sabbatique, même si Pérez assure avoir pleinement profité de cette période loin de la compétition.
Interrogé sur ce qu’il avait fait durant cette saison hors de la F1, Pérez a livré son témoignage au micro du podcast Cracks.
"Franchement, c’est passé à une vitesse folle !" a-t-il confié.
"J’ai beaucoup voyagé. Je suis allé deux fois en Afrique, j’ai adoré. J’ai adoré l’Afrique : sa culture, sa tranquillité, ses paysages et ses animaux. J’ai vraiment hâte d’y retourner bientôt. Mais bon, ce sera plus compliqué au cours des prochaines années, au moins."
Le Mexicain a également savouré un temps précieux passé avec ses proches, une rareté dans un sport où les calendriers sont surchargés.
"J’ai énormément profité de mes enfants, beaucoup de voyages avec eux et avec des amis. J’ai passé plus de trois semaines au même endroit, quelque chose que je n’avais jamais fait de toute ma vie."
Pour autant, Pérez reconnaît ne pas avoir pu mener à bien tous ses projets personnels.
"Mais je n’ai quand même pas eu le temps pour beaucoup de choses. Je voulais utiliser cette année pour mieux organiser mon bureau à domicile, gérer mes affaires, et consacrer plus de temps au golf. Je n’ai pas pu le faire autant que je l’aurais voulu."
Loin de s’éloigner totalement du monde du sport automobile, Pérez s’est finalement retrouvé plus impliqué que prévu.
"Au final, j’ai travaillé bien plus que ce que je pensais. Et quand je m’en suis rendu compte, j’étais déjà de retour. J’avais un engagement avec l’équipe Cadillac. Donc oui, ça a filé, mais j’ai aussi beaucoup appris grâce au sport qu’il faut optimiser son temps libre et je pense l’avoir fait sans procrastiner."
Cette période lui a permis de prendre du recul sur sa carrière et sur la nature extrêmement compétitive de la Formule 1.
"La chose la plus importante dans la vie, c’est de profiter de ce que l’on fait, parce que nous sommes tellement compétitifs. Pour accomplir des choses, on pense toujours aux courses, à son prochain contrat, à sa prochaine course, à sa prochaine victoire."
"On est constamment focalisé sur ce qui arrive ensuite, parce que c’est comme ça qu’est la Formule 1, et c’est comme ça que votre vie devient. Alors on oublie un peu l’essentiel : profiter du chemin."
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