Formule 1

Abiteboul : ‘Il faut s’attendre à une saison en dents de scie’ pour Renault

Un problème clairement lié au châssis

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Par A. Combralier

19 juillet 2019 - 15:48
Abiteboul : ‘Il faut s’attendre à une (...)

Dans la foulée du Grand Prix de Grande-Bretagne, Cyril Abiteboul, le directeur général de l’écurie Renault F1, a reconnu avec honnêteté et réalisme que les résultats de l’équipe française n’étaient pas à la hauteur des ambitions fixées initialement.

Au même stade de la saison l’an dernier, Renault avait marqué 70 points ; cette saison, Renault n’en a inscrit que 39.

Renault a tout de même inscrit des points avec les deux voitures à Silverstone : Daniel Ricciardo a fini 7e, derrière Carlos Sainz, tandis que Nico Hulkenberg a sauvé un point.

« Deux voitures dans les points, c’est l’objectif, et il est atteint, même s’il y a quelques frustrations » a commenté le Français pour Canal +. « La stratégie avec Nico Hulkenberg n’a pas pu être optimisée, son week-end fut un peu long et difficile. Il va falloir recomposer tout cela, travailler sur cet aspect psychologique post-course. »

Nico Hulkenberg a eu en effet des mots très durs envers la stratégie de son équipe, à chaud, après l’arrivée…

Au-delà de cette course de Silverstone, Cyril Abiteboul s’attend donc à une saison mitigée pour Renault, et y prépare déjà les esprits.

« Ce qui est difficile… il faut s’attendre à une saison en dents de scie. Notre voiture n’est pas forte sur tous les terrains, nous l’avons vu au Red Bull Ring. C’était compliqué. Et quand on perd une occasion de scorer pas mal de points, à comme Silverstone, c’est un peu plus compliqué. Mais les courses qui viennent sont plus à notre avantage. »

McLaren, l’équipe cliente de Renault, compte désormais 21 points d’avance au classement des constructeurs…

« Oui, c’est juste de dire que McLaren a un châssis qui est meilleur que nous. Mais ils terminent devant nous à Silverstone, parce qu’ils ont une voiture de sécurité au bon moment. Carlos Sainz a une bonne étoile ! Mais à un moment, cette bonne étoile va tourner. On sentait qu’on était plus compétitifs. D’ailleurs, en trois tours, on a pu rattraper deux-trois secondes sur Carlos Sainz, ce qui montre bien que notre voiture était plus compétitive. »

« En fait, notre voiture perd, par rapport à McLaren, en virages à haute vitesse, en début de lignes droites. Les lignes droites, c’est là où on voudrait dépasser, mais comme on perd du terrain par rapport à McLaren en sortie en lignes droites, on n’a pas suffisamment de distance pour les doubler. »

C’est désormais davantage à Enstone, l’usine châssis, que les progrès et les efforts doivent se concentrer, conclut Cyril Abiteboul : Viry-Châtillon a déjà rattrapé une grande partie de son retard, mais le châssis peine à suivre. Nick Chester en prend donc quelque peu pour son grade…

« L’environnement est très différent. Les trois écuries de pointe sont indéboulonnables. Derrière nous, ça a fortement évolué. Les petites équipes, qui marquaient presque zéro point les années précédentes, sont plus solides, économiquement… il y a des alliances de formées, une convergence des moteurs : on l’oublie souvent, mais il y a une obligation d’avoir la même spécification moteur pour le motoriste et pour le client, ce qui favorise les clients. »

« Et nous effectivement, nous calons un peu dans notre progression vers les écuries de pointe. Nous ne sommes pas en ligne avec les objectifs de cette année, c’est juste. C’est lié au châssis, le moteur est en ligne avec les ambitions de notre développement. Au moins, les choses sont claires. De plus, on sait précisément dans quel virage nous perdons du temps, on sait où travailler. Mais cela prendra du temps, il ne suffira pas de changer un aileron. Cela prendra du temps. Il y a un engagement fort du management technique d’Enstone sur ce sujet. »

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