Formule 1

Räikkönen estime avoir autant de pression chez Alfa Romeo que chez Ferrari

Quand le plaisir ne suivra plus, il quittera tout de suite la F1

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Par A. Combralier

9 avril 2019 - 15:32
Räikkönen estime avoir autant de (...)

Mis de côté par Ferrari au profit de Charles Leclerc, Kimi Räikkönen n’a pas tenu pour autant à prendre sa retraite de pilote de F1. Par amour de la course, le Finlandais a pu rebondir chez Alfa Romeo, où il roule désormais en milieu de grille.

Pour autant, dans cette structure plus modeste aux ambitions forcément mesurées, Kimi Räikkönen dit ne pas ressentir plus de pression qu’à Maranello. Le champion du monde 2007 l’explique simplement : c’est lui, et non Ferrari, qui se mettait cette pression l’an dernier. Sa pression et sa pression demeurent ainsi inchangées.

« Non, ce n’est pas le cas, je ne ressens pas moins de pression. Je ne sens pas que les équipes vous mettent quelque pression. Bien sûr, elles travaillent dur et attendent de vous que vous performiez. Je sais ce qu’elles attendent de moi. Alfa Romeo m’a engagé parce qu’ils avaient certaines attentes, mais j’en attends, de moi-même, bien plus que ce que les gens pourraient attendre de moi. Je suis heureux du déroulement de la situation, mais nous voulons toujours mieux faire. »

« Je n’ai jamais senti, chez Ferrari ou dans toute autre équipe, que je devais faire quelque chose qui n’était pas possible. Je ne me suis jamais senti sous pression. Je me mettais la pression sur moi-même, mais bien sûr, l’équipe attendait quelque chose de moi. »

Quels objectifs de résultats précis Alfa Romeo a-t-il alors fixés à Kimi Räikkönen ?

« Je n’en ai aucune idée. Je n’ai pas demandé, et ils ne me l’ont pas dit en face. Je ne pense pas que ce serait juste. Parce que s’ils attendaient de moi que je fasse 7e, et si j’y arrivais, je ne voudrais pas en rester là. J’essaierai de faire de mon maximum, de mon mieux. Qu’est-ce que vous pouvez faire d’autre ? Je veux faire du mieux possible. »

« Nous savons que les écuries de pointe sont de grosses écuries, mais nous avons un bon groupe de personnes, des outils pour faire de bonnes voitures et pour les faire progresser. Je veux aider l’équipe à progresser. Jusqu’où ? Je ne sais pas, personne ne le sait. Nous le découvrirons dans le futur et nous verrons si nous sommes heureux ou non. Le but est de faire du mieux possible. »

« J’apprécie de faire la course, nous voulons bien sûr gagner, lutter pour des championnats. Mais parce que nous savons d’où nous venons dans l’équipe, nous savons en gros à quoi nous attendre. En sommes-nous heureux ? Je ne sais pas. »

Kimi Räikkönen évoque cependant un objectif plus précis pour Alfa Romeo au classement des constructeurs,.

« Aujourd’hui, si nous faisons absolument tout bien dans les moindres détails, bien sûr, nous pouvons être 6e. »

Chez Alfa Romeo, ce qui est certain, c’est que Kimi Räikkönen évolue dans un environnement qui semble mieux lui convenir : moins de micro, moins de politique, plus de plaisir.

« Personnellement, c’est plus simple pour moi, car je peux aller bien plus facilement à l’usine. C’est probablement le plus gros changement. Il y a peut-être moins de médias et d’obligations sponsors. Mais si vous regardez le tableau d’ensemble, le travail à faire en week-end de course est le même. »

Théoriquement, Kimi Räikkönen est sous contrat jusqu’à fin 2020 avec Alfa Romeo. Cela signifie qu’au 9e Grand Prix de la saison suivante, le Finlandais deviendra le pilote comptant le plus de départs, devant les 321 de Rubens Barrichello. Cela lui fait-il quelque chose ?

« Je n’ai jamais chassé aucun record, c’est juste un chiffre. Si c’était 20 000 départs, ça ne ferait aucune différence. Je cours parce que je sens que c’est ce que je veux faire et quand ce ne sera plus le cas, j’arrêterai. »

« Je n’attache absolument aucun intérêt à ce chiffre. 10 de plus ou de moins qu’un autre, ça ne dicte pas du tout ce que je ferai. Quand je ne ressentirai plus tout cela, je partirai, je ferai quelque chose d’autre. »

Alfa Romeo Racing

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