Pourquoi Hamilton n’a jamais été aussi enthousiaste avant une saison
Reset mental, nouvelle Ferrari et inconnues techniques en F1 au programme
Lewis Hamilton a confié être "extrêmement enthousiaste" à l’approche du premier test officiel de la saison 2026 de Formule 1, qui démarre aujourd’hui à Barcelone alors que Ferrari ne prendra la piste que demain, après avoir profondément revu son approche durant la courte trêve hivernale.
Le septuple champion du monde aborde cette nouvelle ère réglementaire dans un contexte particulier, au terme d’une première saison très difficile chez Ferrari - la plus compliquée de toute sa carrière en Formule 1. Une campagne éprouvante qui a laissé le Britannique de 41 ans en réel besoin de coupure, malgré un hiver parmi les plus courts de l’histoire récente du sport.
Durant cette pause, Hamilton explique avoir cherché à se recentrer entièrement, à remettre les compteurs à zéro, quitte à opérer des changements radicaux dans son environnement personnel et professionnel afin de retrouver la bonne dynamique.
"Si vous regardez probablement toutes mes interviews au fil des années, je ne dis presque jamais que je suis excité, mais là, je le suis énormément, et je pense que c’est normal de le dire, oui, je suis enthousiaste à l’idée d’un nouveau départ," a-t-il déclaré.
"Il y a eu un vrai travail de remise à zéro et de récupération. Même si c’était la pause la plus courte que nous ayons jamais eue, je dirais que c’était exactement ce dont j’avais besoin."
Hamilton insiste sur le travail introspectif mené durant l’hiver, visant à se débarrasser de certains automatismes et à reconstruire sur de nouvelles bases.
"Il s’agit de déconstruire, d’apprendre de nouveaux schémas, de défaire les anciens, d’éliminer ce qui ne m’apporte rien ou ne m’apporte pas la bonne énergie, et de m’assurer que je me présente dans le bon état d’esprit."
Sur le plan sportif, Ferrari a également procédé à des ajustements. L’écurie italienne a récemment annoncé que Lewis Hamilton disposerait d’un nouvel ingénieur de course pour la saison à venir, Riccardo Adami ayant été affecté à un autre rôle au sein de l’équipe.
Le Britannique a par ailleurs pris le volant de la nouvelle Ferrari SF-26 vendredi sur le circuit de Fiorano, à l’issue de la présentation officielle de la monoplace. Un premier contact symbolique, même s’il reste limité dans son intensité.
"Je suis vraiment impatient de ce premier test. Évidemment, lors du shakedown, je n’ai pas pu attaquer, mais c’est déjà une sensation sympa à Fiorano. Cette semaine, on va commencer à vraiment allonger les relais et voir ce que cette nouvelle génération de voitures va nous apporter à tous."
L’inconnu reste total quant au niveau réel de la concurrence, un élément que Hamilton identifie comme l’un des attraits majeurs de ce début de saison.
"Il y a aussi ce côté où l’on ne sait pas ce que les autres ont - quelles voitures, quels concepts, quels éventuels ’trucs’. Pour nous, l’essentiel est de garder la tête baissée et de nous concentrer sur notre travail mais évidemment tout le monde va épier tout le monde."
Au-delà de son cas personnel, Hamilton estime que la réglementation 2026 mettra en avant une nouvelle forme d’excellence au volant, axée sur la maîtrise de multiples paramètres afin d’atteindre une efficacité maximale en piste.
"C’est une période où il faut apprendre à être le pilote le plus efficient que vous ayez jamais été. Cela signifie utiliser tous les outils dont vous disposez en tant que pilote : économiser le carburant, recharger l’énergie, exploiter la puissance, gérer l’adhérence et assembler tous ces éléments."
"Je pense que cela demandera énormément de travail de la part des ingénieurs, pour communiquer et aider les pilotes à extraire absolument tout le potentiel de la voiture."
Hamilton attend l’arrivée de son ingénieur de course
Les spéculations concernant le nouvel ingénieur de course de Lewis Hamilton chez Ferrari ont pris un nouveau tournant. Une solution provisoire pour les premiers essais de la saison 2026, en attendant la nomination d’un ingénieur de course permanent, a été décidée.
Hamilton travaillera avec Carlo Santi lors des essais collectifs de cette semaine à Barcelone. Santi, qui a été l’ingénieur de course de Kimi Räikkönen en 2018, sera toutefois bien supervisé pendant les essais par Brian Bozzi, qui travaille habituellement avec Charles Leclerc.
Cependant, cet arrangement ne sera que temporaire. Le quotidien italien Corriere della Sera ajoute que le poste d’ingénieur de course de Hamilton reste officiellement vacant, les essais de Barcelone étant considérés comme une solution fonctionnelle le temps que Ferrari finalise son organisation autour du septuple champion du monde.
Et selon les dernières rumeurs, au lieu d’un Italien, Luca Diella, c’est un Français qui est maintenant pressenti pour remplacer Riccardo Adami. Cédric Michel-Grosjean, ancien ingénieur de performance principal chez McLaren, devrait rejoindre Ferrari à la fin de sa période de transition. Michel-Grosjean a travaillé chez McLaren pendant près de neuf ans et faisait partie de l’équipe d’ingénieurs qui secondait Oscar Piastri jusqu’en 2023.
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