’Plus contre-nature’ : Albon se projette dans la Formule 1 de 2026

Le pilote Williams admet un changement radical pour les pilotes

Auteur : Franck Drui
26 janvier 2026 - 17:07
’Plus contre-nature’ : Albon se projette dans la Formule 1 de 2026

Alex Albon s’attend à un changement profond dans le ressenti des pilotes au volant des nouvelles F1 qui seront alignées à partir de cette saison. Avec l’introduction du nouveau règlement moteur et aérodynamique en 2026, le pilote Williams estime que les monoplaces deviendront plus complexes à exploiter, au point de paraître plus "contre-nature" pour les pilotes.

Les F1 de cette nouvelle génération subiront en effet une transformation radicale par rapport aux précédentes. Les évolutions concerneront à la fois l’aérodynamique et l’unité de puissance, avec un changement majeur dans la répartition de l’énergie. La part électrique connaîtra une augmentation spectaculaire, atteignant un équilibre inédit de 50/50 avec le moteur thermique.

Cette nouvelle architecture imposera aux pilotes une gestion de l’énergie bien plus poussée, notamment dans les phases de combat en piste. Le déploiement stratégique de la puissance électrique deviendra un élément clé, obligeant les pilotes à anticiper davantage et à adapter leur pilotage.

Bien évidemment, il aurait préféré découvrir tout ça dès Barcelone cette semaine mais Williams F1 doit faire l’impasse, la FW48 n’étant pas prête... Cependant, Albon est resté optimiste.

"Ce n’est pas ainsi que nous souhaitions débuter l’année mais ce genre de choses arrive quand on repousse ses limites !"

Pour Albon, ce bouleversement de la F1 représentera une rupture nette avec les habitudes prises ces dernières saisons.

"Je dirais que 2026 va être plus contre-nature," admet Albon.

"Après les séances au simulateur, dans ma tête, ce n’est pas si terrible que ça. Mais c’est une autre façon de piloter. Et certainement de se battre les uns avec les autres en piste."

Le Thaïlandais reconnaît néanmoins qu’il éprouvera une certaine nostalgie pour la génération de monoplaces introduite en 2022, utilisée jusqu’en 2025. Un règlement pourtant critiqué à ses débuts, et qui a donné du fil à retordre à de nombreux pilotes et équipes.

"J’ai l’impression que le point positif de ces voitures, c’est qu’on pouvait vraiment les pousser à 100 %. Oui, il y a certains aspects où il est plus facile de surpiloter ces voitures que celles de la génération précédente. Les F1 à effet de sol ne pardonnaient rien avec leur rigidité. Mais cela allait très vite quand vous approchiez des 100%."

Malgré ces défauts, le pilote Williams dresse un bilan globalement positif du dernier cycle réglementaire, même s’il admet que les objectifs initiaux n’ont pas été pleinement atteints.

"Dans l’ensemble, ça n’a pas été un mauvais règlement. À mesure que les voitures devenaient de plus en plus performantes, le suivi et les dépassements devenaient de plus en plus difficiles, alors que c’était justement tout l’objectif du changement de réglementation."

"Malheureusement, en F1, la technologie et l’ingéniosité ont pris le dessus sur certaines idées du règlement. Personnellement, ça ne m’a pas dérangé du tout."

Son regard bienveillant sur cette période s’explique aussi par son contexte personnel. Après une année d’absence comme titulaire en 2021, l’introduction du règlement 2022 a coïncidé avec son retour en Formule 1.

"Peut-être que j’avais une approche différente parce que je voyais ça comme une opportunité de revenir en F1 en 2022 avec une remise à zéro pour tout le monde. À l’époque, je me suis juste dit : ’Je piloterai ce qu’on me donnera’."


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