Formule 1

Michael Masi explique l’absence de sanction contre Leclerc

L’avertissement suffisait après l’incident avec Hamilton

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Par Emmanuel Touzot

8 septembre 2019 - 19:12
Michael Masi explique l'absence de (...)

Après le débat houleux du Canada, où Sebastian Vettel a été pénalisé et a perdu la victoire sur tapis vert pour avoir coupé un virage et tassé Lewis Hamilton dans le mur, la FIA semblait avoir lâché du lest.

Max Verstappen n’a pas été puni en Autriche pour avoir poussé Leclerc hors piste et depuis la Belgique la semaine dernière, le drapeau noir et blanc, équivalent du carton jaune en football, a fait son retour.

"Les règles s’appliquent au sujet de laisser de la place pour la largeur d’une autre voiture" explique le directeur de course Michael Masi, qui explique qu’une constance a été suivie avec la semaine dernière, en Belgique.

"Il est assez évident que Charles a serré Lewis ici et on a essayé d’être constants avec ce qu’on avait infligé à Pierre Gasly à Spa, ce qui nous a poussés à sortir le drapeau d’avertissement, noir et blanc, pour la voiture numéro 16, qui a bougé et tassé dans la zone de freinage."

Masi assure que la FIA veut trouver le bon équilibre entre les sanctions et une trop grande largesse de règlement : "Pour des petites infractions que l’on peut appeler des fautes qui ne vont pas au-delà d’une certaine limite, nous utiliserons de plus en plus le drapeau noir et blanc."

"C’est un signe pour tout le monde que le pilote est dans notre viseur, car il ne peut y en avoir qu’un par course. Si vous refaites une faute, les pilotes sont au courant que toute infraction supplémentaire sera rapportée aux commissaires."

Les pilotes se sont régulièrement offusqués des sanctions prises à leur encontre après des fautes en piste face à un concurrent, et Masi confirme que c’est ça qui a poussé la fédération à trouver cette alternative d’avertissement.

"S’il y avait eu un contact entre Leclerc et Hamilton, nous aurions regardé cela plus en détail. Mais avec la philosophie du ’let them race’ (’laissez-les courir’, ndlr), à laquelle travaillent les équipes, le groupe F1, les pilotes et la FIA, et avec les conseils donnés aux équipes à Spa, nous utiliserons de plus en plus souvent ce drapeau, à leur demande, si je puis dire."

Il compare une nouvelle fois cet avertissement au carton jaune, qui permet de ne pas ruiner les espoirs d’un joueur (ici, d’un pilote) après une seule faute : "C’était un incident après lequel tout le monde a continué, le drapeau noir et blanc est le carton jaune du sport automobile."

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