Formule 1

Leclerc a tenté un pari stratégique en course, ‘sans trop d’espoir’…

Un pari peu payant qu’il ne regrette pas

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Par A. Combralier

2 décembre 2019 - 12:11
Leclerc a tenté un pari stratégique (...)

Charles Leclerc était 2e à la fin du premier tour… et a fini 3e à Abu Dhabi, à 40 secondes de la tête de course. Pire, le pilote Ferrari a même failli être rejoint par Valtteri Bottas en fin d’épreuve, alors que la Mercedes partait du dernier rang.

« Oui, Valtteri était très rapide en fin de course, donc j’étais inquiet à un moment donné, quand il a commencé à me rattraper et que je souffrais un peu » commente le pilote Ferrari, qui a fini la course en tendres neufs.

« Dans les 4 ou 5 derniers tours cependant, je pense qu’il est revenu un peu plus lentement, je pense qu’il a ralenti aussi, donc j’ai repris un peu espoir et puis j’ai eu du trafic. Donc c’était très serré vers la fin. »

« Mais oui, ce fut une course étrange, parce que durant le premier relais, j’étais très optimiste, je me disais OK, nous ne sommes pas aussi rapides que Lewis, mais je pensais toujours que le rythme était là. Mais ensuite nous avons essayé de rentrer tôt aux stands, pour essayer de les forcer à en faire de même, et en fait, j’ai compris que je ne verrais alors Lewis qu’à la fin de la course de nouveau, car nous n’étions juste pas assez rapides. Et nous n’avons jamais vraiment défié ceux devant nous. »

Faire deux arrêts était-il prévu pour Ferrari ? Et pourquoi d’ailleurs s’être arrêté aussi tôt ?

« Pour être 3e et devant Max Verstappen au championnat, il fallait gagner la course, donc il fallait tout donner et je ne voulais juste pas rester là, en 2e place, et suivre les stratégies des autres, parce que cela ne faisait pas sens, donc nous avons tenté un pari, cela n’a pas payé, mais c’est OK. »

« Je ne regrette pas du tout la stratégie. Il était clair qu’il fallait gagner, donc il fallait faire quelque chose. J’ai essayé quelque chose sans trop d’espoir, mais au moins nous avons essayé. »

Le plus inquiétant pour Ferrari à Abu Dhabi, ce ne fut pas vraiment cette controverse sur le niveau de carburant déclaré avant la course – un problème qui n’a pas inquiété Charles Leclerc – mais surtout le rythme de Ferrari en longs relais… encore une fois hors du coup.

« Nous n’étions pas assez rapides » reprend Charles Leclerc.

« Mais dans l’ensemble, durant cette année, ce fut plus ou moins la même chose : en qualifications, nous arrivons plus ou moins à être là, mais en course, nous semblons souffrir. Il faut travailler cela pour 2020. »

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