Hamilton en mode guerrier, déjà forcé de préparer 2026 avant Noël
"Je serai déjà dans le simulateur la semaine prochaine"
La Formule 1 s’apprête à vivre l’intersaison la plus courte de son histoire, et Lewis Hamilton n’a pas l’intention de perdre une minute. À Abu Dhabi, le septuple champion du monde a confirmé qu’il enclencherait sa préparation pour 2026… avant même Noël.
Le bouleversement majeur du règlement technique, qui transformera à la fois châssis et motorisation, impose un rythme effréné aux équipes. En plus des traditionnels essais hivernaux, la FIA a ajouté un test officiel supplémentaire à huis clos à Barcelone fin janvier. Résultat : une fenêtre de repos réduite à 47 jours entre le dernier roulage à Yas Marina et le premier tour de roue en Espagne.
Hamilton, déjà plongé dans la préparation de cette nouvelle ère avec Ferrari, a expliqué l’ampleur du travail engagé depuis des mois.
"Cela commence déjà vraiment la semaine prochaine. Nous travaillons en coulisses sur 2026 depuis plusieurs mois."
Les deux éliminations consécutives d’Hamilton en Q1 à Las Vegas et au Qatar illustrent la gravité des problèmes de Ferrari, une crise qu’il a reconnu avoir en partie provoquée en incitant Fred Vasseur à stopper prématurément le développement de la SF-25.
"Nous nous attendions à ce que ce soit difficile. Mais c’est pire que prévu. J’étais parmi ceux qui ont demandé à Fred de ne plus développer la voiture. Nous ne pouvions pas nous permettre de prendre du retard sur le projet 2026."
Le directeur de la Scuderia a en effet révélé que Ferrari avait stoppé le développement aérodynamique de la SF-25 dès avril pour concentrer ses ressources sur 2026, un choix qui a clairement pesé sur les performances en piste. L’équipe italienne, comme Hamilton, a vécu une saison difficile, glissant au quatrième rang du championnat après avoir frôlé la tête du classement l’an dernier.
Malgré la trêve qui s’annonce, Hamilton sait déjà que son temps libre sera limité.
"La semaine prochaine, je serai déjà dans le simulateur, et évidemment nous allons faire le test avec les pneus de la saison prochaine. Et l’entraînement physique commencera probablement avant Noël. La pause est la plus courte que nous ayons jamais eue. Nous y sommes forcés par le calendrier. Donc oui, il n’y aura pas vraiment beaucoup de temps pour récupérer."
Avant de basculer vers 2026, Hamilton a tenu à revenir sur sa première saison en rouge, marquée par un début encourageant, avec une victoire en course sprint en Chine, mais freinée par des difficultés d’adaptation. Le Britannique n’a jamais fait mieux que quatrième en Grand Prix, une position qu’il a atteinte à Imola, en Autriche, à Silverstone et à Austin.
"La saison est quasiment terminée. C’est surréaliste de faire partie de cette équipe et, à travers les hauts et les bas, cette année a été marquante. J’aurai plus de temps après ce week-end pour méditer sur la saison, mais pour l’instant je veux remercier tout le monde ici pour leur engagement quotidien et leur volonté de réussir. Nous y arriverons, et nous le ferons ensemble. Pleine concentration sur la dernière course."
Le Britannique s’est également montré très élogieux à l’égard de la dynamique interne de la Scuderia.
"Chez Ferrari, j’ai trouvé le meilleur état d’esprit d’équipe de ma carrière, avec une énorme envie de progresser. Cette année, en travaillant tous ensemble, nous avons beaucoup appris, et nous espérons que cette expérience sera précieuse pour la saison prochaine. Dès la semaine prochaine, nous serons entièrement focalisés sur 2026. Nous donnerons tout, unis, pour être aussi prêts que possible pour le plus grand changement réglementaire de l’histoire de la catégorie."
De son côté, Charles Leclerc a révélé avoir modifié son approche, se fiant moins à son intuition après avoir tiré des enseignements précieux de Lewis Hamilton.
Alors qu’Hamilton a peiné à obtenir des résultats significatifs, Leclerc a bénéficié de sa collaboration avec le septuple champion du monde.
"J’ai énormément appris de Lewis, en particulier sur sa façon de travailler, d’analyser ses données et de déterminer lesquelles sont importantes à ses yeux," a déclaré Leclerc.
"Je ne vais pas entrer dans les détails, mais avant son arrivée, je me fiais davantage à mon intuition."
"Désormais, notamment pour la montée en température des pneus, je suis beaucoup plus attentif aux chiffres et aux données. Lewis est extrêmement rigoureux et précis quant à cette plage de fonctionnement optimale des pneus, particulièrement en qualifications."
"Son arrivée m’a permis d’apprendre énormément. Le voir intégrer l’équipe a été une immense source de motivation, me permettant de me comparer à lui. Lewis m’a été d’une aide précieuse et je n’ai jamais eu l’impression d’être dans son ombre."
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