Hamilton aurait eu besoin de ses hommes de confiance chez Ferrari
Pourquoi la greffe ne prend pas (encore) selon Brundle
Lewis Hamilton aurait grandement bénéficié d’un environnement plus familier pour aborder son arrivée chez Ferrari. C’est l’avis de Martin Brundle, l’ancien pilote de Formule 1, consultant permanent de Sky F1, qui estime que le Britannique aurait gagné à s’entourer de certaines figures clés de son long passage chez Mercedes afin de faciliter une transition qui s’est révélée bien plus compliquée que prévu.
À 40 ans, Hamilton a bouclé une première saison extrêmement délicate avec la Scuderia. Le septuple champion du monde n’a pas décroché le moindre podium en Grand Prix et a vécu une campagne que beaucoup qualifient de ratée, ce qui n’a pas aidé Ferrari à faire mieux qu’une quatrième place au championnat constructeurs.
Le Britannique est même devenu le pilote Ferrari ayant attendu le plus longtemps avant de monter sur le podium depuis ses débuts avec l’équipe. Et pour la première fois de sa carrière en Formule 1, Hamilton a vécu une saison sans podium.
Visiblement affecté, Hamilton est apparu à plusieurs reprises abattu et démoralisé dans le paddock, reflet d’une saison où rien ne s’est déroulé comme espéré. Pourtant, l’arrivée prochaine d’un profond changement technique - avec une refonte complète du moteur et du châssis durant l’intersaison - laisse entrevoir une possible amélioration à moyen terme.
En analysant la situation, Martin Brundle a expliqué que Lewis Hamilton espérait sans doute reproduire le modèle instauré par Michael Schumacher lors de son arrivée à Maranello dans les années 1990.
"Je pense que Lewis est allé là-bas en voulant voir comment était Ferrari, pour travailler en vue de 2026 - le plus grand changement de l’histoire de la Formule 1, tout concentré sur un seul hiver," a expliqué Brundle.
"Et nous ne sommes plus qu’à quelques semaines des premiers essais de la saison prochaine… Mais ça a été plus difficile qu’il ne l’imaginait, et sans doute plus difficile qu’il ne l’espérait."
"Il voulait aller là-bas et faire comme Michael Schumacher. Mais Michael est arrivé avec Ross Brawn et Rory Byrne [qui l’avaient suivi depuis Benetton], Jean Todt était là, Stefano Domenicali aussi, sans oublier l’excellence de l’équipe Ferrari."
Brundle rappelle toutefois que même avec cet entourage d’exception, le redressement n’avait pas été immédiat.
"Il y avait énormément de concentration et de cohérence, et malgré cela, il a fallu plusieurs années pour transformer Ferrari. Mais c’est la dernière fois qu’ils ont été réellement dominants et véritablement l’équipe à battre. Et je pense que Lewis avait besoin de plus de personnes de confiance autour de lui."
Dans l’esprit de Brundle, la présence de figures majeures issues de Mercedes, à l’image de ce qu’avaient fait Brawn et Byrne avec Schumacher, aurait constitué un avantage considérable pour Hamilton. Ces derniers avaient rejoint Ferrari fin 1996, après la première saison de l’Allemand avec la Scuderia, et joué un rôle central dans la domination de l’équipe entre 1999 et 2004, période durant laquelle Ferrari a remporté six titres constructeurs et cinq titres pilotes avec Schumacher.
"Ce serait plus compliqué à recréer aujourd’hui, mais je pense qu’il avait besoin de certaines choses. Lewis était tellement intégré chez Mercedes F1 qu’il y avait probablement 101 choses qui se passaient autour de lui chaque jour sans même qu’il s’en rende compte : l’infrastructure, la manière de travailler, le niveau de concentration..."
"Et je pense qu’il s’est retrouvé là-bas un peu seul, en quelque sorte… Cela aurait été formidable s’il avait pu emmener Bono [Pete Bonnington, son ancien ingénieur de course] avec lui, par exemple, ainsi qu’une ou deux autres personnes clés."
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