Bilan de la saison F1 2025 - Ferrari

4e du championnat constructeurs avec 398 points

Auteur : Franck Drui
27 décembre 2025 - 12:26
Bilan de la saison F1 2025 - Ferrari

La saison 2025 de Formule 1 s’annonçait sous de grands auspices pour Ferrari. Avec l’arrivée de Lewis Hamilton, sept fois champion du monde et figure emblématique de la discipline, aux côtés de Charles Leclerc, déjà pilier de la Scuderia, les attentes étaient immenses. On espérait que cette doublette, alliant expérience et vitesse, remette Ferrari à la lutte pour les victoires et le titre après plusieurs années d’irrégularité. Cependant, ce qui avait été imaginé comme une saison de renaissance s’est transformé en une longue lutte contre les faiblesses intrinsèques de la SF-25 et un profond manque de compétitivité face à McLaren et, dans une moindre mesure, Mercedes et Red Bull.

La saison a commencé en Australie, sur un circuit où Ferrari s’est retrouvée immédiatement en retrait par rapport aux leaders du championnat. Leclerc et Hamilton ont eu du mal à tirer parti de la SF-25, qui manquait de rythme et de constance, tant en qualification qu’en rythme de course. Ferrari se retrouvait déjà en position de rattrapage face à une McLaren particulièrement affûtée et une Red Bull encore compétitive.

Le Grand Prix de Chine fut l’un des moments les plus symboliques de l’année. En qualification et lors du Sprint, Lewis Hamilton s’est montré brillant : il a décroché la victoire dans le Sprint, offrant à Ferrari son premier succès de la saison - un moment fort qui a donné de l’espoir aux tifosi.

Mais le dimanche, la joie fut de courte durée. Après la course, Fernando Alonso et d’autres pilotes ont vu leurs positions effacées à la suite de contrôles techniques poussés. Ferrari a été disqualifiée pour Lewis Hamilton comme pour Charles Leclerc, les deux monoplaces ayant enfreint les règlements techniques (Hamilton pour une usure excessive du plancher et Leclerc pour un poids en dessous du minimum réglementaire). Cette double disqualification a coûté des points précieux à l’équipe et jeté une ombre sur une performance initialement prometteuse.

Dans les Grands Prix suivants, en Japon puis à Bahreïn, Ferrari n’a pas réussi à convertir régulièrement son potentiel en résultats probants. La SF-25 peinait face à une concurrence ultra-affûtée ; McLaren, notamment, exploitait mieux ses pneus et sa stratégie de course. Les problèmes de rythme en course et les difficultés d’exécution stratégique ont continué à peser lourdement sur les résultats du team.

Sur les circuits urbains d’Arabie Saoudite et de Miami, Ferrari a poursuivi sa saison anonyme. Le manque de compétitivité du châssis et une stratégie souvent déficiente ont limité toute velléité de podium. À ce stade, il était déjà clair que l’objectif de revanche face à McLaren — qui dominait presque toutes les courses — était hors de portée.

Le Grand Prix d’Émilie-Romagne, tout comme la course à Monaco, ont été deux étapes où Charles Leclerc a brillé davantage que son coéquipier. À Monaco, Leclerc a signé ce qui restera le meilleur dimanche de Ferrari en 2025, avec une superbe deuxième place qui a mis en lumière le potentiel réel de l’écurie lorsque les étoiles s’alignent.

Hamilton, de son côté, a connu davantage de difficultés sur ces circuits exigeants, peinant à extraire toute la performance de la voiture. Sa meilleure place en qualification et en course restait globalement en retrait par rapport à Leclerc, ce qui s’est reflété dans la hiérarchie interne de l’équipe.

Un des rares points positifs est à souligner au Grand Prix d’Autriche, où grâce à une mise à jour importante du plancher de la SF-25, Ferrari est revenue sur le podium avec Leclerc troisième et Hamilton juste derrière en quatrième place. Ce résultat a montré qu’avec de meilleures fondations aérodynamiques, le package pouvait être compétitif mais ce fut une éclaircie de courte durée dans une saison autrement morose.

Les prestations, cependant, ont vite rappelé les limites de la voiture. Et même si Ferrari se qualifiait alors souvent facilement dans le top 10, le rythme en course et la stratégie n’ont jamais permis de concrétiser ces opportunités en résultats mémorables.

Les étapes en Belgique et en Hongrie n’ont pas inversé la tendance : Ferrari stagnait dans le rang des équipes intermédiaires, incapable de rivaliser régulièrement avec McLaren et trop souvent à la merci des évolutions de Mercedes ou des surprises de Red Bull. Tant Leclerc que Hamilton ont ramassé des points, mais sans jamais pouvoir jouer les premiers rôles.

Sur des circuits variés comme Zandvoort, Monza ou Bakou, Ferrari n’a jamais réussi à revenir dans la course à la victoire. Les résultats oscillant entre points réguliers mais modestes ont souligné les limites du package aérodynamique et mécanique. Leclerc, souvent plus à l’aise que Hamilton, confirmait cependant sa constance et son agilité à tirer le maximum de la voiture disponible.

Tout au long des courses de Singapour à Mexico, les mêmes schémas se sont poursuivis : Ferrari se bat pour des top 5 ou top 6, mais jamais pour la marche la plus haute du podium. Austin a toutefois été un week-end très réussi sur le plan comptable mais le manque de compétitivité pure de la SF-25 ont maintenu l’équipe loin des références.

À mesure que la saison touchait à sa fin, Ferrari se retrouvait coincée dans l’ombre de McLaren - qui s’est imposée comme l’équipe la plus régulière et la plus performante de la saison - et derrière une Red Bull toujours redoutable quand elle n’était pas dominée par la paire McLaren. Les courses de São Paulo, Las Vegas et Qatar n’ont pas renversé cette dynamique : Leclerc et Hamilton ont marqué des points, mais sans jamais parvenir à se mêler, régulièrement, à la lutte pour les podiums. Et pendant ce temps-là, Mercedes F1 en a profité pour prendre la 2e place au championnat constructeurs !

Le Grand Prix d’Abu Dhabi a servi de rideau final à une saison compliquée. Charles Leclerc a terminé quatrième, confirmant qu’il reste le pilote le plus performant de l’équipe dans ces conditions difficiles, tandis que Lewis Hamilton a terminé en huitième position, dans une note correcte mais loin des attentes placées en lui à son arrivée. Il faut dire qu’il a bouclé ses trois dernières courses avec des qualifications bouclées sans jamais passer la Q1 !

Au final, Ferrari a terminé quatrième au championnat des constructeurs, avec 398 points, zéro victoire en Grand Prix, sept podiums et une seule pole position... pour le Sprint de Chine remportée par Hamilton.

La saison 2025 de Ferrari aura été une désillusion. Malgré une paire de pilotes prestigieuse et talentueuse, la SF-25 n’a jamais été à la hauteur des attentes, alors qu’Hamilton tentait au mieux de s’intégrer dans son nouvel environnement.

Ferrari a parfois montré des signes encourageants - notamment avec l’évolution du plancher en Autriche - mais sans jamais réussir à créer une dynamique durable ni à rivaliser avec les deux équipes dominantes de la saison. Pour 2026, le chantier est immense : redéfinir un package compétitif, optimiser la stratégie globale et tirer pleinement parti des talents de pilotes comme Leclerc et Hamilton seront indispensables pour que la Scuderia redevienne un prétendant régulier à la victoire et, pourquoi pas, au titre mondial.

En résumé, la saison 2025 restera pour Ferrari une année d’attentes déçues, de rares éclaircies et de signaux d’alerte clairs quant aux défis à relever avant la prochaine ère réglementaire pour Frédéric Vasseur et ses troupes. Le Français joue certainement sa place lors des prochains mois...

Statistiques de Ferrari

4e du championnat avec 398 points
 0 victoire
 1 pole position
 7 podiums
 2 meilleurs tours
 0 Hat Trick
 0 Grand Chelem
 50 tours en tête
 2717 tours parcourus

Comparatif entre les pilotes

Résultats en Grand Prix : Leclerc 18-3 Hamilton
Résultats en Sprint : Leclerc 3-3 Hamilton

Qualifs pour le Grand Prix : Leclerc 19-5 Hamilton
Qualifs pour le Sprint : Leclerc 4-2 Hamilton


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