Raikkonen aurait aimé faire plus d’essais

"Le DRS et le KERS sont juste deux boutons sur lesquels il faut appuyer"

Raikkonen aurait aimé faire plus d’essais
Auteur : Franck Drui
12 mars 2012 - 12:51

Poles, podiums, victoires, titre mondial. Kimi Räikkönen a tout gagné en Formule 1 avant de s’éclipser un temps. Mais aujourd’hui il est de retour et il a l’œil du tigre.

Quels sont vos objectifs pour votre retour en F1 avec Lotus F1 Team ?

Je vais essayer de faire du mieux que je pourrai et nous verrons où cela nous mènera. Pour la première course, en Australie, nous voulons surtout un week-end sans ennui majeur ni erreur. Je ne sais pas vraiment où nous nous situerons sur la grille, personne ne le sait. Si vous regardez les temps des essais d’hiver, vous constatez que c’est très serré. Nous ne savions pas comment travaillaient les autres, avec quelle quantité de carburant et cela fait une grosse différence. Nous aurons une idée plus précise après les essais libres à Melbourne et nous saurons exactement où nous en sommes à l’issue des qualifications.

Comment vous sentez-vous maintenant dans l’équipe, après les tests hivernaux ?

Je me sens très bien dans l’équipe. Nous continuons à apprendre, mais tout se passe en douceur, sans aucun problème. C’est beaucoup mieux ainsi pour démarrer la saison.

Vous revenez après deux années d’absence et une semaine d’essais a été annulée. Vous sentez-vous prêt néanmoins ?

On voudrait toujours avoir plus de temps pour se préparer. Mais c’est ainsi et il faut faire avec. La première semaine à Jerez nous a permis de bien rouler, sans gros souci de fiabilité sur la voiture, ce qui est une bonne chose. Nous n’avons connu qu’un problème lors de la deuxième session à Barcelone et il a été corrigé, cela ne se reproduira donc plus. Maintenant, il ne reste plus qu’à tout mettre en ordre et à m’assurer que je presse bien le bon bouton au bon moment. Peut-être quelques jours d’essais en plus n’auraient-ils pas fait de mal. Mais je suis confiant. Tout ira bien, le moment venu.

Nouvelle équipe, nouvelle voiture, nouveau règlement, cela ne fait-il pas beaucoup à apprendre ?

Cela reste la course et la plupart des choses n’ont pas beaucoup changé. Le DRS et le KERS sont juste deux boutons sur lesquels il faut appuyer. En essais, il arrive de presser dessus trop tard ou trop tôt, mais cela ne changera pas grand chose. Les pit stops sont un peu plus courts qu’avant, mais rien de fondamentalement différent. Vous arrêtez la voiture et vous repartez.

Avez-vous une idée de l’endroit où vous pourrez vous situer sur la grille à Melbourne ?

Nous pourrions être en dernière ligne ou en première. Nous verrons bien sur place.

Que pensez-vous de votre équipier, Romain Grosjean ?

Il est très sympathique. Je ne le connaissais pas encore. Nous avons couru l’un contre l’autre, mais nous ne nous étions jamais vraiment parlé. Il est un peu plus jeune que moi, mais cela fait aussi quelque temps qu’il n’a pas couru en Formule 1. Nous verrons bien. Je pense qu’il sera bon et c’est agréable de travailler avec lui.

A quel point êtes-vous impatient de courir de nouveau en F1 ?

Tout le monde a envie de courir. C’est ce que les gens aiment. Qui peut affirmer que les essais sont mieux que la course ? Tous les pilotes d’essais vous le diront, ils veulent courir. Bien sûr, je trouve que cela a un peu changé par rapport à ma première période, avec les dépassements, mais globalement, le sport reste le même. Cela s’annonce excitant et ceux qui sauront le mieux exploiter les pneus seront probablement en position de force.

Avez-vous des buts personnels cette saison ?

Non. Nous verrons bien où nous en sommes lors des premières courses et nous jugerons à partir de là. Nous donnerons le meilleur de nous-mêmes et de la voiture.

L’Australie vous avait plutôt bien réussi. Est-ce le bon endroit pour commencer l’année ?

L’Australie est un endroit très agréable même si elle est loin de l’Europe. Le circuit, en lui-même, n’est pas le plus difficile du calendrier. J’avais été heureux de marquer mon tout premier point dès ma première course à l’Albert Park, comme je l’ai été de mes podiums et de ma victoire en 2007. Le circuit n’a pas changé alors je sais où je vais….

Pensez-vous que l’Albert Park conviendra à la E20 ?

C’est un circuit qui réclame une bonne motricité et les conclusions des essais nous disent que c’est une des qualités de la E20. Une bonne maniabilité et un freinage efficace sont aussi nécessaires et je me sens à l’aise avec la voiture dans ces domaines. Alors je pense que nous serons bien. La piste peut se révéler un peu glissante au début du week-end et le climat de Melbourne n’est pas toujours très chaud. La météo peut même être un peu compliquée. Ce sera la première course, donc je ne sais pas comment nous situer par rapport à nos adversaires. Mes ingénieurs ont mené des simulations et, d’après les données enregistrées en essais, nous avons une idée de la façon dont la voiture peut se comporter à l’Albert Park. Mais nous n’aurons aucune certitude avant d’entrer en piste. C’est très difficile de l’évaluer, mais je crois et j’espère que nous serons en bonne position.


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