Formule 1

Lauda : Liberty veut pénaliser les meilleures équipes

L’Autrichien s’inquiète du plan à long terme

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Par Emmanuel Touzot

13 novembre 2017 - 09:36

Beaucoup de voix se sont élevées pour féliciter les actions menées par Liberty Media lors de la première saison durant laquelle ils ont géré la Formule 1. Néanmoins, il apparaît que Niki Lauda ne sera pas l’une d’entre elles si la voie proposée récemment pour l’avenir est suivie.

"Je suis inquiet, il est évident que les propriétaires américains avaient besoin de temps pour comprendre la F1, mais ce temps arrive à expiration, et leurs idées au sujet du futur m’inquiètent" regrette Lauda.

"La FIA, Chase Carey et Ross Brawn répètent qu’il faut niveler les performances, mais c’est à l’opposé de l’ADN de la F1."

"Il faut être idiot pour penser que les courses seront plus intéressantes si l’on a un vainqueur différent tous les week-ends. La Formule 1 est une compétition".

"Développer des voitures est l’une des fondations de notre sport, tout autant que le courage des pilotes. Ils veulent pénaliser les meilleures équipes et protéger les pilotes comme des bébés, avec l’introduction du halo".

Le rapport entre revenus et coûts est toujours au centre des discussions : "Face à la constante augmentation des coûts, les revenus baissent. Où voulons-nous aller à partir de là ? Il faut des idées pour générer des revenus mais je ne les vois pas".

"J’ai entendu Sean Bratches qui aimerait accompagner les pilotes d’enfants sur la grille. Est-ce qu’imiter le football c’est ce qu’il appelle de nouvelles idées ?"

Pour Lauda, il faut des idées plus logiques et mieux adaptées à la Formule 1 : "Il faut un projet plus ouvert. Par exemple, les budgets limités sont logiques, mais il faut un plan sur trois ans pour les mettre en application".

"Nous avons des milliers d’employés en F1, que voulons-nous faire d’eux ? On les vire et on les met à la rue ? Liberty a seulement annoncé l’envie d’introduire ces limites, mais pas comment les mettre en place".

Lauda comprend par contre le besoin de définir des règles pour des moteurs moins chers.

"Oui c’est certain qu’il le faut et je suis certain aussi que nous trouverons un compromis satisfaisant à ce sujet."

"Je ne pense pas que ce soit juste de proférer des menaces de départ à ce stade. Nous ne ferons pas comme Ferrari. Mais, d’ici un an, nous devrons décider comment augmenter les revenus et baisser les coûts. Parce que la situation est inquiétante."

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