Formule 1

Jean Alesi parle du début de carrière de son fils, Giuliano

Il fait de son maximum pour l’aider

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Par Emmanuel Touzot

2 octobre 2017 - 16:16
Jean Alesi parle du début de carrière de

Pilote de Formule 1 très rapide et très passionné, surtout à l’époque où il était chez Ferrari, Jean Alesi voit aujourd’hui son fils Giuliano suivre ses pas malgré des débuts tardifs en sport automobile. Le Français a changé d’approche et son rôle de père l’obliger à garder la tête froide.

"Il a grandi au milieu de gens de la course et ça l’a amené naturellement dans cet environnement, donc il n’en a pas réalisé les difficultés" explique Jean Alesi. "Quand il avait cinq ans, il avait des petits buggies à la maison, je le laissait faire dans le jardin, il portait la ceinture et un casque donc je ne craignais pas qu’il se retourne !"

"Il n’a jamais rien dit au sujet de sa volonté de faire la course et moi non plus. Il y a cinq ans, à Indianapolis, il m’a dit qu’il n’était pas sûr de vouloir courir l’Indy 500 ou piloter en Formule 1 !"

"Je lui ai expliqué qu’à 13 ans, il commencerait très tard et face à des enfants qui faisaient cela depuis qu’ils avaient huit ans. Je lui ai dit qu’il devrait commencer en karting pour voir s’il pouvait réussir. Il a débuté dans un environnement très professionnel et il a été formé à piloter".

Avec 201 courses de F1 au compteur, Jean Alesi n’est toutefois pas tenté de jouer les mentors : "Ce serait stupide de dire que je sais faire. Ma Formule 1 n’a rien avoir avec celle d’aujourd’hui. La seule chose dont je peux parler est de l’état d’esprit. Je l’ai aussi emmené voir le "musée" que ma mère garde à la maison avec mes trophées et les photos de ma jeunesse".

"Giuliano connaissait son père en tant que pilote de F1 mais j’ai aussi fait toutes les catégories inférieures. Je lui ai montré mes résultats au début de ma carrière et je lui ai dit qu’il devrait apprendre à marcher avant de courir, et que la présence passée de son père en F1 ne lui donnait aucune garantie d’y aller un jour".

Alesi a donc vérifié sommairement que son fils avait, ou non, le talent nécessaire pour se lancer dans une telle aventure, non sans que la mère de Giuliano Alesi ne prenne part au débat.

"Elle m’a demandé s’il avait le talent. C’était une bonne question à laquelle je pouvais répondre, ayant piloté contre des pilotes au temps de Senna. Quand Giuliano a commencé en F4, je suis monté dans une voiture puis je lui ai dit de me suivre, et je l’ai ensuite suivi".

"J’ai pu voir qu’il pilotait à l’instinct car il avait 15 ans et ne connaissait rien. Il pilotait comme un chat qui aurait été chassé par un chien mais j’ai vu qu’il contrôlait la situation. J’ai insisté toutefois pour qu’il continue ses études car je ne voulais pas ruiner sa carrière. Je ne suis pas du genre à vouloir envoyer mon fils en F1 à tout prix".

Son fils a démarré sa carrière tardivement et c’est précisément pour cela que Jean Alesi l’a rapidement sorti du karting pour l’envoyer en monoplace : "Oui quand il avait 15 ans je l’ai envoyé en championnat de France de F4 où tout le monde a le même matériel et j’ai pu l’évaluer contre les autres. Ce n’était pas mauvais et il a gagné trois courses".

"J’ai ensuite décidé de lui faire franchir une grande étape pour aller dans une catégorie où il aurait beaucoup appris. C’est ce qu’il s’est passé et il a eu une saison difficile en GP3 en 2016 face à des gars plus expérimentés. Je ne pense pas encore à la F1, on ne peut pas vraiment la prévoir mais c’est un monde que je connais et je sais comment il fonctionne".

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