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Sardaigne : Trois 207 dans les cinq premiers

Mais pas de victoire pour Peugeot

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Par Franck D.

7 juin 2010 - 10:57
Sardaigne : Trois 207 dans les cinq (...)

Les 207 Super 2000 de Meeke et Andreucci ont dominé la première étape du Rally d’Italia Sardegna. Le lendemain, le Britannique sort de la route tandis que l’Italien subit la loi du Finlandais Hänninen. Il termine deuxième. Pilotées par le Belge Thierry Neuville et le Portugais Bruno Magalhaès, deux autres Peugeot 207 S2000 terminent quatrième et cinquième.

Andreucci et Meeke en pointe avant de rétrograder

Samedi 5 juin, à l’issue de la première des deux étapes du rallye de Sardaigne, Paolo Andreucci, le pilote Peugeot Italie, est en tête avec une avance de 7’’4 sur l’autre 207 Super 2000 engagée par Peugeot UK pour l’Irlandais du Nord Kris Meeke et 11’’3 sur le Finlandais Juho Hänninen. Dimanche 6 juin, la deuxième étape comporte six spéciales. Dans la première d’entre elles, Andreucci concède 21’’4 à Meeke.

« Je n’ai pas d’explication », affirme l’Italien. « Je suis parti sur un faux rythme. Je me suis rendu compte que mon pilotage n’était pas parfait, mais je n’ai pas réussi à le rendre fluide. » Ce seul moment de faiblesse fait perdre deux places au quadruple champion d’Italie. Meeke lui succède en tête, puis, pour 3’’6, Hänninen prend le meilleur à l’issue de l’ES9.

Dans le tronçon suivant, Meeke sort de la route et abandonne. « J’avais concédé 10’’1 sur le seul premier passage dans l’ES9. Cette spéciale devait être répétée. Je craignais qu’il n’en aille de même l’après-midi. C’est pourquoi je voulais reprendre au plus tôt la tête et m’assurer un avantage suffisant », explique le Britannique. « Au milieu de l’ES10, j’ai freiné un peu tard dans un droit pour un gauche serré. Les roues ont quitté la partie propre du revêtement. L’auto a glissé sur les gravillons et est sortie de la route pour s’immobiliser sur le flanc. Elle est intacte, à l’exception du pare-brise, éclaté par l’arbre qui nous a arrêté, mais il était exclu d’espérer la remettre sur la route. C’est ma faute. J’étais deuxième et je voulais à tout prix gagner. C’est ainsi que je vois la course. J’ai joué et j’ai perdu. Je le regrette, tant l’équipe technique de Peugeot Sport et Kronos Racing ont travaillé pour me fournir la voiture la plus compétitive. Au championnat, rien est perdu : en IRC, seuls les sept meilleurs résultats sont pris en compte pour l’attribution du titre. Il reste 7 manches et je compte déjà une victoire. Tout est encore possible. »

Andreucci le meilleur performeur du rallye

Sur la dernière boucle de trois spéciales, Andreucci se montre à deux reprises le plus rapide afin de sauvegarder son premier accessit. Avec cinq meilleurs temps « scratch » en douze spéciales, l’Italien est le meilleur performeur de l’épreuve. « Cela prouve que nous pouvions gagner », commente Paolo. « Pour cela, il fallait faire une course parfaite. La mienne a seulement été... presque parfaite. »

Derrière Kopecky, troisième, la quatrième place revient à Thierry Neuville, sur la 207 Super 2000 alignée par Peugeot Belgique-Luxembourg. « Mon résultat est inespéré », commente le jeune Belge (21 ans). « C’est le quatrième rallye sur terre de ma vie, mon premier au volant d’une 4X4 et mon premier sur 207 Super 2000. J’avais tout à apprendre et mon équipe m’avait demandé d’y aller progressivement. Je n’ai jamais disputé un rallye aussi difficile, avec des routes aussi étroites et des pièges aussi nombreux. Je suis ravi d’avoir ramené à l’arrivée une voiture intacte. Les ennuis rencontrés par de nombreux autres pilotes me permettent de finir quatrième et d’inscrire mes cinq premiers points pour Peugeot. C’est magnifique ! »

Sur la seule deuxième étape, et en dépit du handicap né de sa position d’ouvreur sur la route, Bruno Magalhaès est revenu de la dixième à la cinquième position. « J’ai tout perdu samedi matin, dès la première spéciale », explique le pilote Peugeot Portugal. « Un amortisseur a cassé après quatre kilomètres. Pour contrôler ma voiture, j’ai été amené à abuser du freinage du pied gauche. Mes freins ont surchauffé et j’ai fini par les perdre. » L’amortisseur et les freins sont remis en ordre à l’assistance de samedi midi, mais l’opération entraîne une pénalité de 2’30’’. Relégué à la 23ème place, Magalhaès passe le reste de son rallye à remonter au classement.

En Sardaigne, un nombre incroyable d’équipages a été victime d’incidents divers. Sur la deuxième 207 S2000 alignée par Peugeot Italie, Sébastien Ogier crève dès le samedi matin. Il s’arrête pour changer de roue. Peu après, une surchauffe moteur provoquée par la défaillance d’une durite d’eau le contraint à l’abandon. Enfin, samedi après-midi, Burçu Cetinkaya est contrainte à l’arrêt, bras de suspension cassé à la suite d’un contact avec une pierre. La pilote Peugeot Turquie repart le lendemain, en super rallye, afin d’augmenter sa connaissance des épreuves internationales. « Je suis ravie de mon expérience et de mes chronos réussis en fin de rallye. »

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