Formule 1

Bon anniversaire à Sébastien Buemi !

24 ans aujourd’hui

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Par Olivier Ferret

31 octobre 2012 - 13:15
Bon anniversaire à Sébastien Buemi (...)

Sébastien Olivier Buemi, né le 31 octobre 1988 à Aigle dans le canton de Vaud en Suisse. Bon anniversaire à lui, qui fête ses 24 ans aujourd’hui !

Comme la plupart de ses aînés, Sébastien Buemi débute par les compétitions de Karting à l’âge de 8ans (1996). Il y remporte plusieurs titres jusqu’en 2004, année où il participe pour la 1ère fois au championnat ADAC BMW et où il finit à une brillante 3e place.

Il s’améliore en 2005 en s’obtenant la 2e place finale derrière Marco Holzer grâce à 7 victoires. Ces résultats lui permettent d’intégrer la filière Red Bull qu’il ne quitte pas jusqu’à aujourd’hui.

Ce soutien lui permet d’acquérir de l’expérience avec une année d’apprentissage en F3 Euroseries dans le Mücke Motorsport pour 2006. Il court dans la même promotion que Sebastian Vettel et Kazuki Nakajima et finit la saison à la 12e place du classement avec une victoire à Oschersleben. Il pilote pour l’A1 Team Suisse pendant l’intersaison aux côtés de Neel Jani et Marcel Fässler sans pour autant remporter de victoire.

2007 sera l’année de son duel avec Romain Grosjean. Le pilote helvétique ne remporte que 3 victoires (ouverture et clôture de la saison plus une course à Nogaro) contre 6 pour le Français qui devient champion. Buemi est vice-champion de F3 Euroseries. Cette même année, Sébastien fait ses débuts en GP2 à Monaco et impressionne ses employeurs en se qualifiant 4e et en finissant la course à une belle 7e place. Il remplace Michaël Ammermuller pour le reste de la saison chez ART Grand Prix mais sera moins impressionnant qu’a Monaco puisqu’il n’inscrit que 4 points de plus mais tout en sachant qu’il courre en parallèle de son programme F3. Ce sont d’ailleurs ses bons résultats dans le championnat F3 qui lui permettent d’effectuer ses premiers essais en F1 et d’être titularisé au poste d’essayeur chez Red Bull à la fin de l’année 2007.

Buemi débute sa saison 2008 en obtenant le titre de vice-champion de GP2 Asia derrière Romain Grosjean (encore une fois) puis en enchaînant avec le championnat principal de GP2 qui se déroule en prémices des courses de F1 européennes. Il parvient à gagner deux courses sprint à Magny-Cours et à Budapest pour finir à la 6e place finale du championnat.

Ses résultats et la haute estime de la sphère dirigeante de Red Bull lui permettent de réaliser des tests d’évaluation avec une RB4 et une STR3 pendant l’intersaison 2008-2009 qui vont finalement déboucher sur un poste de titulaire chez Toro Rosso Ferrari aux côtés de Sébastien Bourdais. Le Grand Prix d’Australie 2009 à Melbourne voit donc un pilote de la Confédération helvétique (où les compétitions automobiles sont interdites) prendre un départ pour la première fois depuis Jean-Denis Délétraz et sa Pacific au Grand Prix d’Europe 1995.

A Melbourne, Buemi réalise des débuts fracassants. Treizième sur la grille, il marque les deux points de la septième place, devant Bourdais. Après un abandon en Malaise, le jeune Suisse réalise une très grande course en Chine. Dixième sur la grille, il est très rapide sous la pluie et accroche une belle huitième place, après s’être battu avec des voitures bien supérieures à se modeste Toro Rosso. La suite de la saison n’est hélas pas aussi brillante. La STR4 manque de développement par rapport à l’écurie mère Red Bull, ce fait glisser ses pilotes en fond de grille. De plus, les problèmes de fiabilités l’empêchent souvent de voir le drapeau à damiers. Toutefois, Buemi commet peu d’erreurs et domine Bourdais, bientôt remplacé par le jeune Espagnol Jaime Alguersuari.

En fin de championnat, la Toro Rosso bénéficie de nouvelles évolutions et devient plus véloce, ce qui permet à Buemi de s’illustrer. Il termine septième au Brésil et huitième à Abou Dhabi, assurant ainsi son statut de révélation de l’année. Il finit seizième du championnat avec six points.

Pour 2010, Buemi est sérieusement approché par Toyota, qui souhaite en faire un de ses pilotes, mais l’équipe japonaise décide finalement de se retirer de la Formule 1. Par conséquent, il rempile pour une année supplémentaire chez Toro Rosso.

Cette seconde saison est beaucoup plus difficile pour le Suisse. En effet, la Toro Rosso STR5 est une voiture moyenne, incapable d’aller chercher les points régulièrement. De plus en début de saison Sébastien est victime d’une série de mésaventures. Ainsi il est victime d’un nombre conséquent de pannes mécaniques tandis qu’il se fait percuter à deux reprises au départ, sans qu’il n’y soit pour rien !

Au GP d’Allemagne, c’est même son propre équipier Alguersuari qui l’élimine dans le premier tour. Le jeune Espagnol est justement la cause de bien de ses soucis. En effet, si en 2009 et au début de cette année 2010 il le domine assez nettement, au fur et à mesure de la saison Alguersuari prend de l’assurance et parvient à faire jeu égal avec son équipier, voire à la devancer. Franz Tost, le patron de Toro Rosso, fronce les sourcils et commence à mettre la pression sur Buemi. Toutefois, sa saison n’est pas si négative. Il parvient à accrocher quelques points par-ci par-là, et même à mener un tour au GP du Canada, suite à une stratégie décalée. Au final, il marque huit points contre cinq à Alguersuari, un résultat honorable.

Les deux pilotes sont reconduits par Toro Rosso pour 2011. Mais pour Buemi comme pour Alguersuari, le vrai objectif est la saison 2012, date à laquelle le baquet de Mark Webber se libèrera chez Red Bull, la maison mère de Toro Rosso. Fin 2010, Buemi est ainsi dans une situation délicate. Révélation de l’année un an auparavant, il joue son avenir en Formule 1 en 2011.

Biographie rédigée par notre partenaire www.statsf1.com

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