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F1 - Officiel : Pat Symonds quitte Williams

Un ingénieur-orchestre en F1, une perte pour Williams

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Les rumeurs de ces derniers jours disaient vraies, Pat Symonds va bien quitter l’écurie Williams. Claire Williams a aujourd’hui confirmé dans un communiqué le départ de son directeur technique, qui sera probablement remplacé par Paddy Lowe dans les jours ou semaines à venir.

« Pat a été un atout incroyable pour l’équipe ces trois dernières années. Sa nomination a marqué le début d’un exercice majeur de restructuration, et le rôle de Pat a été essentiel pour réorganiser Williams pour faire de l’écurie ce qu’elle est aujourd’hui, une écurie de course bien plus forte. Je voudrais le remercier pour tout son dur labeur et son engagement durant tout ce temps. Nous nous tournons désormais vers le futur et annoncerons bientôt d’autres détails sur le leadership technique de notre équipe en temps voulu. »

Il s’agit d’une perte notable pour l’équipe de Frank. Car, à l’âge de 63 ans et après plus de 35 années passées dans le paddock, le désormais ex-directeur technique de l’écurie de Grove est une véritable figure de la discipline.

Ingénieur aérodynamicien, Pat Symonds a occupé plusieurs casquettes en F1. En 1981, il débute chez Toleman, une modeste écurie, comme responsable de la recherche et de développement. L’année suivante, il devient chargé de l’exploitation, ce qui l’amène en 1984 à devenir ingénieur de piste pour un certain Ayrton Senna, qui faisait alors ses débuts en F1. Pat Symonds s’impose alors comme une des figures de proue de Toleman. Personnage indispensable, il participe à la conception aérodynamique de la voiture de 1985, sans budget considérable.

Fidèle à la structure Toleman (quoiqu’un temps tenté par la brève expérience Reynard Motorsport en F1), il reste dans l’écurie quand celle-ci est rachetée par Benetton. C’est ainsi qu’il devient l’ingénieur de piste d’une autre légende de la F1, Michael Schumacher, à compter de 1992.

Son rôle est d’autant plus précieux que ses missions sont polyvalentes. Tout en étant ingénieur de piste, il continue d’assumer la responsabilité du département de Recherche et Développement. C’est ainsi qu’il participe à concevoir le système de suspension active (en 1993) et les quatre roues directrices sur la Benetton B193, à la fin de l’année 1993. En 1994 et 1995, Michael Schumacher porte Benetton et Pat Symonds vers les sommets de la discipline. A la fin de l’année 1996, Symonds est logiquement nommé directeur technique de Benetton. C’est cependant la fin de la domination de l’écurie.

Directeur exécutif de l’ingénierie chez Benetton à partir de 2001, après l’arrivée de Mike Gascoyne, Pat Symonds survit à un autre changement de propriétaire, à un autre rachat : celui de Benetton par Renault en 2002. Il reste à son poste jusqu’à 2009, et remporte donc deux autres titres mondiaux grâce à Fernando Alonso, en 2004 et en 2005.

L’année 2009 est cependant un tournant dans sa carrière, un point bas, une fêlure. Pat Symonds est directement accusé par Nelson Piquet Jr d’être l’un des instigateurs du « crash-gate » du Grand Prix de Singapour en 2008. L’affaire éclate. Pat Symonds évite une suspension à vie, mais est banni de la discipline pour cinq années, jusqu’en 2013. Son ascension s’arrête ici.

Cependant, dès 2011, il se rapproche de Marussia pour devenir « consultant technique », un rôle assez flou et obscur (a-t-il plus de responsabilités en réalité ?) pour lui permettre de rester dans les règles.

Ce rôle de consultant laisse présager son retour en grâce, dès 2013, chez Williams, comme directeur technique. Conscient d’avoir réussi un joli coup, Frank Williams se réjouissait alors de compter dans ses rangs une figure du plateau : « Ses capacités techniques et ses succès sportifs parlent d’eux-mêmes et je suis sûr que ses connaissances et son habilité à mener les hommes vont contribuer considérablement au succès auquel tout le monde chez Williams travaille dur ». Pat Symonds, même après sa suspension, bénéficie alors toujours d’une excellente réputation.

L’objectif est clair et net : refaire de l’écurie de Grove une des figures majeures du plateau. C’est chose acquise dès 2014, grâce à une monoplace particulièrement compétitive. Williams semble renaître grâce au nouveau règlement technique. Cependant, peu à peu, Pat Symonds ne peut empêcher le relatif déclin de l’écurie dans la hiérarchie générale, plus notable encore cette année (5e place au classement, derrière Force India).

Au cours de sa carrière, Pat Symonds a donc occupé un rôle à la fois opérationnel et technique. Ingénieur de piste de Derek Warwick, de Bruno Giacomelli, de Gerhard Berger, mais surtout d’Ayrton Senna, et de Michael Schumacher, personnage essentiel de Benetton, Renault et Williams, sa polyvalence est une donnée rare dans la discipline, une marque de fabrique des ingénieurs de la vieille école. Son départ de Williams va-t-il peser lourd dans la balance à l’avenir ? L’avenir le dira. Mais c’est bel et bien une page qui se tourne pour Williams.


20 décembre 2016 - 17h11, par Alexandre Combralier 

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