Formule 1

Tsunoda : Une journée ’normale’ au volant d’une F1 ’physique’

Le Japonais a fait les 300 km nécessaires pour la Superlicence

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Par Emmanuel Touzot

4 novembre 2020 - 19:02
Tsunoda : Une journée ’normale’ au (...)

Yuki Tsunoda a effectué aujourd’hui son premier test en Formule 1 avec AlphaTauri. Sur le circuit d’Imola, situé à une quinzaine de kilomètres de l’usine, le Japonais a pris le volant de la Toro Rosso STR13 de 2018, qui arborait les couleurs d’AlphaTauri.

S’exprimant lors d’une conférence virtuelle après cette journée de roulage, durant laquelle il a accompli les 300 kilomètres nécessaires à sa Superlicence. S’il lui faut encore terminer cinquième en F2 pour avoir le droit de rouler en F1, Tsunoda ne paraissait pas impressionné mais admet avoir souffert physiquement.

"C’est plus facile à piloter mais plus difficile au niveau physique" a-t-il confié à plusieurs médias dont Nextgen-Auto.com. "Je m’attendais à ce que ce soit moins dur physiquement, car mon cou est plutôt fort et je ne sens normalement rien en F2."

"Après avoir piloté la monoplace de F1, je le sens maintenant. Surtout dans les zones de freinage, mais la puissance et la performance au freinage sont supérieures à ce à quoi je m’attendais. Je dois davantage m’entraîner avant ma prochaine fois dans une F1."

Il n’a pas été submergé par l’émotion de sa première fois dans une monoplace de la catégorie reine : "Rien de spécial honnêtement. Je me suis dit pendant quelques minutes ’je suis dans une Formule 1’, mais il n’y avait pas grande différence en quittant la voie des stands."

"C’était normal, même si c’était un sentiment particulier quand les mécaniciens ont reçu le signal pour retirer les couvertures chauffantes des pneus. C’était très cool, je ne l’avais vu que dans les jeux. J’ai toujours voulu le voir en vrai, c’était spécial."

La complexité des F1 modernes n’a rien à voir avec les monoplaces de Formule 2 comme celle que pilote Tsunoda depuis le début de saison avec Carlin, et le principal intéressé reconnaît qu’il lui a fallu un temps d’adaptation pour se familiariser avec les nombreuses fonctionnalités qui dépendent du pilote.

"C’est très complexe, c’est assez facile à mémoriser, mais plus difficile à opérer en pilotant. Au début de la séance, quand l’ingénieur me demandait de changer quelque chose, j’avais du mal à réagir vite et à changer les réglages."

"Je devais regarder le volant et il fallait que je ralentisse pour changer les réglages. Mais au fil de la journée, et grâce au travail dans le simulateur avec Red Bull, j’ai pu m’adapter au fil de la séance. J’étais plus constant en fin de journée, mes temps progressaient malgré de nombreux changements effectués à chaque tour."

Il est heureux de s’être senti tout de suite à l’aise chez AlphaTauri, mais aussi avec les ingénieurs Honda : "C’est un groupe accueillant et nous avons une bonne relation. Quand on a discuté du moteur Honda, j’ai pu parler en japonais et c’était assez direct."

"C’était globalement une journée très plaisante et c’est en grande partie dû au fait que l’on ait fait ce roulage sur le tracé rapide d’Imola, qui a été d’autant plus intéressant au volant."

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