Le WEC est-il le ’plus grand championnat’ après la F1 pour les jeunes pilotes ?

Alessandro Pier Guidi leur conseille de venir en endurance

10 janvier 2026 - 14:46
Le WEC est-il le ’plus grand championnat’ après la F1 pour les jeunes pilotes ?

Le WEC est la meilleure destination pour les jeunes pilotes qui ne parviennent pas à atteindre la F1. C’est ce qu’a expliqué Alessandro Pier Guidi, pilote pour Ferrari en championnat du monde d’endurance, qui a décidé dans sa jeunesse de faire carrière dans ces courses-là.

Selon lui, un jeune pilote qui n’a pas les moyens ou la chance d’être recruté en Formule 1 doit se tourner vers l’endurance, et plus particulièrement le championnat du monde, qui est selon lui dans une dynamique très positive avec l’arrivée des Hypercar comme catégorie principale.

"Quand j’étais plus jeune, j’ai décidé de me lancer dans les courses d’endurance" explique Pier Guidi. "Les courses d’endurance ont sauvé ma carrière. Car je n’avais aucune chance en monoplace pour de nombreuses raisons."

"En fait, l’argent était la principale raison. Mais je pense que le championnat est en train de beaucoup évoluer. Grâce au retour de Ferrari dans la catégorie générale, le championnat s’est développé."

"À l’heure actuelle, après la Formule 1, le WEC est le plus grand championnat en termes de courses automobiles. J’ai le sentiment que nous comblons l’écart avec la F1, alors qu’il y a plusieurs années, nous étions un peu plus loin. Je pense que les courses d’endurance sont vraiment attrayantes pour beaucoup de jeunes."

"Je leur conseillerais sans hésiter de venir ici s’ils n’ont aucune chance d’intégrer la F1. Bien sûr, quand on est jeune, on essaie d’aller en F1. Mais je pense que ce championnat, [avec] le niveau de la compétition, le niveau des voitures, la technologie impliquée, la fabrication impliquée, n’est plus très loin maintenant."

Le pilote âgé de 42 ans a débuté la compétition dans les années 2000 et a toujours roulé en endurance, d’abord en GT puis en prototype. Selon lui, la course automobile en endurance est encore plus une affaire de puristes que la F1 actuelle.

"Parfois, c’est même mieux, car on peut pousser davantage. On pense parfois que l’endurance consiste simplement à gérer, mais ce n’est pas vrai. D’accord, le circuit de Bahreïn est particulier, car la dégradation est très élevée, donc il faut gérer comme ils le font la plupart du temps."

"Mais si vous pensez au Mans, où la dégradation est très faible et où les pneus sont très réguliers sur ce circuit, nous poussons à fond du premier tour jusqu’à la fin. En tant que pilote, on prend plus de plaisir à pousser qu’à gérer."


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