Formule 1

Les vraies raisons de l’échec du rachat de Manor

L’argent oui, mais pas seulement

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Par Emmanuel Touzot

29 janvier 2017 - 19:04
Les vraies raisons de l'échec du (...)

Suite à la défection de Manor pour le championnat 2017, beaucoup de spéculations ont eu lieu sur les vraies raisons de ce retrait, bien que les premières, évidentes, soient l’argent et le manque de repreneur. L’argent est une vraie raison puisqu’il y avait un énorme trou dans le budget 2017, mais il se dit que les conditions imposées à la revente par les propriétaires, qui voulaient garder des parts dans l’équipe, ainsi que les indemnités possibles à verser à la famille de Jules Bianchi ont également pesé dans la balance.

Malgré les offres plutôt intéressantes proposées par les acheteurs potentiels, aucun accord n’a été trouvé et le Grand Prix du Brésil a refroidi les derniers acheteurs suite à la perte de la dixième place du classement constructeur. La rumeur laisse toutefois entendre que même avec la prime offerte pour la dixième place du classement, Manor n’avait pas le budget pour rouler en 2017.

Au moment du Grand Prix du Brésil, ses dettes s’élevaient à environ 40 millions de dollars, soit l’argent qu’elle aurait touché grâce aux revenus des droits de diffusion. Et même si elle avait eu cet argent, cela aurait simplement permis de remettre les caisses à zéro, ce qui excluait toute dépense pour préparer la saison suivante. De plus, la valeur de l’équipe était quasi nulle et les propriétaires qui en auraient gardé une partie auraient été obligés de dépenser autant que les nouveaux investisseurs. Or, puisque les caisses étaient vides, il avait été décidé de ne plus investir un seul dollar dans le développement du programme 2017.

De fait, quel intérêt pour de potentiels repreneurs de dépenser de l’argent dans une équipe qui, de toute façon, ne serait pas prête ? Et pourquoi investir alors que Fitzpatrick voulait garder des parts dans l’équipe et que les repreneurs ne seraient pas entièrement décisionnaires ?

Au moment du placement sous administration judiciaire, les investisseurs sont revenus à la charge, notamment le consortium sino-indonésien qui pensait à se porter acquéreur de l’équipe, mais même si l’équipe avait perdu une grande partie de sa valeur, le trou de 40 millions crée par la perte de la dixième place au classement des constructeurs était toujours là. Les preuves de solvabilité à cette hauteur des potentiels acquéreurs n’étant jamais arrivé, la liquidation a été prononcée.

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