Williams F1 s’inquiète du ’refroidissement’ des moteurs au Mexique

"L’air raréfié" va poser des difficultés supplémentaires

Williams F1 s’inquiète du ’refroidissement’ des moteurs au Mexique
28 octobre 2026 - 15:34

Le Grand Prix du Mexique est la 19e course de la saison 2026 de Formule 1, et l’Autodromo Hermanos Rodriguez devrait se montrer brutal avec les mécaniques, alors que le circuit est à 2200 mètres d’altitude. Pour Williams F1, cela ajoutera des difficultés et des défis supplémentaires à remplir, alors que l’équipe est déjà dans une phase difficile de travail, avec des expérimentations pour l’année prochaine.

En amont du Grand Prix, Paul Williams, ingénieur de piste en chef de l’équipe, partage son analyse sur les facteurs techniques clés qui façonneront le week-end et explique quels seront les principaux défis de Mexico.

"À environ 2200 mètres d’altitude, l’Autódromo Hermanos Rodríguez est le circuit le plus élevé de la saison. L’air raréfié prive la voiture d’appui aérodynamique et de traînée, si bien que, malgré trois longues lignes droites et des vitesses de pointe très élevées, il s’agit en réalité d’un circuit nécessitant un appui maximal" a déclaré Williams.

"Le tracé combine trois sections à basse vitesse avec une séquence à haute vitesse du virage 7 au virage 11. De fréquents changements de direction à haute et basse vitesse, accompagnés d’importantes variations de dévers et de bombé, particulièrement dans le deuxième secteur, peuvent déstabiliser la voiture."

"Le refroidissement est une contrainte. L’énergie accumulée au freinage n’est que modérée, mais le refroidissement des freins et du groupe motopropulseur est difficile dans cet air raréfié, et la voiture roule généralement très près de ses limites opérationnelles, en particulier lorsqu’elle en suit d’autres."

"La piste a été resurfacée pour 2026, du virage 16 au virage 1 et du virage 7 au virage 16, la rugosité et l’adhérence du nouvel asphalte représentent donc les plus grandes inconnues du week-end. Une surface plus sombre pourrait également entraîner de plus grands écarts de température de piste entre les séances."

La réglementation 2026 va être mise à l’épreuve pour la première fois à une telle altitude, ce qui impacte le fonctionnement de la partie thermique des moteurs, et pourrait mener à une utilisation spécifique des V6 hybrides.

"L’altitude est plus éprouvante que jamais pour le groupe motopropulseur, avec des difficultés à montez la pression de suralimentation du turbo et un besoin important de compensation de couple."

"Nous prévoyons d’être à pleine capacité de déploiement, ou très près de l’être, en qualifications comme en course, avec trois zones SLM. Utiliser la batterie dans la plage supérieure de sa charge augmente le risque d’une mauvaise compensation de couple."

Les pneumatiques amenés par Pirelli ne seront pas durs, avec les trois composés les plus softs de la gamme : "Pirelli a sélectionné ses mélanges les plus tendres : C3 (dur), C4 (médium) et C5 (tendre). Le pneu dur est un cran plus tendre qu’en 2025, et les mélanges plus tendres devraient offrir de bonnes performances."

"Le resurfaçage est la plus grande inconnue pour les pneumatiques. La rugosité et l’adhérence du nouvel asphalte détermineront à la fois le risque de grainage et la difficulté de la montée en température."

"La préparation des pneus est notoirement difficile ici, et le ressurfaçage ajoute une incertitude supplémentaire, nous prévoyons donc que les programmes de roulage varient selon les écuries en qualifications."

"Trouver le bon profil de montée en température pourrait faire gagner plusieurs dixièmes. Des tours de sortie très soutenus seront nécessaires, et des tours de préparation pourraient s’avérer utiles pour chauffer les pneus.

"Pendant le Grand Prix, les faibles charges aérodynamiques dues à l’altitude signifient que les températures globales resteront basses, avec une dégradation causée par la surchauffe de la surface des pneus arrière. L’usure sera limitée par le train arrière en raison des exigences de traction, mais la nouvelle surface crée un risque potentiel de grainage."

De fait, les stratégies seront guidées par de nombreux paramètres, à commencer par la surchauffe possible des moteurs qui obligeront à bien se qualifier. La dégradation des pneus sera évidemment la caractéristique qui définira les tactiques.

"Mexico est un circuit difficile pour dépasser, en partie parce que le groupe motopropulseur et les freins surchauffent rapidement dans le trafic en raison de l’altitude, nous prévoyons donc que les équipes accordent une plus grande importance aux qualifications."

"La course devrait se faire sur une stratégie à deux arrêts avec les pneus médiums et tendres. Si le grainage est plus sévère que prévu, le pneu dur entrera en jeu, tandis qu’une simple réduction de la dégradation orienterait l’ensemble du plateau vers une stratégie à un seul arrêt."

"Les interventions sont très probables. Le taux de VSC à ce jour est de 70 % et celui de la voiture de sécurité est de 50 %, et chaque race à Mexico a connu au moins une intervention."


Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Vous appréciez nos actus ? Alors sélectionnez Nextgen-Auto.com comme source privilégiée sur Google, pour voir davantage de news F1 de ce site dans vos résultats d’actualités. Vous ne manquerez plus aucune information et serez parmi les premiers à lire nos interviews et analyses.

S’abonner est simple : il vous suffit de cliquer sur ce lien et de cocher les sources Nextgen-Auto.com.

Vous pouvez aussi vous abonner à notre chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com pour recevoir en temps réel les "breaking news" et quelques informations exclusives avant leur publication !

Nous suivre sur notre Profil Google afin que nos news vous soient présentées en priorité dans votre fil d’informations sur votre smartphone ! Il suffit de cliquer sur "Suivre sur Google".


Partage

williams_2_-8.jpg