Hamilton regrette la disparition du gravier et de l’herbe sur les circuits F1
Le pilote Ferrari n’aime pas les dégagements modernes
Lewis Hamilton n’apprécie pas toutes les évolutions qu’a connues la Formule 1 depuis ses débuts en 2007. À l’approche du Grand Prix des États-Unis, le pilote Ferrari a notamment exprimé sa frustration face à la multiplication des zones de dégagement asphaltées, devenues omniprésentes sur les circuits modernes. Le septuple champion du monde regrette une époque où les erreurs de pilotage étaient davantage sanctionnées par la présence d’herbe ou de gravier. Il est également revenu sur les périodes les plus éprouvantes physiquement de sa carrière, désignant notamment la saison 2020.
Depuis près de vingt ans, Lewis Hamilton a vu la Formule 1 se transformer à travers plusieurs générations de monoplaces, de réglementations techniques et de circuits.
Mais certains changements ne trouvent pas grâce à ses yeux, particulièrement ceux qui concernent la conception des pistes et de leurs abords.
Interrogé sur l’évolution des exigences physiques de la discipline depuis ses débuts, le Britannique a spontanément orienté sa réponse vers un autre sujet : la disparition progressive des dégagements traditionnels au profit de vastes surfaces asphaltées.
Une transformation qui, selon lui, a modifié la manière dont les pilotes abordent les limites de la piste. Sur de nombreux circuits modernes, les zones situées à l’extérieur des virages sont désormais recouvertes d’asphalte.
Ces aménagements permettent généralement aux pilotes qui sortent trop largement d’un virage de conserver le contrôle de leur monoplace et de rejoindre le circuit sans nécessairement endommager leur voiture.
À l’inverse, les dégagements en herbe ou en gravier peuvent provoquer une perte d’adhérence importante, immobiliser une monoplace ou entraîner des dégâts mécaniques.
Hamilton, qui a découvert la Formule 1 en 2007 avec McLaren, conserve pourtant une préférence pour ces anciennes configurations.
"Il y a beaucoup de changements qui sont intervenus au fil du temps, comme toutes ces zones de dégagement, que je n’aime personnellement pas."
Le pilote Ferrari estime que la présence plus importante d’herbe et de gravier donnait une autre dimension aux erreurs de pilotage. Les pilotes devaient davantage tenir compte des conséquences potentielles d’une sortie de piste, plutôt que de pouvoir systématiquement compter sur une large surface asphaltée.
"L’ancienne époque me manque, quand les zones de dégagement impliquaient un peu plus de risques, qu’il y avait moins de dégagements et davantage d’herbe et de gravier. Mais, évidemment, ce n’est plus comme cela aujourd’hui."
Le Circuit des Amériques, qui accueille le Grand Prix des États-Unis ce week-end, constitue justement un exemple de cette philosophie moderne.
Inauguré en Formule 1 en 2012, le tracé d’Austin comporte de nombreuses zones de dégagement asphaltées permettant aux pilotes de poursuivre leur route après une sortie large. Hamilton en a lui-même fait l’expérience lors de l’édition 2024.
Le Britannique avait perdu le contrôle de sa monoplace à grande vitesse dans le virage 19, avant de traverser une vaste zone asphaltée et de finir immobilisé dans le gravier. Mais le bac à gravier se trouvait alors à une distance importante de la piste, après une longue portion de dégagement goudronné.
La généralisation de l’asphalte répond toutefois à d’autres considérations. Les contraintes d’exploitation des circuits jouent également un rôle. Des installations comme le Circuit des Amériques accueillent des track days pour pilotes amateurs et plusieurs championnats automobiles et motocyclistes, dont les exigences en matière de sécurité et de configuration peuvent varier.
Modifier les limites de piste ou réaménager les dégagements pour répondre aux besoins de chaque discipline représente un investissement en temps et en argent. Cette polyvalence explique en partie pourquoi les surfaces asphaltées ont progressivement pris une place aussi importante dans la conception des circuits.
Pour Hamilton, ces raisons pratiques n’effacent cependant pas son attachement aux tracés plus traditionnels.
Si Lewis Hamilton a d’abord évoqué les circuits, la question initiale concernait l’évolution des contraintes physiques imposées aux pilotes. Sur ce point, le septuple champion du monde a identifié deux périodes particulièrement difficiles de sa carrière.
"Ma première année, naturellement, parce que c’était ma première saison en F1 et que c’était extrêmement éprouvant de devoir habituer son corps à ces contraintes."
"L’année 2020 a également été difficile. Je dirais que c’est la période où les voitures étaient les plus rapides et disposaient du plus grand appui aérodynamique. C’était donc la période la plus exigeante physiquement."
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