Steiner : Chaque chance qui n’est pas saisie est une opportunité perdue

Haas veut rebondir à Barcelone

Steiner : Chaque chance qui n’est pas saisie est une opportunité perdue
10 mai 2017 - 17:04

Après quatre courses, où se situe Haas par rapport aux autres équipes de milieu de tableau ?

"C’est difficile à dire. On est au mieux pendant un week-end puis le suivant, comme à Sotchi, on se retrouve tout en bas. C’est tellement serré, j’espère que ça le restera toute l’année et que nous pourrons être la meilleure de ces équipes".

Votre frustration était évidente après le Grand Prix de Russie. Est-ce dû au potentiel de votre voiture qui n’y a pas été exploité, que vous avez considéré comme une opportunité manquée ?

"Tout à fait. Chaque chance qui n’est pas saisie est une opportunité perdue. On a toujours des chances, nous en avons eu une en Australie que nous avons perdue. A Sotchi, nos qualifications n’étaient pas fantastiques mais Kevin a pris un bon départ, puis il a eu sa pénalité à cause d’un mauvais choix en rentrant aux stands et nous avons terminé 13e. Il y a peu d’endroits où dépasser à Sotchi, c’est difficile de remonter".

On a beaucoup parlé des nouvelles voitures et de leur vitesse. En dépit du changement, y a-t-il un sentiment d’habitude après quatre courses ?

"C’est comme si nous avions oublié l’ancienne voiture. C’est étrange mais le temps passe vite en F1. Nous avons déjà disputé quatre courses et nous avons oublié la saison dernière. La technologie avance très vite, c’est assez incroyable".

Il était déjà difficile l’an dernier de trouver la fenêtre de fonctionnement des pneus. Après avoir couru sur quatre circuits très différents, comment sont ceux de cette année ?

"C’est à peu près similaire. Ils sont plus larges mais il faut encore les faire fonctionner. Notre plus gros problème, comme nous l’avons rencontré à Sotchi avec d’autres équipes, a été l’adhérence. La surface là-bas est très glissante, très douce, et nous manquions de grip. Kevin a pu gérer le problème mais Romain a eu des difficultés et nous n’avons pas réussi à faire fonctionner ses pneus. Nous n’étions pas les seuls, d’autres ont eu le même problème. Hormis Sotchi, je pense que nous avons fait un bon pas en avant de ce côté".

Vous avez parcouru beaucoup de tours plus tôt à Barcelone durant les essais hivernaux. Avez-vous un niveau d’aisance plus important à Barcelone en sachant à quoi vous attendre ?

"C’est pareil pour tout le monde et beaucoup d’équipes ont enchaîné de nombreux kilomètres. Je pense que nous savons ce que nous pouvons faire mais nous ne savons pas ce que les autres amèneront à Barcelone. Comme je l’ai dit avant, le milieu du peloton est très serré et l’on peut terminer n’importe où. On peut facilement passer de la 8e à la 16e place".

Les donnés accumulées l’an dernier sont dépassées à cause de la différence entre les deux voitures, mais vous avez des données viables pour Barcelone grâce au temps passé en essais. Toutes les équipes en ont mais selon vous, à quel point sont-elles pertinentes par rapport à des données qui pourraient avoir un an ?

"La voiture aura changé, donc avec une voiture différente et des températures différentes, les pneus ne fonctionneront pas de la même manière. Nous avons plus d’informations sur Barcelone que sur les autres circuits mais ça n’apporte pas réellement un confort".

Barcelone marque la première course européenne du calendrier lors de laquelle les équipes amènent des améliorations. Lesquelles amenez-vous et quelles sont vos attentes ?

"Nous amenons notre premier ensemble de modifications à Barcelone car toutes celles que nous avons amenées jusqu’ici étaient petites. Nous espérons que ça fonctionnera comme tout ce qui sort de la soufflerie et dont la corrélation entre soufflerie et piste a été très bonne jusqu’ici. Nous espérons faire un pas en avant. Il y a toujours des inconnues mais nous ne voulons pas trop en dire ni y placer trop d’espoirs".

Entre les évolutions amenées et les données accumulées, le Grand Prix d’Espagne sera-t-il très différent de ce que les équipes ont vécu sur le même circuit il y a deux mois en essais ?

"Barcelone est la première course européenne de la saison, il y a donc beaucoup de monde dans le public. Nous avons beaucoup de choses à faire. Il faut avoir un programme d’essais complet lors des deux séances de 90 minutes du vendredi. Si l’on perd du temps, on rate les essais. Cela ajoute du stress sur nos employés et sur les pilotes qui ne doivent rien faire de travers. Si l’on fait la moindre erreur, on n’utilise pas tout le temps à notre disposition. Ce n’est pas différent que sur les autres circuits mais il y a un peu plus de pression que lorsque nous sommes venus pour les essais".


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