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Retour sur la saison 2012 d’Endurance (Partie 1)

Coups de coeur, coups de gueule, belles histoires,...

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25 décembre 2012 - 20:25
Retour sur la saison 2012 d’Endurance

L’année 2012 va se terminer dans quelques jours et il est temps de regarder une dernière fois dans le rétroviseur avec nos coups de cœur, nos coups de gueule, mais aussi les confirmations de l’année, les déceptions, les révélations, les couacs, les belles histoires, les belles images, les Français qui brillent à l’international, les championnats de l’année ou les voitures de l’année. Cette saison 2012 a été riche à beaucoup de points de vue. Malgré une conjoncture économique toujours défavorable, les championnats ont tenu dans l’ensemble et l’Endurance se porte plutôt bien.

Les coups de cœur de l’année :

La Nissan DeltaWing : Apparue au public à la rentrée 2011 au Petit Le Mans, personne n’aurait pensé un instant que cette auto si atypique puisse jouer le podium sur cette même épreuve un an plus tard. C’est bien pourtant ce qui s’est passé après une bonne tenue aux 24 Heures du Mans. La bande à Ben Bowlby a prouvé que ce projet avait le mérite d’exister même si son avenir est encore très flou. Michelin et Nissan ont relevé le défi avec succès.

Toyota is back : Le retour de Toyota en Endurance s’est fait sur la pointe des pieds. On devait voir la TS030 HYBRID aux 6 Heures de Spa mais ses débuts ont été décalées aux 24 Heures du Mans. Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que l’équipe franco-germano japonaise aille titiller l’ogre Audi et même le battre en Championnat du Monde d’Endurance.

Michelin mate Bridgestone en Super GT : La nouvelle est peut-être passée inaperçue en Europe, mais Michelin s’est imposé sur les terres de Bridgestone dans le championnat GT japonais. Une bien belle réussite quand on sait que le titre a été décroché avec une équipe privée, et ce pour la seconde fois consécutive.

L’ouverture en FIA-WEC : Le tout nouveau Championnat du Monde d’Endurance se veut l’élite de la discipline. Avec l’arrivée de la FIA dans l’organigramme, on aurait pu craindre quant à l’ouverture au public. On sait que l’équipe de LMEM tient à faire profiter le public au maximum et le pari est réussi.

Les privés vous saluent bien : Ils sont quatre à avoir relevé le challenge de jouer dans la même catégorie qu’Audi et Toyota, même si Rebellion Racing, Strakka Racing, JRM Racing et OAK Racing n’ont rien pu faire compte tenu d’un écart de performance trop important. Mention spéciale au Rebellion Racing qui a fait une saison parfaite avec un titre de Champion du Monde d’Endurance bien mérité et une magnifique victoire au Petit Le Mans.

Les coups de gueule de l’année :

Les clashs de dates : On sait bien que les calendriers ne sont pas extensibles, tout comme les réservations des circuits. On sait aussi que trop de championnats tuent les championnats, mais il serait de bon ton que les promoteurs parviennent à s’arranger pour que plusieurs championnats majeurs ne se tiennent pas aux mêmes dates, pas seulement pour les médias, mais aussi pour les pilotes et les teams. Il n’est pas normal qu’en 2013 le FIA-WEC et l’ELMS ouvrent la saison le même week-end que la Blancpain Endurance Series ou que le Petit Le Mans tombe en même temps qu’une manche du Championnat du Monde d’Endurance. Cette année, on a bien failli avoir droit aux 6 Heures de Zolder (ELMS) en même temps que les 24 Heures du Nürburgring sachant que la Journée Test des 24 Heures du Mans s’est déroulée le jour du meeting Blancpain Endurance Series de Silverstone.

Le tapage trop fréquent sur les gentlemen : Ce n’est un secret pour personne, les constructeurs ne font pas vivre l’Endurance, ceux-ci étant jugés trop versatiles. Sans gentlemen, la discipline n’existerait plus. Certes, on ne peut pas tout accepter et il convient de mettre des règles. N’est pas pilote qui veut malgré un porte-feuille bien garni. Au fil des saisons, on voit des gentlemen qui roulent de plus en plus, si bien que certains ont maintenant un niveau proche des professionnels. Il faut juste trouver le bon compromis pour que la cohabitation se passe pour le mieux et que l’on ne prenne pas systématiquement ces gentlemen pour de vulgaires payeurs. Si l’Endurance se porte bien, c’est aussi (et surtout) grâce à eux.

Payer pour médiatiser : Le sport automobile est déjà assez politiquement incorrect dans pas mal de pays mais si en plus on fait payer les médias pour couvrir un événement, où va-t-on... Si certains circuits ont fait des efforts pour mettre à disposition des connexions Internet gratuites en salle de presse, d’autres font le chemin inverse. On ne veut même pas savoir à qui revient la faute mais payer pour faire son travail et promouvoir un championnat, c’est d’un autre monde.

Les belles histoires :

AF Corse au Mans : Malgré une grosse sortie de piste aux 24 Heures du Mans, l’équipe AF Corse a su reconstruire une Ferrari F458 Italia en un temps record. Il a fallu dépêcher dans la Sarthe un nouveau châssis, l’équipe travaillant jour et nuit. Rien que cette prouesse est une belle histoire, mais la victoire en GTE-Pro de Bruni/Vilander/Fisichella a permis de récompenser de la meilleure des manières le team dirigé par Amato Ferrari.

Les Américains s’unissent : L’unification de l’American Le Mans Series et du Grand-Am était impossible il y a encore quelques années. Pourtant plutôt que de voir deux championnats s’éteindre petit à petit, les dirigeants ont su faire preuve de bon sens en s’unissant afin de devenir encore plus fort. Il faut encore attendre les derniers détails pour en savoir plus, mais l’idée est tout de même plutôt positive.

Les révélations :

David Heinemeier-Hansson : Lorsque que le Danois a indiqué vouloir inscrire les 24 Heures du Mans à son agenda le plus vite possible alors qu’il n’avait aucun palmarès, on s’est de suite dit qu’il y avait encore de doux rêveurs. Pourtant en à peine deux saisons, David Heinemeier-Hansson s’est montré parmi les plus rapides de la catégorie LMP2. Rapidité, constance et discrétion font partie de ses qualités. « DHH » n’hésite pas à aller au charbon quand il le faut sur les circuits américains. Pour preuve il a joué le titre jusqu’à l’ultime meeting chez Conquest Endurance. En 2013, on devrait le retrouver en Championnat du Monde d’Endurance.

John Martin : On connaissait l’Australien pour son engagement en monoplace mais il n’a pas mis longtemps à trouver ses marques en Endurance au sein de ADR-Delta. Sa saison en FIA-WEC a été impeccable. On devrait le revoir en 2013 chez ADR-Delta.

Laurens Vanthoor : Pour ses débuts avec le Belgian Audi Club Team WRT, le Belge a montré de bien belles choses au volant de l’Audi R8 LMS ultra. Si pour le moment il fait partie des pilotes de pointe de la catégorie GT3, il n’est pas exclu de le voir à l’avenir à un échelon supérieur.

Côme Ledogar : Après un passage par la monoplace, le Lyonnais a changé son fusil d’épaule pour rejoindre les rangs de la Porsche Matmut Carrera Cup au sein du Pro GT by Alméras avec un titre qui lui a échappé de peu lors du dernier meeting. Nommé pour le programme mis en place par Porsche, il n’a toutefois pas été sélectionné même s’il s’est bien comporté. On ne doute pas un instant qu’il trouvera l’occasion de poursuivre sur sa lancée.

Enzo Potolicchio : Le Venezuela est de plus en plus présent en Endurance et Enzo Potolicchio n’y est pas pour rien. Le pensionnaire du Starworks Motorsport a brillé en Championnat du Monde d’Endurance (LMP2) avec un titre à la clé. Il s’est aussi imposé aux 24 Heures du Mans (LMP2). En Grand-Am, il a pris la deuxième place des 24 Heures de Daytona avec en prime quatre podiums en huit courses.

Henry Hassid : Fidèle à la Porsche Matmut Carrera Cup, Henry Hassid a passé une nouvelle étape cette année. Le pensionnaire du Pro GT by Alméras a mis de côté la coupe mono marque pour passer en Championnat de France GT. Avec l’aide de Philippe Alméras et Anthony Beltoise, le rookie est reparti avec la couronne dès sa première année dans le championnat. La France compte déjà de très bons pilotes "B" avec Gilles Vannelet, Jean-Luc Beaubelique, David Hallyday ou Eric Debard, et il va falloir en rajouter un de plus avec Henry Hassid.

Les confirmations :

Stef Dusseldorp : Découvert par Philippe Dumas il y a maintenant deux ans, le Néerlandais s’est affirmé comme l’un des pilotes de pointe du Championnat du Monde GT1. Après une année passée dans le baquet d’une Aston Martin DBR9/Hexis Racing, Stef Dusseldorp est passé dans celui d’une McLaren avec la même pointe de vitesse. Bien aidé par Fred Mako, il fait partie des pilotes à suivre. Il sera en Blancpain Endurance Series en 2013, toujours chez Hexis Racing.

Jean-Karl Vernay : Trois saisons et trois titres pour « JK ». Après l’Indy Lights et l’Intercontinental Le Mans Cup, le Lyonnais s’est imposé en Porsche Matmut Carrera Cup à l’issue d’une belle saison menée tambour battant contre Côme Ledogar. Le pensionnaire du Sébastien Loeb Racing ira se frotter aux concurrents de la Porsche Mobil 1 Supercup en 2013 suite à sa sélection pour le programme Porsche.

Mathias Beche : On l’a découvert en Formula Le Mans. Au fil des saisons, le Suisse s’est fait remarquer pour rejoindre les rangs du Thiriet by TDS Racing en 2011. Après une année d’apprentissage, le Suisse a décroché le titre European Le Mans Series au sein de l’équipe qui a su lui faire confiance. Comme cadeau de Noël, Mathias va maintenant intégrer le Rebellion Racing pour rouler en ALMS ou en FIA WEC. La boucle est bouclée car c’est l’équipe suisse qui lui avait donné l’occasion de faire ses premiers tours de roue en LMP à l’issue de sa belle saison en FLM. 

Yelmer Buurman : On l’a découvert en GT à l’occasion du dernier meeting World GT1 2011 à San Luis où il évoluait sur une Corvette C6.R avec une victoire à la clé. Son souhait était alors de rempiler en monoplace mais l’option GT3 a été privilégiée au sein du Vita4One Racing Team. Alors en lice pour la couronne mondiale en Championnat du Monde GT1 jusqu’à l’ultime meeting de Donington, l’accrochage avec une Mercedes ne restera pas dans les annales. On l’a aussi vu avec une belle pointe de vitesse en European Le Mans Series sur la Lola du Status GP.

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