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L’European Le Mans Series, nouvel eldorado européen ?

La bonne surprise nous vient du GTE

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13 février 2013 - 08:23
L’European Le Mans Series, nouvel (...)

Avec 29 autos attendues en European Le Mans Series, il y a de quoi être satisfait, surtout après une saison 2012 très incomplète. L’arrivée de Le Mans Endurance Management dans l’échiquier du championnat européen Le Mans a semble-t-il boosté les troupes. Le plateau LMP2 comprendra 11 autos soit une de moins seulement qu’en Championnat du Monde d’Endurance et les teams attendus sont de qualité : Sébastien Loeb Racing, Murphy Prototypes, Signatech, Thiriet by TDS Racing, Jota Sport, Boutsen Ginion Racing ou encore Race Performance. Ce renouveau de l’ELMS va permettre à d’autres équipes de s’affûter à l’Endurance badgé Le Mans, aussi bien le Morand Racing qu’OREX Competition ou DKR Engineering. On notera que Honda a annoncé lors de la présentation de ses programmes 2013 la présence du Northstar Motorsports avec une HPD, bien que ce team ne figure pas sur la liste. Le Team Endurance Challenge devrait permettre de voir trois Formula Le Mans en découdre. Décidément, la Formula Le Mans plaît bien plus de l’autre côté de l’Atlantique.

La bonne surprise de cette liste des engagés 2013 nous vient du GTE avec dix autos dont six Ferrari F458 Italia. Trois Porsche 911 GT3-RSR et une Corvette C6.R viendront mettre un peu de diversité. IMSA Performance Matmut, Larbre Compétition et AF Corse devront se partager entre ELMS et FIA WEC. Pour ses débuts, la catégorie GTC fera dans la diversité avec une Lamborghini, deux Ferrari, une Porsche et une Audi. Peter Kox ne sera pas seulement dans le baquet de la Gallardo puisque l’équipe porte son nom. Le Kox Racing fait rouler habituellement la fille de Peter en karting. On attendra d’en savoir plus sur l’équipage de l’Audi R8 LMS/Momo Megatron df1, Pamela Anderson étant toujours derrière l’équipe. Le site Internet Downforce1 annonce une présence en FIA GT World Series, Blancpain Endurance Series, ADAC GT Masters et International GT Open. Rien en revanche sur un programme ELMS.

Le changement c’est maintenant : nouvelle équipe dirigeante, nouveau format, nouveau plateau, nouvelle catégorie. Tous les ingrédients sont réunis pour que la série Le Mans européenne connaisse un nouveau départ et surtout qu’elle s’affirme comme une série forte sur la scène européenne. Les GT3 ont la Blancpain Endurance Series et Le Mans l’ELMS. Toutes les équipes européennes n’ont pas les moyens d’aller rouler en FIA WEC et l’ELMS est un bon compromis. De plus, disputer des manches de trois heures le samedi est plutôt une bonne idée même si une course de six heures avant les 24 Heures du Mans aurait peut-être été judicieuse, histoire d’affûter les teams et les pilotes qui prendront part à la classique mancelle. Le fait de partager le circuit avec les World Series by Renault à trois reprises a de quoi drainer du public sachant que le prix à payer est de ne pas être la série phare du week-end. Peu importe... Les équipes devront composer sans les vrais stands par manque de place. L’Amérique du Nord se la joue de la sorte lors des meetings communs ALMS/IZOD IndyCar Series et personne ne trouve à y redire. Alors pourquoi pas l’Europe... On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

On ne va pas remettre sur le tapis l’arrivée des GT3 (GTC) dans le championnat. On sait bien que c’est en partie pour grossir les troupes et par les temps qui courent, il est impossible de se passer de la catégorie GT phare. On va laisser aux forums la gueguerre ACO/SRO. Chacun a ses arguments. Stéphane Ratel est le géniteur de l’un des plus gros succès en sport automobile depuis bien des années c’est indéniable. Et c’est de bonne guerre de prendre quelque chose qui fonctionne. Les « GT3 by ACO » auront une Balance de Performance bien spécifique afin de ne pas aller titiller des GTE qui devront rester en configuration 2012. Les trois lettres BOP font autant peur aux équipes que le AAA aux politiciens. L’ELMS et la Blancpain ont de quoi briller chacun de leur côté, sans se faire d’ombre.

Avec 32 autos en Championnat du Monde d’Endurance et 29 en European Le Mans Series, on comprend mieux pourquoi Gérard Neveu nous expliquait à Daytona qu’il était impossible de réunir les deux plateaux sur une même course. Si on enlève les GTC et PC, on arrive à un nombre d’engagés similaire à celui du Mans. Cela n’aura échappé à personne que la majorité des équipes inscrites en ELMS compte dans ses rangs au moins un TBA (To Be Announced), mais on sait bien que les programmes se finalisent de plus en plus tard. Il reste maintenant à boucler les budgets, ce qui n’est pas la chose la plus facile...

Laurent Mercier

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