Formule 1

Steiner a été ‘stupéfait’ par le rythme catastrophique de Magnussen à Bahreïn

Après des qualifications pourtant quasi-parfaites

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Par A. Combralier

2 avril 2019 - 08:17
Steiner a été ‘stupéfait' par le (...)

La chute a été rude pour Haas et Kevin Magnussen en course, dimanche dernier à Bahreïn. Qualifié 6e, à 5 millièmes de Max Verstappen, Kevin Magnussen confiait, après sa belle performance, être plutôt pessimiste sur son rythme de course. Néanmoins, il ne s’attendait sûrement pas à être totalement hors du coup, pour finir à la 13e place seulement.

Dans le même temps, Romain Grosjean, parti 11e, a perdu des places au départ et s’est accroché avec Lance Stroll, ce qui a causé son deuxième abandon en deux courses.

Comment Haas a-t-elle perdu autant de rythme en passant des qualifications à la course ? Günther Steiner, visiblement contrit, cherche encore la réponse.

« Nous ne savons juste pas ce qui est arrivé. Nous n’en avons aucune idée. Je devrais être encore plus abattu, mais en fait je ne suis pas même fâché, parce que je suis juste estomaqué. Plus estomaqué que contrarié. »

« Après les qualifications que nous avons eues, avoir ce genre de course, sans savoir pourquoi le rythme a été juste perdu en l’espace d’une nuit… c’est si étrange, je n’ai aucun début d’idée pour l’expliquer. »

Haas va donc mettre à profit les essais privés à Bahreïn pour trouver une explication à ce mystère autant surprenant qu’inquiétant.

« Ce qui est positif, c’est que nous pouvons tester ici ce mardi et mercredi donc nous aurons, au moins, une chance de trouver ce qui est arrivé et d’en avoir une bonne impression. Et de plus, personne ne nous a dépassés au classement des constructeurs [sauf Alfa Romeo], donc nous avons au moins limité les dégâts. »

« Je ne suis en aucun cas satisfait d’avoir limité les dégâts, mais les dégâts ne sont pas trop importants. »

« Nous n’avons juste pas fait fonctionner les pneus pendant plus d’un tour. C’est ce qu’il me semble. Mais je ne peux dire que ce soit un fait bien établi, parce que nous sommes tous stupéfaits. Négativement stupéfaits. »

Les pneus mis à part, la Haas semble avoir aussi pêché en vitesse de pointe, poursuit Günther Steiner. C’est étrange, parce que les Ferrari étaient justement très véloces en lignes droites.

« Nous devons le regarder. En 2017 nous avions eu des problèmes de pneus sur plus d’un Grand Prix, et maintenant, nous sommes tous un peu surpris par cela, à commencer par les pilotes et les ingénieurs. Nous nous sommes dits ‘Ouah ! Mais qu’est-ce qui se passe ?’ ».

« De nouveau, nous avons deux jours d’essais pour trouver si c’était à cause de ceci ou cela, et peut-être que nous pourrons faire fonctionner les pneus aux essais, et ainsi, nous aurons l’explication. Mais en aucune façon, aujourd’hui, j’ai une explication certaine à ce propos. Je suis juste plus stupéfait que contrarié parce que nous avons toujours bien fait fonctionner la voiture ici, et cette année, nous étions complètement hors du coup. »

« Le seul moment pendant lequel nous étions dans le rythme, c’était lorsque la course était finie, quand il a fallu garer la voiture. Le drapeau à damiers fut un soulagement, parce que c’est assez douloureux de regarder rouler une voiture à ce rythme. Le temps passe lentement. »

Haas F1

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