Formule 1

Hamilton admet que critiquer ouvertement son équipe à Monaco n’était pas la meilleure idée

Il dédramatise l’importance des ailerons arrière

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Par Alexandre C.

3 juin 2021 - 18:04
Hamilton admet que critiquer ouvertement

Lewis Hamilton n’avait que des reproches à faire, ou presque, à son équipe Mercedes après le triste Grand Prix de Monaco pour lui – et le Britannique n’a pas hésité à faire la plupart de ses critiques en public, et même à la radio durant le Grand Prix, devant des millions de téléspectateurs.

Hamilton n’en a-t-il pas trop fait ? N’aurait-il pas mieux valu garder ses critiques en coulisses ? N’a-t-il pas été trop émotif ?

En conférence de presse à Bakou, le pilote Mercedes a reconnu ses torts, et en a tiré les leçons à l’avenir. Si le Grand Prix se passe mal ce week-end, il devrait sûrement se tenir sage en appuyant sur le bouton « intercom »…

« Naturellement, dans le feu de l’action, on ne dit pas toujours les meilleures choses. Je pense que la critique constructive est toujours une bonne chose, mieux vaut la dire à huis clos et c’est ce que nous avons fait. »

« Il n’y a pas une seule personne à blâmer. Je faisais partie du processus de décision, et après être revenu en arrière, avoir regardé et analysé les choses, il y a des choses que j’aurais pu dire et qui auraient eu un effet domino. »

« Nous savons donc que nous aurions pu faire mieux et une seule course ne nous définit pas. Bien sûr, vous essayez toujours de faire mieux à l’avenir. Comme je l’ai dit, nous gagnons et nous perdons en tant qu’équipe, donc nous pouvons aller de l’avant et espérer mieux. »

« Les débriefings étaient super. Je suis vraiment fier de travailler avec un groupe de personnes aussi déterminées et vraiment engagées. Nous ne nous montrons jamais du doigt, nous travaillons simplement ensemble. Nous avons des discussions difficiles - il n’est pas déplacé ou incongru de remettre en question l’opinion des gens et nous suscitons de nombreux débats. Il y a une grande profondeur d’analyse pour voir ce que nous pouvons faire mieux et c’est pourquoi nous sommes la grande équipe que nous sommes. »

A Bakou de toute manière, Lewis Hamilton ne devrait pas être englué dans le peloton comme à Monaco. Même si le circuit est en ville aussi, il est très différent dans ses caractéristiques. Ce qui devrait favoriser grandement Mercedes ?

« C’est un circuit légèrement différent avec des exigences différentes. Et évidemment la différence de température n’est pas la même ici ce week-end. Donc les défis seront différents ce week-end. Je ne pense pas nécessairement que [nos performances seront] les mêmes que celles que nous avons vues lors de la dernière course. »

Red Bull pourrait cependant avoir un net avantage grâce à ses fameux ailerons arrière si flexibles... Lewis Hamilton a été l’un des premiers à attaquer la légalité de ces pièces dans le paddock. Mais pourtant il a dédramatisé l’importance, sur les performances, de ces pièces en Azerbaïdjan...

« Peu importe ce que je pense, cela ne fait pas vraiment de différence. Je ne cherche pas à faire les gros titres avec ça. J’en ai entendu parler, j’en ai parlé et le fait est qu’ils ont passé les tests qui sont exigés pour ce week-end, donc nous avançons sur cette base. »

« Bien sûr, c’est un avantage sur les lignes droites, ça peut donner un bon avantage de temps, mais nous allons juste essayer de faire de notre mieux avec ce que nous avons et j’espère que ce sera mieux à l’avenir sur ce genre de choses. »

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