Drapeaux rouges à gogo : Wolff comprend la FIA mais veut plus de prévisibilité
Pour éviter d’être piège comme avec Russell
Les multiples drapeaux rouges du Grand Prix d’Australie, et le chaos ayant suivi le deuxième d’entre eux (deux tours avant l’arrivée, après le crash de Kevin Magnussen) ont déplu jusqu’aux pilotes de F1, ainsi qu’à une partie du public.
Pourtant, il en est un qui ne trouve pas grand-chose à redire à la gestion de la FIA : il s’agit de Toto Wolff, le patron de Mercedes F1.
Pour Toto Wolff en effet, l’interprétation des règles faite par la FIA a été correcte ; la Fédération n’est pas responsable directement du chaos ayant suivi le deuxième drapeau rouge, poursuit le directeur d’écurie.
« Nous avons étudié la situation - c’était dans le règlement. C’était un peu confus, mais tout était écrit dans le règlement. »
« Il est évident que ces résultats sont bons pour certaines équipes et mauvais pour d’autres, mais si vous mettez un drapeau rouge et que vous avez un accident à un tour de l’arrivée... »
Toto Wolff n’a-t-il rien à redire non plus sur le premier drapeau rouge (suite au crash d’Alexander Albon), qui a pourtant compromis la stratégie de George Russell (il s’était déjà arrêté, alors que les autres pilotes ont bénéficié, grâce au drapeau rouge, d’un arrêt gratuit) ?
Oui tout de même : le patron de Mercedes F1 voudrait plus de prévisibilité sur l’arrivée ou non d’un drapeau rouge.
« Les deux drapeaux rouges, nous ne les avons pas vus venir. »
« Les restarts sont formidables et constituent un excellent facteur de divertissement. Nous devons juste comprendre, à l’avenir, quand les drapeaux rouges sont déployés et si on aura, ou pas, une voiture de sécurité ou la voiture de sécurité virtuelle. »
« Je pense que lors de ces incidents, on aurait pu appliquer l’une des deux solutions. »
Toto Wolff semble aussi comprendre la nécessité, pour la FIA, de trouver un équilibre entre respect pointilleux de la réglementation et nécessité d’assurer le show.
« Si la Formule 1 connaît un tel succès, c’est parce qu’il s’agit d’un sport et que nous respectons les règles. »
« Mais cela donne un grand spectacle et, tant que l’on sait comment cela est interprété, cela me va. Que vous mettiez une voiture de sécurité virtuelle ou une voiture de sécurité... ou un drapeau rouge, tant que nous comprenons que nous pouvons planifier un peu, ou que nous avons les mêmes règles pour tout le monde, alors c’est bon ! »
Wolff révèle enfin avoir eu un appel de sa femme Susie Wolff, qui assistait médusée ou captivée au Grand Prix !
« J’ai reçu un appel de Susie - elle m’a dit que c’était un excellent divertissement tôt le matin d’un dimanche. »
« Je ne sais pas comment c’était pour vous ! Vous savez, nous sommes tellement dans notre petite bulle ici à regarder les chronos ! »
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