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Champion de l’électrique, Rosberg valide aussi la stratégie hybride de la F1

Deux sujets différents avec la Formule E

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Par Alexandre C.

31 octobre 2021 - 16:51
Champion de l’électrique, Rosberg (...)

Nico Rosberg a pris sa retraite en tant que pilote mais certainement pas comme investisseur : l’ancien pilote Mercedes a lancé une équipe d’Extreme E et investit également dans la mobilité durable.

Pendant que Nico Rosberg croit en l’électrique, la F1 fait elle plutôt le pari de l’hybride, des biocarburants et des moteurs thermiques. Le champion du monde 2016 a a ainsi tenu à faire un plaidoyer pour l’électrique plutôt que pour l’hybride…

« L’e-mobilité va avoir un vaste impact sur notre monde. Bien sûr, la Formule E et l’Extreme E elle-même ne sont pas parfaites, mais il faut prendre des initiatives pour arriver à quelque chose de bien. Il s’agit de faire progresser l’e-mobilité. Ces deux séries sont sur le terrain, organisent des courses et montrent à quel point l’e-mobilité est cool. »

« Cela fait partie de cette énorme dynamique de changement qui se produit en ce moment. Chaque année, les prévisions concernant les voitures électriques sont revues à la hausse en ce qui concerne le nombre de véhicules vendus. La Formule E et l’Extreme E jouent certainement un rôle à cet égard. »

Mais qu’on ne s’y trompe pas, Nico Rosberg n’est pas en désaccord avec la stratégie environnementale de la F1. D’une manière générale d’ailleurs, il soutient le mouvement enclenché par la F1 pour montrer la voie sur le plan social, pour l’écologie ou l’égalité.

« Je suis très fier. Je considère toujours la Formule 1 comme mon sport, et je suis donc fier qu’ils fassent un tel effort pour tout - le racisme, le développement durable, l’engagement d’être neutre en carbone en 2030, ainsi que l’utilisation de 10 % de biocarburant cette année. Ce biocarburant est toujours issu de stocks alimentaires, ce qui est discutable d’un point de vue éthique, mais d’ici quatre ans, ils voudront utiliser des déchets et des carburants synthétiques. »

« La Formule 1 a une opportunité énorme de jouer un rôle central dans le déploiement des biocarburants et des carburants synthétiques, même dans les pays lointains et les marchés émergents. Si elle parvient à trouver des moyens de les produire localement, efficacement et à moindre coût, elle pourrait faire un grand pas en avant pour rendre la mobilité neutre en termes d’émissions beaucoup plus rapidement. »

« La Formule 1 prend toutes les mesures nécessaires. Elle n’est pas obligée de passer à l’électrique parce que le moteur hybride est une excellente solution, parce qu’il y aura encore longtemps un espace pour ces moteurs à combustion et que le moteur hybride est la meilleure solution de combustion possible. Si vous combinez cela avec les biocarburants et les carburants synthétiques, c’est une excellente solution à court terme. »

Pourtant malgré cet engagement écologique, la F1 annonce un calendrier à rallonge, à 23 courses pour l’an prochain, alors que c’est la logistique qui pollue le plus dans le sport.

« Ils y travaillent. D’ici 2025, ils prévoient de rendre les événements neutres en CO2, donc de fournir aux fans des solutions de mobilité partagée, de la mobilité électrique, les sites seront alimentés par de l’énergie renouvelable, donc ils font le maximum pour y arriver. Le plus grand défi, bien sûr, est la logistique mondiale - c’est le défi numéro un, et il sera difficile à relever. Il va falloir trouver des compensations carbone. Ensuite, l’espoir réside dans les avions à hydrogène ou, encore une fois, dans le kérosène synthétique. »

« N’oublions pas le rôle que la Formule 1 a déjà joué : pionnier des moteurs turbo, qui, à l’époque, était la méthode de combustion la plus durable ; innovation matérielle, utilisation de la fibre de carbone dans la mobilité, également pionnière en Formule 1. Le sport a fait beaucoup pour la mobilité dans son ensemble. »

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