Formule 1

A la Ferrari Driver Academy, c’est l’embouteillage des talents pour un baquet F1 !

Le duel Schumacher- Shwartzman sera passionnant à suivre en F2

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Par A. Combralier

26 janvier 2020 - 17:52
A la Ferrari Driver Academy, c’est (...)

Alors que la filière Red Bull se tarit progressivement (voir notre article consacré), la Ferrari Driver Academy, quant à elle, ne manque pas de talents prometteurs et de candidats crédibles à un baquet F1 à court terme.

Pour commencer, il faut tout d’abord noter qu’Antonio Giovinazzi, même s’il ne fait techniquement plus partie de la filière Ferrari, est un pilote appartenant au giron de la Scuderia. On se doute bien que le contrat de l’Italien, chez Alfa Romeo, prévoit une clause qui permettrait à Ferrari, pour une raison ou une autre, de l’appeler à Maranello. Cependant pour être clair, Antonio Giovinazzi, après une première saison complète relativement moyenne chez Alfa, ne semble pas être un candidat crédible, pour l’instant, à une équipe de pointe.

Si l’on examine les formules juniors, le nom le plus connu de la FDA est bien entendu celui de Mick Schumacher. Mais même si l’Allemand a remporté la F3, avec une fin de saison impressionnante, en 2017, sa première saison fut relativement moyenne en F2 (12e place, 53 points). Certes, le fils du Kaiser aura été bien malchanceux durant l’année, mais les performances d’autres rookies, comme Zhou ou le regretté Anthoine Hubert, étaient plus remarquables. Et Mick Schumacher avait d’ailleurs le bénéfice d’évoluer dans une équipe très compétitive (Prema).

Mick Schumacher ne semble pas, à l’heure actuelle, le pilote le plus prometteur de la filière ; s’il arrive à enclencher la vitesse supérieure en F2 cette année, comme il avait su le faire en F3 en 2017, cette opinion devra bien sûr être révisée.

En réalité, le pilote le plus prometteur de la filière se nomme Robert Shwartzman. Chez Prema en F3, l’an dernier, le Russe a remporté un championnat relevé et disputé, avec une constance rare. Certes, il aura manqué de rythme sur un tour (deux poles seulement, en début et fin de saison), mais en rythme de course, Shwartzman a clairement impressionné. Il aura même réussi à finir chaque course dans le top 5, à l’exception de deux.

L’année 2020 sera particulièrement intéressante pour les observateurs de la FDA : car Robert Shwartzman, en F2, restera chez Prema, et fera donc équipe avec Mick Schumacher. Un duo potentiellement explosif.

Marcus Armstrong, qui a longtemps disputé à Robert Shwartzman le titre en F3 l’an dernier, doit bien sûr être aussi dans les radars de la FDA. Pour sa deuxième saison dans la discipline, le Néo-Zélandais a accroché la 2e place du championnat, et a d’ailleurs joué un peu de malchance tout au long de l’année. Mais il a commis plusieurs erreurs qui ne devront pas être répétées à l’avenir – son accident en qualifications, à Macao (dans l’équivalent d’une F3), a servi de symbole. En F2, en 2020, Armstrong évoluera dans une équipe également très compétitive, la française ART. La comparaison avec le duo de Prema sera là encore passionnante à suivre.

Derrière Armstrong, toujours en F2, il faudra suivre les progrès de Callum Ilott. 3e du GP3 en 2018, 11e de la F2 l’an dernier, Ilott redoublera en F2 en 2020, en passant de Charouz (le junior team de Sauber) à Uni Virtuosi, qui a fait briller Ghiotto et Zhou en 2019. Sa progression semble cependant moins impressionnante que celle de ses précédents compères.

Toujours en F2, Giuliano Alesi essaiera de réaliser une saison plus convaincante qu’en 2019. Certes, chez Trident, le Français (et son père ne s’est pas privé de le rappeler) n’avait pas tout à fait les mêmes armes que les autres. Chez HWA, partenaire de Mercedes (une certaine étrangeté), Alesi aura de meilleurs arguments, mais n’aura pas non plus d’excuse.

Si l’on se rend pour finir chez Haas, Enzo Fittipaldi est toujours un habitué du simulateur de l’équipe américaine, et appartient encore à la FDA. Mais le temps a passé pour le Brésilien et il semble désormais hors-course pour un baquet, du moins hors de chez Haas.

Enfin, en ce mois de janvier, Ferrari a également annoncé l’arrivée dans sa filière d’Arthur Leclerc, le frère de Charles. Il sera engagé en Formula Regional European Championship cette saison avec Prema. Le Monégasque s’est classé 3e du dernier Championnat ADAC de Formule 4, en Allemagne, et semble encore bien loin de la F1. Le dernier signé par la Scuderia est le Suédois Dino Beganovic, qui a terminé 2e en WSK Euro Series 2019 et qui courra cette année en F4 Adac, toujours avec Prema.

En définitive, la Ferrari Driver Academy semble bien mieux lotie que la filière Red Bull. A tel point que l’on peut se demander si le risque n’est pas le « trop vide », mais le « trop plein ». La situation actuelle risque de faire beaucoup de frustrés et de déçus… Les talents sont légion et les baquets rares en F1 !

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