Formule 1

Vettel n’a jamais pensé que Hamilton serait une menace pour la victoire

En dépit d’une remontée fantastique

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Par Valentin Vilnius

13 novembre 2017 - 17:26

Sebastian Vettel, de l’aveu de Valtteri Bottas, a sûrement gagné le Grand Prix du Brésil au départ, lorsqu’il a pris l’avantage, à l’intérieur du premier virage, sur le pilote Mercedes. Le Finlandais avait souffert de patinage, mais l’affaire était tout de même loin d’être pliée…

« C’était serré » confirme Sebastian Vettel.

« Je pense que nous avions tous plus ou moins le même rythme ; c’était difficile de semer la meute. J’ai poussé très dur. Au départ, j’ai eu un très bon élan et j’ai pensé que c’était bon, ensuite, j’ai peut-être trop poussé sur l’accélérateur, j’ai perdu un peu d’élan sur Valtteri mais ensuite j’ai vu qu’il souffrait toujours et j’ai pu regagner du terrain lors de la deuxième phase du départ. C’était juste suffisant pour me donner l’élan afin de pouvoir me faufiler à l’intérieur au premier virage. Oui, je savais que je devais y aller. Il y avait une petite ouverture, j’y suis allé et bien sûr, c’était trop important au final. »

« Le restart après la voiture de sécurité fut très délicat. Je pense que la voiture de sécurité a éteint ses lumières très tard et il était très difficile alors d’avoir un écart suffisant parce que c’est une longue ligne droite, et la voiture de sécurité n’est pas très rapide, donc il est difficile de savoir combien de temps il faut donner à la voiture de sécurité, avant de pouvoir redémarrer. Mais ça a bien fonctionné parce que je pense que dans l’ensemble, nous avions moins de vitesse en ligne droite que les Mercedes ce week-end, et c’était rude. »

« Toujours voir Valtteri dans les rétros en course, et voir qu’il se rapprochait, en particulier dans le premier et le dernier secteur… Donc j’ai vraiment dû me concentrer sur le deuxième secteur, à chaque fois. A la fin, je pensais que j’étais à la limite avec les pneus. Bien sûr, j’ai essayé de gérer cet écart mais pour être honnête, j’ai été plus ou moins à fond tout le temps et j’ai dû pousser pour rester devant pour essayer de garder le contrôle sur la course, avec une marge d’une ou deux secondes à la fin. »

Sebastian Vettel assure donc qu’il a vraiment poussé durant la course, ce que Jock Clear, l’ingénieur de Ferrari, n’a pas totalement confirmé : selon lui, la Scuderia avait gardé de la performance en réserve…

Quoi qu’il en soit, Sebastian Vettel a dû lutter contre une Mercedes, et non contre deux. Pourtant, on a cru longtemps que Lewis Hamilton, avec son rythme démoniaque, serait capable de recoller sur la tête de course. Sebastian Vettel a-t-il pensé que le champion du monde 2017 serait une vraie menace pour lui en fin de course… ?

« Je n’ai pas vraiment été informé de sa remontée. Bien sûr je l’ai vu rentrer aux stands juste devant moi donc je savais qu’il devrait remonter ensuite, mais je pense que ce n’est pas la première fois que nous avons vu cette stratégie en miroir cette année – et elle comporte des avantages. Bien sûr, ce n’est pas très attirant d’adopter une telle stratégie si vous partez à l’avant, mais ça peut vraiment l’être si vous partez de la position de Lewis [départ des stands]. Donc bien sûr, vous avez un avantage. Je pense que la piste était meilleure en fin d’épreuve donc bien sûr, les supertendres étaient clairement les pneus les plus rapides, mais dans l’ensemble, il est juste de dire que Lewis était très rapide. »

« C’était sympathique de voir, de notre côté, que nous étions si proches en qualifications. Mais nous perdions aussi du temps en lignes droites. On m’a dit que nous étions 5 dixièmes plus vite que les Mercedes lors du deuxième secteur, mais bien sûr, nous perdions beaucoup en lignes droites et nous avons plus ou moins fait les mêmes temps durant toute la course. C’était très serré. »

« Quand vous êtes dans la position de Valtteri, si proche, alors vous perdez un peu dans le deuxième secteur, et vous gagnez un peu dans les lignes droites. Mais non, je ne pense pas que Lewis fut une menace quoi qu’il en soit. On m’a dit à un moment qu’il rattrapait Kimi Räikkönen mais je savais que ce serait très difficile pour lui de le dépasser. »

Lewis Hamilton a en effet buté contre Kimi Räikkönen jusqu’à la fin de l’épreuve, finissant au pied du podium.

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