Formule 1

En 2020, les pneus pourraient se dégrader autant qu’en 2011 et 2012

C’est ce que tente de confirmer Pirelli

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Par Valentin Vilnius

6 août 2018 - 16:51
En 2020, les pneus pourraient se (...)

En 2011 et 2012, la dégradation des Pirelli était très élevée, au point que la performance des gommes pouvait totalement chuter en l’espace de quelques boucles. Le résultat des courses en était rendu forcément plus imprévisible.

La FIA, dans son appel d’offres pour choisir le manufacturier de la F1 de 2020 à 2023, estime qu’apporter plus de dégradation pneumatique serait souhaitable. Le pneu tendre, au-delà de 10 % de distance de course couverte, devra devenir deux secondes plus lent par tour.

Pirelli – qui est le grand favori de cet appel d’offres – envisage bien dans ces conditions de produire, à nouveau, des pneus se dégradant beaucoup plus vite, à en croire son directeur, Mario Isola.

« Nous analysons les données relatives à la dégradation. C’est pourquoi nous prenons notre temps avant de répondre à l’appel d’offres. Les gars à Milan essaient de faire quelques simulations pour comprendre ce qu’il nous faut atteindre pour répondre aux objectifs de la FIA. Le niveau de dégradation n’est pas probablement loin de celuide 2011 et 2012. Nous dressons des comparaisons pour le comprendre. »

« La dégradation pure est une chose, une autre chose est la dégradation durant un Grand Prix. Parce que durant la course, les équipes doivent prendre toutes leurs dispositions pour gérer la dégradation et la diminuer, sans trop réduire le rythme, pour obtenir le meilleur résultat possible.

« Donc nous devons mettre sur la table tous ces aspects pour comprendre ce que sera le résultat final. Parce qu’atteindre ces objectifs… ce n’est pas très facile de prédire comment y arriver, avant d’avoir toutes les données requises. »

Ce qui est certain selon Mario Isola, c’est que la FIA a fixé des objectifs « élevés » de dégradation à compter de 2020.

« Honnêtement, ils sont assez élevés. »

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