Formule 1

100 000 £ pour aller au large : les vibreurs jaunes exaspèrent les équipes de F1

La FIA encore sous pression

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Par Alexandre C.

18 juin 2021 - 20:02
100 000 £ pour aller au large : les (...)

Michael Masi, le directeur de course de la FIA, n’a pas que le dossier des ailerons arrière ou des pressions Pirelli à gérer ce week-end : les vibreurs jaunes, très agressifs, ont fait parler en essais libres au Paul Ricard.

Ron Meadows, directeur sportif de Mercedes, s’est ainsi plaint à la radio à la FIA. Les vibreurs auraient causé des dégâts déraisonnables à la voiture de Valtteri Bottas, et l’addition serait très salée pour Mercedes, surtout en période de budgets plafonnés…

« Nous ne pouvons pas dire ’bien, vous ne devriez pas aller là’ parce que c’est des dizaines ou des centaines de milliers de livres sterling de dommages en allant deux mètres trop large » a ainsi lancé Meadows à la radio.

Le directeur de course de la FIA lui a répondu : « Nous les avons dans beaucoup d’endroits, Ron, et ils étaient là en 2019. »

Puis en EL2, l’ingénieur de Red Bull Jonathan Wheatley s’est plaint sur ce même sujet à Masi....

« Cela semble juste être une pénalité si énorme pour une erreur si mineure de la part des pilotes. Je me demandais si vous envisageriez, je ne sais pas, d’en retirer la moitié. Nous savons que ces voitures utilisent différentes zones et si vous regardez maintenant sur ces longs relais, elles ne s’en approchent pas. »

« Comme je l’ai dit, il semble que la pénalité pour aller au large soit juste d’environ 100.000 £ au lieu d’une perte d’un peu de temps au tour. »

Et Jonathan Wheatley s’est vu rétorquer par Masi la même explication : ces vibreurs étaient déjà là en 2019.

Pour les équipes fragiles financièrement aussi, ces vibreurs sont un problème. C’est ce que Günther Steiner a souligné pour Haas par la suite.

« Évidemment, Jonathan s’est plaint. Même si vous êtes une grande équipe, nous ne devrions pas avoir des vibreurs qui détruisent une voiture, à mon avis. [Pour] une grande équipe ou une petite équipe, ce n’est pas constructif. Si vous savez que ça endommage la voiture, pourquoi les avoir là ? »

« Devrions-nous mettre des barrières autour des pistes t ensuite, c’est sûr, nous n’irions pas dedans parce que nous détruisons complètement la voiture ? C’est une ligne fine où vous dites ’c’est acceptable, ce n’est pas acceptable’. »

« Mais il y a d’autres endroits où vous sortez des limites de la piste et vous perdez du temps, mais vous ne détruisez pas votre voiture. C’est ce que ça devrait être. »

Günther Steiner a été rejoint dans sa fronde par Otmar Szafnauer, chez Aston Martin F1... Le vent du mécontentement souffle ! Mais quelle solution alternative propose-t-on du côté de Otmar Szafnauer ?

« Je ne suis pas en faveur de faire des dégâts à des voitures, je pense qu’il y a probablement de meilleures façons d’évaluer et de pénaliser les limites de la piste. »

« L’autre chose est qu’il faut être cohérent, même dans un tour, parfois ce n’est pas constant. Dans ce virage, c’est une chose, dans l’autre virage où il y a aussi des limites de piste, c’est autre chose. Donc je pense qu’il y a de meilleures façons de le faire, en étant plus cohérent. Et être constant d’un pilote à l’autre, d’une équipe à l’autre. »

« Et il faut que ce soit mesurable. Personnellement, j’aime mieux ça que d’avoir des bordures qui endommagent la voiture. Dans une situation de course, vous pouvez être poussé par quelqu’un et votre décision est soit de vous faire avoir en étant poussé au large, soit d’endommager ma voiture, et je pense que cela pourrait être une situation injuste. »

Mis sous pression, Michael Masi, sans annoncer de mesure immédiate, a promis qu’il s’attaquerait donc au sujet... Pour enlever les vibreurs demain ? Peut-être !

« Je pense avoir entendu un certain nombre de directeurs d’équipe et de pilotes demander des limites physiques. Je regarderai tout ça ce soir. »

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