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Paretta Autosport : Une première dans l’histoire de l’Indy 500

Simona De Silvestro qualifie une équipe majoritairement féminine

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Par Emmanuel Touzot

26 mai 2021 - 17:57
Paretta Autosport : Une première (...)

La qualification de Simona De Silvestro et de l’équipe Paretta Autosport pour l’Indy 500 s’est faite en deux temps. Avec une qualification insuffisante d’abord, puis un Bump Day maîtrisé pour obtenir la dernière place sur la grille.

Et si on peut y voir un scénario déjà vu par plusieurs équipes par le passé, cette performance est importante à bien des égards. La qualification de l’équipe Paretta Autosport marque en effet une grande première dans les 500 Miles d’Indianapolis.

Dirigée par Beth Paretta, l’équipe Paretta Autosport est en effet la première équipe à l’effectif majoritairement féminin, ce que souhaitait sa fondatrice lors de la création de la structure.

Un programme pour la diversité qui se mue en équipe

L’arrivée de Paretta Autosport est en partie due à Roger Penske, puisque le Captain a lancé l’an dernier le programme "Race for Equality & Change", présenté conjointement par l’IndyCar et l’Indianapolis Motor Speedway, qu’il possède.

C’est de ce programme qu’a débouché la création de l’équipe Paretta Autosport, soutenue par Penske Racing, et majoritairement féminine. Le team comporte plus de femmes que d’hommes et est devenu, dimanche, la première équipe majoritairement féminine à se qualifier pour la grande classique américaine.

"On l’a fait ! Une journée émouvante en sachant que l’on n’a qu’une tentative pour se qualifier en course" a déclaré Simona De Silvestro, qui est le fer de lance de ce projet. "Merci à toute l’équipe pour son travail acharné. Nous y sommes arrivés par la manière forte."

Une majorité de femmes, mais pas d’obligation

En effet, cette 33e place revêt l’importance symbolique de cette grande première féminine, mais elle prouve surtout le travail acharné de cette équipe fondée il y a quatre mois.

Beth Paretta aurait aimé n’engager que des femmes dans son équipe, mais elle a fait le choix d’y intégrer des hommes, misant sur le talent de chacun plutôt que sur le genre, tout en offrant des postes à un maximum de femmes.

Elle ne s’était pas donné d’obligation à ce niveau : "Voici ce qu’il en est : s’il y a zéro femme sur le muret à l’Indy 500, il y en aura à la course suivante. On veut progresser. Le fait que l’on puisse voir ce line-up et à quel point on a progressé en quatre mois, c’est comme ça que je mesure le progrès."

Heureusement, Paretta a pu pousser plus loin son concept d’équipe et a réussi à intégrer un grand nombre de femmes à son effectif : "Est-ce que ce sera 100% féminin ? Non. Nous priorisons la sécurité et la compétition. Mais à chaque fois que l’on peut intégrer et ajouter une femme à un poste clé, nous le ferons."

S’inspirer des anciennes générations... et inspirer les prochaines

Beth Paretta a tenu à rappeler les femmes grâce auxquelles une telle évolution est possible. Elle a évoqué Janet Guthrie, qui était la première femme à disputer l’Indy 500 - et sur qui un film sortira prochainement - et Maude Yagle, première femme propriétaire d’une équipe à l’Indy 500.

Elle souhaite désormais que cette équipe, qui disputera son premier Indy 500 dimanche, serve d’exemple : "La course est le seul sport qui peut être mixte à un niveau professionnel aujourd’hui, et je pense que c’est incroyable. Car si vous regardez partout, en affaires, en industrie, en science, la vie est mixte."

"Pour moi, la plus belle chose est, si une jeune fille regarde cela depuis chez elle, qu’elle puisse s’y voir. C’est tout ce que nous voulons faire. Et peut-être que dans dix ans, cette jeune fille sera dans la voie des stands."

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