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Interview - Lappi se confie avant la Suède

Sa relation particulière avec le pilotage sur neige et glace

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Par Olivier Ferret

12 février 2019 - 09:52

Quand as-tu piloté sur la neige pour la première fois ?

"Comme beaucoup de Scandinaves, j’ai conduit pour la première fois une voiture de rallye sur un lac gelé à l’âge de onze ans. C’était une propulsion, la seule d’ailleurs que j’ai pilotée, et elle appartenait à mon grand frère."

As-tu plus d’expérience sur la terre que sur la neige ?

"J’en ai plus sur la terre, en tout cas depuis que je cours en championnat du monde, car c’est la surface majoritaire. En championnat de Finlande en revanche, on avait trois des sept courses qui se couraient sur neige, dont le fameux Arctic Rally basé à Rovaniemi en Laponie. Puis plus jeune, disons de onze à quinze ans, à défaut de pouvoir faire du karting pendant la saison hivernale, je m’entraînais sur les lacs gelés des environs."

Qu’apprécies-tu dans le pilotage sur neige et glace ?

"Quand tu te retrouves dans une forêt irradiée par une belle lumière, sur une route encore vierge de traces, avec des températures négatives et de gros murs de neige, c’est un cadre juste magnifique pour piloter. Il n’y a pas meilleur terrain d’expression pour une voiture de rallye à mon sens ! Le mieux, c’est quand tu peux t’appuyer sur les murs en sortie, même si c’est toujours un peu la loterie, car certains sont plus souples que d’autres et peuvent ainsi t’être fatals. Certains pilotes indiquent dans leurs notes quels murs de neige utiliser, mais je ne le fais pas car tu n’es jamais sûr que le mur en question soit toujours là à ton passage !"

Ta spéciale favorite ?

"J’aime beaucoup les spéciales norvégiennes du vendredi, elles sont plus techniques que les suédoises, puis on y a généralement plus de glace et de neige."

Ton meilleur souvenir ?

"Je dirai l’étape de dimanche l’an passé, qui nous a vus signer deux des trois scratches, dont la Power Stage, et gagner deux places pour finir quatrième. C’était une belle bagarre, d’autant que la spéciale de Likenas, à parcourir deux fois comme cette année, demande beaucoup d’engagement en raison des vitesses atteintes."

Ton pire souvenir ?

"En 2016, j’ai trouvé le moyen de me ‘’tanquer’’momentanément dans un mur de neige du seul chrono du rallye qui était un petit peu enneigé. Cette année-là, pas moins de huit ES avaient été annulées en raison d’un hiver particulièrement doux."

Le "spot spectateurs" que tu conseilles ?

"J’irais me placer en sécurité dans un enchaînement de virages particulièrement rapides où les voitures tutoient le rupteur, de manière à juger qui est en confiance au volant et qui l’est moins."

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