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Un DRS similaire à la celui de la F1, mais moins cher

Le directeur technique du GP2 nous en parle

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Par Camille Komaël

10 mars 2015 - 11:05

Le DRS avait été introduit en Formule 1 en 2011, et quatre ans plus tard, c’est le GP2 qui va s’en doter pour la première fois en course. Le directeur technique Didier Perrin nous explique que le principal challenge a été d’adapter le dispositif afin qu’il soit le moins cher possible pour les équipes : "Nous avons été bien occupés tout l’hiver ! C’était intéressant d’introduire quelque chose de nouveau sur nos GP2. A partir du moment où nous avons décidé d’installer le DRS, notre objectif a toujours été d’en produire un qui serait similaire à celui utilisé en Formule 1, mais qui serait facile à mettre en place sur une GP2, et à un coût abordable."

Une fois l’idée de l’introduction du DRS adoptée et le système établi, il a fallu le tester, et le plus important était de corriger les éventuelles imperfections afin d’arriver à un système fiable. "Nous avons commencé à dessiner le système pendant l’été 2014 et nous l’avons testé pour la première fois en piste en octobre à Barcelone. Nous l’avons développé un peu plus ce même mois, encore à Barcelone. Ensuite, on a fait deux séances d’essais de cinq jours chacune à Bahreïn : d’abord en décembre, puis en février. Notre objectif principal était de s’assurer qu’on pouvait fournir un matériel fiable à nos équipes", poursuit Didier Perrin.

Le choix du circuit de Bahreïn a permis de tester sur une piste sèche assurée, ce qui a aidé la voiture à accumuler les kilomètres avec le système embarqué sur l’aileron arrière. Didier Perrin décrit sa satisfaction d’être au final parvenu à obtenir un système de DRS plus simple que celui qui était prévu : "Pendant nos essais à Bahreïn, on a beaucoup roulé. Petit à petit, on a simplifié le système : nous avions commencé avec quelque chose d’assez complexe, mais nous avons terminé avec un système assez simple. C’était important, car plus c’est simple, plus c’est facile à mettre en place, et plus c’est facile de le rendre efficace et fiable."

Fonctionnement du DRS

Pas de surprise du côté du fonctionnement : tout sera comme en F1 pour pouvoir activer l’aileron arrière mobile. "Les règles et la manière d’opérer sont les mêmes qu’en F1. Nous aurons les mêmes zones DRS qu’en F1. La ligne de détection pour mesurer l’écart sera située au même endroit et les critères pour autoriser un pilote à utiliser ou non son DRS seront les mêmes qu’en F1."

Cependant, Didier Perrin confirme que le GP2 a dû faire appel à EM Motorsport car le GP2 ne dispose pas du même système de télémétrie qu’en F1 : il fallait donc trouver un moyen de pouvoir déceler qui aurait droit au DRS et où. "La principale différence réside dans la télémétrie. En F1 les équipes ont à leur disposition un système de télémétrie très compétitif qui envoie et reçoit des données de la voiture. Bien sûr, nous n’avons pas ça en GP2. Donc nous devons développer un système de télémétrie qui sera géré par EM Motorsport. Cela permettra de localier les voitures sur la piste et envoiera les données de DRS à chacune d’entre elles pendant toutes les sessions."

Enfin, le directeur technique pense que le DRS ne changera pas seulement la manière d’aborder les attaques et les dépassements en GP2, mais que cela se répercutera sur toute la stratégie, ainsi que la gestion des pneus : "Le DRS aura surtout un impact sur la stratégie : bien sûr à la fin de la zone DRS, cela aidera les pilotes à être dans une meilleure position pour le virage suivant, mais en plus le DRS sera un outil stratégique que les équipes pourront utiliser. Ils devront aussi prendre en considération la dégradation des pneus, car c’est lié. Cela ajoutera définitivement quelque chose d’assez intéressant."

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