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Bruno Famin : La page Endurance est définitivement tournée !

"Les 908 sont en cours de montage pour rejoindre le Musée de Sochaux"

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30 avril 2012 - 08:11
Bruno Famin : La page Endurance est (...)

Depuis l’arrêt brutal du programme Endurance chez Peugeot, Bruno Famin est toujours au sein de Peugeot Sport, mais avec de nouvelles activités à mettre en place. Olivier Quesnel étant indisponible, c’est bien lui qui dirige Peugeot Sport, avec de nouveaux défis à relever, dont le lancement de la RCZ Cup dans le cadre du GT Tour. C’est durant un déjeuner au sein de la structure Peugeot à Lédenon que Bruno Famin est revenu avec nous sur l’arrêt du programme 908, mais aussi sur le présent de Peugeot en compétition, avec comme seule activité un département Compétition-Client.

Laurent Mercier : Bruno, Peugeot est maintenant pleinement tournée vers d’autres activités ?

Bruno Famin : « Oui et le programme 2012 est déjà bien chargé avec le service Compétition-Client qui est un socle fort chez Peugeot. On arrive à un renouvellement de produits et nous présenterons vendredi prochain les dérivés de la Peugeot 208 en compétition. »

La page Endurance est donc bien terminée ?

« Oui la page Endurance est définitivement tournée. Les 908 sont en cours de montage pour rejoindre le Musée de Sochaux. Le tout premier modèle sera mis en vente sous peu car un acheteur potentiel pourrait rouler avec hors compétition. Comme c’est le cas avec nos modèles WRC, des attachés techniques apporteront une aide. Il n’y avait rien de concret pour poursuivre en Endurance sachant que le but est de faire des économies. Je le répète, la page est tournée. Il y a chez Peugeot une vraie envie de développer ce nouveau service, et c’est aussi ce qui nous a permis de rebondir dans le passé. C’est le cas depuis le Peugeot Talbot Sport. Nous avons un très beau produit avec la RCZ. C’est une petite GT et avec la Formule GT Academy le champion 2012 recevra une bourse pour aller en GT Tour. Je suis satisfait que la RCZ se dispute durant les meetings GT Tour qui sont vraiment bien organisés avec un beau spectacle en piste ainsi qu’en dehors. »

Est-il possible de voir à terme une RCZ GT3 ?

« Rien n’est exclu mais nous regardons aussi du côté du VLN où des RCZ sont engagées face notamment à des Mini. Le programme est soutenu par Peugeot, comme Peugeot Belgique ou Peugeot Italie peuvent être impliqués en rallye. D’ailleurs il existe également une RCZ en rallye, mais là l’initiative est complètement privée. On souhaite déjà conforter notre image premium du produit avec le GT Tour. La RCZ peut rouler dans divers championnats et un élargissement est toujours possible. Le vrai problème du GT3 reste la Balance de Performance. En revanche il n’est pas exclu à moyen terme de mettre en place une finale européenne RCZ. »

Le début de la RCZ Cup est plutôt encourageant...

« Oui car nous avons 19 autos dès le lancement de la série. C’était loin d’être acquis mais les équipes ont vite adhéré au produit. J’en pense qu’à court terme, nous devrions en avoir cinq de plus. Le premier ressenti des pilotes est bon et cela va faire le buzz. Il est prévu d’en produire 50 et nous avons de quoi répondre à la demande. Je ne serai pas surpris d’avoir 30 à 35 autos l’an prochain. »

A titre personnel, c’est un nouveau départ ?

« L’arrêt du programme Endurance a été violent car Peugeot a souhaité se recentrer très tard. A titre personnel il a fallu gérer le quotidien et essayer de trouver des solutions pour faire tourner Peugeot Sport. Pour être franc, je n’ai jamais autant travaillé qu’en ce moment. On travaille également au reclassement de l’équipe technique. L’objectif est clairement de faire des économies et il était hors de question de ne pas les faire. On peut disserter à l’infini sur le timing mais la vraie justification est économique, un point c’est tout. Nous avons la chance de continuer sur des projets intéressants avec des produits phares de la marque. »

Vous verra-t-on aux 24 Heures du Mans cette année ?

« Il est prévu que je sois présent à la Journée Test en tant que spectateur ainsi qu’aux essais durant la semaine. Je suis venu au Mans pour la première fois à l’âge de 10 ans et cela fait longtemps que je n’ai pas vu réellement la course. On vient au Mans par passion et j’ai assisté à la toute première victoire d’Henri Pescarolo en 1972, l’année de ma première venue dans la Sarthe. J’ai été élevé au son du V12 Matra dans les Hunaudières. Le Mans reste unique en tant que spectateur où l’on peut profiter de l’ambiance et du spectacle. Il y a encore une proximité avec le public. En revanche je ne pense pas être présent la semaine prochaine à Spa pour le WEC car nous avons une présentation vendredi, mais j’ai bien suivi à distance les 12 Heures de Sebring. »

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