Formule 1

Wolff est heureux d’assister ’à un tournant de la F1’

Un sport enfin rentable ? C’est aussi pour cela qu’il est resté chez Mercedes F1

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Par Emmanuel Touzot

19 décembre 2020 - 16:14
Wolff est heureux d’assister ’à un (...)

Mercedes F1 a annoncé une restructuration financière de son équipe, avec la vente de parts de Daimler, maison-mère du constructeur. L’investissement du groupe allemand passe de 60% à un tiers des parts seulement.

La famille Lauda, qui possédait encore 10% de l’équipe, a revendu ses parts. Sponsor de l’équipe depuis cette année, Ineos a acheté un autre tiers de l’équipe, tandis que Toto Wolff a complété son investissement pour posséder désormais un autre tiers du team. Il se félicite de l’arrivée d’Ineos au capital de l’équipe.

"Ineos est une entreprise très impressionnante, et quand j’ai rencontré Jim et ses partenaires, il était clair qu’on partageait le même état d’esprit" note l’Autrichien. "Ineos a non seulement un succès incroyable, mais aussi un état d’esprit très entrepreneurial. Ils sont rapides, ils saisissent les bonnes opportunités au bon moment et ont une expérience incroyable en sport dont on peut profiter."

Il explique pourquoi Mercedes poursuit son investissement en F1, et pourquoi lui y restera aussi impliqué, en tant qu’investisseur et en tant que directeur d’équipe. Selon lui, cela repose notamment sur le fonctionnement se rapprochant des sports américains : "On est à un tournant pour la F1, car les équipes se sont toujours battues pour des ressources afin d’être performantes en piste."

"On est désormais dans une optique de franchises, avec un plafond budgétaire, et les équipes châssis deviendront désormais profitables, et c’est pour ça que ça devient intéressant. Les sports US ont fait cette transformation il y a dix ans et ce sont des franchises valables. Avec Jim et Ineos avec nous, on peut encore accélérer cette transition."

A titre personnel, Wolff n’a pas envisagé de rejoindre la concurrence, ni même de prendre un rôle de dirigeant au sein de la F1. Il explique que continuer avec Mercedes F1 était la priorité, et que peu de doutes étaient présents, bien que l’emploi du temps d’Ola Källenius, le PDG de Daimler, et le sien, ont mis du temps à s’aligner.

"J’étais déjà engagé auprès de Mercedes, et je ne pouvais pas m’imaginer impliqué auprès de la F1 ou d’une autre marque. On a évolué ensemble, c’est un lien que j’ai fait dans l’équipe mais aussi avec le conseil d’administration de Daimler. On se connaît depuis plus de dix ans, et en si longtemps on se fait confiance."

"Qu’est-ce qui a pris si longtemps pour prolonger ? Nous étions simplement occupés à faire tourner notre entreprise. Ola était occupé à mener la transition de Daimler, j’étais occupé à tenter de gagner le championnat, et ce n’était pas une priorité. Je sais que les médias le voyaient comme ça mais pour nous, il était de toute façon clair que ça allait arriver."

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