Formule 1

V6 Renault évolué contre lourdes pénalités ? McLaren étudie ses options

Le même dilemme que pour Nico Hulkenberg

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Par A. Combralier

26 juin 2019 - 16:42
V6 Renault évolué contre lourdes (...)

Renault a introduit une évolution moteur au Grand Prix de France, que seule Daniel Ricciardo a utilisée. Nico Hulkenberg risquait, en effet, une pénalité moteur pour changements d’éléments de l’unité de puissance, et Renault voulait éviter de le faire partir en fond de grille devant le public tricolore.

Pour ses deux pilotes, McLaren fait face à une équation tout aussi complexe : faut-il profiter du gain de puissance apportée par la nouvelle spécification… au risque d’écoper de pénalités moteur ? Le Red Bull Ring est un circuit où la puissance moteur compte certes plus qu’au Paul Ricard, mais partir du fond de grille annihilerait tout espoir de gros points.

Le cas de Carlos Sainz est le plus problématique : l’Espagnol, qui avait subi une défaillance du V6 Renault à Melbourne, sera automatiquement pénalisé s’il change d’unité de puissance, puisqu’il a déjà atteint la limite de trois moteurs. Mais un changement d’unité de puissance sur la voiture de Lando Norris serait aussi périlleux : le rookie risquerait fort d’entamer son quota pour le reste de l’année.

« C’est toujours quelque chose sur lequel nous travaillons pour le moment » a confié Andreas Seidl, le directeur de l’écurie McLaren en F1.

« Nous devons collecter les données du Grand Prix de France, et ensuite travailler sur notre plan. Et surtout, il faut voir ce que cela signifie quant aux pénalités que nous écoperions jusqu’à la fin de l’année, avec des différents scénarios qui sont à étudier. »

« Dès que Carlos aura l’évolution, nous aurons une pénalité, parce que ce sera son quatrième moteur. Donc il faut déterminer à quelle course ce sera le bon moment pour le faire. Et au bout du compte, étant donné le règlement, il faut que vous dressiez un plan, pour savoir comment vous utiliserez vos moteurs tout au long de la saison, en termes de kilométrage, de modes moteurs, de manière à éviter le plus possible les pénalités. »

« Le moteur fourni par Renault est bon, et c’est encourageant de voir qu’ils amènent des évolutions. Mais de nouveau, le plan pour nous, en France, c’était qu’il valait mieux ne pas utiliser la nouvelle spécification, simplement pour minimiser le nombre de pénalités que nous obtiendrions d’ici la fin de saison. »

Même doté de l’évolution moteur, Daniel Ricciardo n’a pu battre les deux McLaren au Paul Ricard : est-ce un motif de soulagement ou d’inquiétude pour le responsable de Woking ? Comment voit-il cette confrontation, course après course, contre son propre fournisseur moteur ?

« On nous pose très souvent cette question, mais nous ne nous concentrons pas sur Renault. La bataille est serrée en milieu de grille et bien sûr, nous voudrions mener ce peloton. Mais nous nous concentrons surtout sur l’écart d’une seconde, une seconde et demie, qui existe avec les écuries de pointe. Et je pense que c’est la même chose du côté de Renault. C’est notre mission. »

« Bien sûr, un week-end comme celui du Paul Ricard, c’est le mieux qui puisse arriver à une équipe. Simplement parce que cela permet d’avoir un super esprit dans l’équipe, alors que vous devez sans cesse être à fond. Mais dans le même temps, il faut faire attention à ne pas trop s’exciter après ce résultat, parce que nous avons vu, depuis le début de la saison, qu’il y avait des pistes où Haas était forte, Alfa Romeo était forte, Racing Point ou Renault aussi… »

« Donc c’est juste bon pour nous de voir que tout le dur labeur des ingénieurs, des pilotes, porte ses fruits ; c’est bon de voir que nous faisons constamment des progrès avec la voiture. Nous allons continuer à apporter des petites nouvelles pièces sur les voitures lors des prochaines courses. Ce n’est que du positif, et c’est important de continuer ainsi. »

McLaren

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