Formule 1

Une erreur de stratégie peut vite arriver, selon Hamilton

C’est un moment où il y a beaucoup de risques pris

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Par Emmanuel Touzot

26 mai 2019 - 09:14
Une erreur de stratégie peut vite (...)

Lewis Hamilton a été interrogé sur les erreurs commises par Ferrari ce samedi. Sebastian Vettel avait commencé la journée en tapant le mur, mais Hamilton n’a pas voulu accabler son rival, qui a reconnu qu’une erreur peut vite arriver sur le circuit monégasque.

"Je ne sais pas, je ne les ai pas vraiment vus aujourd’hui, donc je ne sais pas de quelles erreurs il s’agit," avoue Hamilton.

"Evidemment, j’ai vu celle de Sebastian en Libres 3, mais ça peut arriver facilement ici."

"Les Red Bull sont toujours très rapides ici et Max a fait du super boulot, donc je ne sais pas quelle est la situation d’ensemble. Je pense qu’ils ont une très bonne voiture. Pour je ne sais quelle raison, c’est très rapide en ligne droite et plus lent dans les virages. Nous sommes plus rapides dans les virages en général, je pense que c’est pareil pour Red Bull."

"Donc je pense qu’ils ont une philosophie un peu différente et naturellement ça ne marche pas partout mais ils étaient plutôt rapides à certains moments de la séance. C’est une grosse bataille. Peu importe ce que vous faites, vous essayez toujours d’en tirer le maximum, encore et encore. Et quand vous êtes sur le fil du rasoir, vous êtes les plus enclin à faire des erreurs."

"Quand votre voiture n’est pas dans le rythme, vous espérez, en tant que pilote, que vous pouvez reprendre deux, trois ou quatre dixièmes, peu importe, donc vous poussez au-delà des limites et vous faites plus d’erreurs. C’est naturel. Je n’attends rien de moins d’eux qu’ils donnent tous ce qu’ils ont."

Il a toutefois appris au terme de la séance que c’était une erreur stratégique qui avait coûté cher à Charles Leclerc, éliminé dès la Q1. Il explique comment procède son équipe pour éviter ce genre de déconvenue : "Je ne savais pas ça. Il s’agit simplement de préparation. C’est vraiment une formalité."

"Nous nous asseyons et nous parlons du plan tel qu’il est prévu jusqu’à la Q3, nous parlons du timing et de la préparation, et de ce que nous allons faire pour y aller. La communication est constante. Cette relation est vraiment importante. Nous avons d’incroyables personnes dans notre équipe qui ne font pas d’erreur et qui font ce qu’elles promettent, tout comme nous."

Son équipe définit un temps cible qui pourra probablement le mettre dans la zone de sécurité pour le passage à la phase suivante, mais il avoue qu’il est parfois maître des décisions. A Monaco, cependant, un tel choix représente toujours un risque supplémentaire : "Parfois ça arrive. Ils n’ont pas beaucoup de temps. Ils définissent un temps minimal et anticipent les progrès de la piste."

"Vous sortez, vous faites le tour, et ils vous disent que vous êtes sauvé. Durant mon premier tour, ils ont dit que j’étais sauvé, mais je pouvais rester en piste et améliorer. J’ai décidé de tenter d’améliorer mon temps et voir le circuit s’améliorer. Par le passé, ça m’arrivait de rester à attendre en disant qu’on devait peut-être ressortir ou non. Ici, on a pris ce risque, mais ça n’arrive pas souvent."

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