Formule 1

Un Grand Prix de F1 en Afrique, le nouveau combat de Hamilton

Il confesse que sa priorité n’est pas vraiment à la F1

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Par A. Combralier

28 juin 2020 - 08:31
Un Grand Prix de F1 en Afrique, le (...)

Depuis le Grand Prix d’Afrique du Sud 1993, tenu à Kyalami (récemment rénové, en photo), la F1 ne s’est plus rendue en Afrique. Il faut dire que son éthique et son intégrité étaient alors questionnées, notamment durant les années 80, car la F1 a continué à courir dans ce pays alors caractérisé par l’apartheid d’un régime raciste.

La F1, dans son histoire, s’était aussi rendue au Maroc, en 1958 – pays qui accueille aujourd’hui le WTCR et la Formule E à Marrakech.

Très engagé sur la question de la diversité en F1, Lewis Hamilton souhaite que la F1 arête ainsi d’être un sport ignorant le continent africain, comme il l’a confié ce week-end. Cela rejoint d’ailleurs les plans de la FOM, car Liberty Media, dans l’extension du calendrier, a déjà dit viser notamment l’Afrique.

Lorsque les fans lui demandent ainsi où il aimerait voir la F1 poser ses valises, le pilote Mercedes n’hésite pas.

« C’est facile : l’Afrique. »

« C’est un endroit où il est si important de retourner. En ce moment, la Formule 1 va dans des pays et ne laisse pas grand-chose derrière elle, si tant est qu’elle en laisse. La F1 doit devenir un sport qui va dans des endroits et qui laisse derrière elle quelque chose pouvant vraiment aider les communautés. »

« Je pense que ramener l’attention sur l’Afrique et mettre en valeur la beauté de ce continent… c’est l’endroit le plus important où nous devons aller. Il faut aller là où il n’y a pas que de l’argent. Cela concerne les gens. Dans les affaires, ce n’est pas toujours le cas. C’est quelque chose que je préconise vraiment. »

Lewis Hamilton confesse qu’il se concentre en bonne partie en ce moment sur des sujets sociaux… au risque d’oublier un peu trop la F1 ?

« C’est une période vraiment bizarre dans le monde. »

« Le plus grand défi dans mon esprit ne concerne pas nécessairement le championnat. Ce n’est pas une année normale. Aujourd’hui, nous voyons une opportunité pour le changement. Ma course, c’est de soutenir cela. Ma course est en accord avec l’inclusion et la diversité, en poussant pour cela. C’est pour cela que je cours. »

« Je me bats pour tous ceux d’entre vous qui n’ont pas de voix, qui font le plus de bruit possible pour essayer de changer les choses. La seule façon d’y parvenir, c’est d’y être, de participer au changement de l’intérieur - en parlant de mon industrie, du sport automobile, de l’industrie automobile, en essayant de créer un effet d’entraînement qui encourage d’autres entreprises dans le monde. C’est au cœur de mon objectif. »

Relevons que South African GP, l’entreprise qui pilote le retour éventuel d’un Grand Prix en Afrique, est d’ailleurs une structure dirigée par Jody Scheckter, l’ancien champion sud-africain de 1979 et son neveu Warren. La F1 avait d’ailleurs fait un pas récemment vers son retour en Afrique, avec un Fan Festival qui devait être organisé, en mars dernier, à Johannesburg. Le coronavirus en aura décidé autrement…

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