Formule 1

Pour Mick Schumacher, Steiner espère un destin à la Leclerc

Il lui donne une moitié de saison d’apprentissage sans frais

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Par Alexandre C.

8 janvier 2021 - 11:53
Pour Mick Schumacher, Steiner espère (...)

A l’image de Charles Leclerc, Mick Schumacher fera ses débuts en F1 dans une équipe satellite de Ferrari (Sauber pour l’un, Haas pour l’autre), l’année suivant son titre en F2. On sait que la progression du Monégasque fut fulgurante : il fut appelé chez Ferrari au bout de seulement un an pour remplacer Kimi Räikkönen.

Mick Schumacher peut-il connaitre une fortune semblable à Charles Leclerc ? C’est peu probable, puisque Carlos Sainz et Charles Leclerc ont des contrats pluri-annuels avec l’équipe. Mais au bout de deux ans, qui sait…

Günther Steiner aura donc la lourde tâche de former Mick Schumacher chez Haas, avec l’aide de Jock Clear qui a été assigné à cette tâche. Sans lui mettre trop la pression non plus…

« Je serais heureux si nous pouvions lui faire mener une carrière comme celle de Leclerc. »

« Charles a également fait la première séance d’essais libres en F1 avec nous. Lors des premières courses avec Sauber, il n’était pas le plus rapide par rapport à son équipier, mais il a appris rapidement. Dans les premières courses, c’est suffisant. C’est ce que j’attends de Mick surtout »

Mais une échéance est déjà fixée à Mick Schumacher comme à Nikita Mazepin pour être plus compétitifs...

« Après la mi-saison, nous aurons des pilotes qui essaieront de concourir et qui sauront exactement quoi faire. D’ici 2022, ils devraient être en mesure de prouver ce dont ils sont capables. Notre travail est de les former et de leur construire une voiture avec laquelle ils peuvent montrer leurs compétences, afin qu’ils puissent ensuite prendre leur destin en main. »

Steiner s’appuie sur l’expérience de Pietro Fittipaldi pour espérer une adaptation réussie de ses deux rookies.

« Je suis optimiste si je pense au travail que nous avons fait avec Fittipaldi. Il n’avait pas conduit de voiture de course depuis deux ans et à Bahreïn et à Abu Dhabi, il n’a pas fait mauvaise impression. »

« Le secret, c’est de faire peu d’erreurs et de parcourir beaucoup de kilomètres. Aller plus vite, c’est progressif. Schumi a grandi dans une équipe très compétente comme Prema. Mick doit juste apprendre et puis en 2022, il pourra montrer ce dont il est capable. Ce sera à nous de lui fournir la bonne voiture, après quoi il devra prendre son destin en main. »

Il faudra aussi gérer le hors-piste pour Mick Schumacher, qui sera forcément sollicité médiatiquement...

« Je pense que nous devons simplement gérer ses efforts, là où ils sont le mieux appliqués : car là où il doit se concentrer, surtout au début, c’est sur la course, et non sur les apparitions publiques, car c’est cela qui définira son avenir. Nous allons faire en sorte qu’il se concentre sur la course, qu’il s’améliore dans la voiture, qu’il apprenne à être en F1. Ce sera une tâche difficile parce que tout le monde voudra entendre quelque chose de lui, mais il y est habitué, je dirais, et les gens qui l’entourent y sont habitués, donc ils nous aideront, mais c’est sûr que nous avons du pain sur la planche. »

En définitive, avoir deux rookies au lieu de l’expérimenté line-up Romain Grosjean-Kevin Magnussen posera bien des problèmes initiaux à Haas. Mais pourquoi donc Günther Steiner a-t-il choisi deux jeunes pilotes ? Une histoire de salaires seulement ?

« En 2022, il y aura de nouvelles réglementations qui offriront tant de possibilités. Les pilotes sont le principal atout d’une équipe et il fallait un remaniement. Nous avions besoin de pilotes qui puissent se développer. Les jeunes pilotes s’imposent en F1. Je pense à Leclerc, qui a gagné des courses lors de sa deuxième saison. Et à Lando Norris, qui se débrouille très bien. »

« De plus, sur le plan financier, ils coûtent beaucoup moins cher que les pilotes expérimentés. Nous préférons investir dans la voiture de 2022 plutôt que dans les pilotes. »

Quant à d’éventuelles frictions entre Schumacher et Mazepin, les choses sont déjà claires.

« La compétition est un stimulant tant qu’elle reste sur la piste. Si les choses deviennent incontrôlables, je ferai des déclarations claires, mais je ne pense pas que ce sera nécessaire. Je leur fais confiance à tous les deux. »

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