Formule 1

Seidl repousse l’idée de Verstappen sur les pénalités moteurs en F1

Et celle de Binotto sur le principe du casseur-payeur

Recherche

Par Alexandre C.

27 août 2021 - 15:13
Seidl repousse l’idée de Verstappen (...)

En raison de leurs crashs respectifs à Silverstone et en Hongrie, Max Verstappen et Sergio Pérez ont vu leurs moteurs respectifs devenir inutilisables sans prendre trop de risques, et c’est ainsi que pour le Grand Prix de Belgique ce week-end, les deux pilotes Red Bull bénéficient d’un ensemble d’unité de puissance neuf.

Cela expose donc très probablement Red Bull à des pénalités moteur pendant la deuxième moitié de saison.

Or par deux fois les crashs ont été les conséquences d’accidents dont la responsabilité revenait, de manière prédominante selon la FIA, à des pilotes Mercedes, Lewis Hamilton pour Silverstone et Valtteri Bottas pour le Hungaroring.

C’est ce qui explique la frustration de Max Verstappen : le Néerlandais s’est demandé pourquoi on n’exempterait pas les pilotes de pénalités, si un changement d’unité de puissance survenait à la suite d’un crash hors de leur cause.

Mais cette solution ouvrirait un ensemble de débats trop complexes dans l’attribution des responsabilités, et compliquerait inutilement les situations.

C’est par exemple le point de vue de Andreas Seidl, le directeur de l’écurie McLaren en F1 – alors même que Lando Norris a lui aussi été une victime de la manœuvre de Valtteri Bottas au Hungaroring.

« Nous avons toujours abouti au même résultat, à savoir qu’il est tout simplement difficile de gérer et de déterminer ce qui est un véritable dégât provoqué par un accident et ce qui ne l’est pas. »

« Par conséquent, je pense que de notre point de vue, nous sommes satisfaits de la réglementation actuelle. Cela fait partie du jeu dans lequel nous sommes. Au final, c’est une question de malchance. »

Quant à la proposition de Mattia Binotto (c’est-à-dire faire rembourser les crashs par les équipes qui en sont les responsables, selon le principe du casseur-payeur), il est logique que Seidl soit du même avis : ce serait trop complexe à mettre en œuvre.

Et d’adresser un message à Mattia Binotto : il fallait y penser avant !

« La même chose est valable de mon point de vue sur le sujet du plafonnement du budget. Le bruit de fond que l’on entend, il vient des protagonistes et des suspects habituels. »

« En fin de compte, je pense que nous avons eu de longues discussions lors de l’introduction du plafonnement des coûts, et que nous n’avons jamais entendu aucun de ces gars parler d’un plafonnement budgétaire qui exclurait les crashs, par exemple. »

« Cela fait simplement partie du défi auquel nous sommes confrontés. Nous devons calculer avec un certain montant de budget au début de l’année pour les deux côtés, pour les problèmes de fiabilité ou les accidents, et ensuite vous devez gérer cela tout au long de l’année. »

McLaren avec des évolutions en Belgique

Pendant que la F1 discute de ses sujets d’agents d’assurance, McLaren a elle poursuivi son travail de développement sur sa monoplace, afin de contrer le retour en force de Ferrari. Seidl confirme ainsi l’arrivée d’évolutions pour ce week-end à Spa...

« Nous nous approchons des derniers ajustements sur la voiture pour les deux prochaines courses. Nous avons apporté quelques petites améliorations ici, dans le domaine des conduits de frein, que nous allons utiliser aujourd’hui. »

« En plus, évidemment, nous essayons d’explorer encore plus le package tel qu’il est, en comprenant mieux le package et en travaillant dans le simulateur avec les pilotes, afin de tirer le maximum de la voiture. »

Enfin ce Grand Prix marque l’arrivée de la nouvelle hospitalité McLaren, moins coûteuse et plus écologique, soit en phase avec l’évolution actuelle de la F1.

« Nous voulions avoir à nouveau une unité qui représente notre marque, l’équipe, de la bonne manière, d’un point de vue marketing. »

« Nous avons également essayé de mettre en place une solution plus durable : plus durable en termes financiers mais aussi en termes d’empreinte carbone. Nous avons donc réussi à réduire le nombre de camions dont nous avons besoin grâce à une solution très innovante qui a été développée. »

« Et puis, évidemment, nous voulions aussi donner à l’équipe un environnement de travail pour les courses européennes qui soit à la pointe de la technologie et lui permette de donner le meilleur d’elle-même. »

McLaren

Info Formule 1

Photos

Vidéos

expand_less