Formule 1

Sauber-Andretti : le rachat serait conclu, les équipes de F1 réagissent

Beaucoup de positif à en tirer pour Wolff et Brown

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Par Alexandre C.

23 octobre 2021 - 10:55
Sauber-Andretti : le rachat serait (...)

Le rachat de Sauber par Andretti Autosport, tout le paddock de la Formule 1 en discute, et ce serait même conclu selon quelques bruits de couloir.

Malgré les doutes qui seraient émanés des actionnaires majoritaires de Sauber, Finn Rausing, le milliardaire suédois qui possède une bonne part de l’équipe, aurait ainsi cédé son écurie de F1 à Andretti – à en croire les confidences que certains auraient faites à Ralf Schumacher.

« Cela n’a pas encore été confirmé officiellement, mais 80 % de Sauber a déjà été vendu à Andretti. La famille Rausing n’est plus actionnaire, bien que Finn Rausing lui-même ait conservé 20 %. J’en suis sûr. »

Les équipes réagissent aux rumeurs

Dans le paddock, on accueille avec un sentiment positif cette perspective de rachat : car cela prouve l’attractivité croissante de la F1, notamment aux Etats-Unis. C’est ce que retient par exemple Toto Wolff chez Mercedes.

« Nous sommes dans un très bon moment pour la Formule 1 parce que les audiences augmentent, la popularité du sport a augmenté, nous sommes lentement mais sûrement en train de conquérir les Amériques et Stefano, avec Liberty, ont fait un travail formidable. Je ne peux donc parler que pour nous-mêmes, nous avons considérablement augmenté notre chiffre d’affaires. »

L’influence des budgets plafonnés se fait également sentir sur la santé financière et l’attractivité du sport, poursuit Toto Wolff.

« Le plafonnement des coûts nous a apporté un budget plancher et c’est ainsi que les équipes sportives devraient être. Elles ne devraient pas être uniquement une entreprise de marketing et un centre de coûts. Ce devrait être un centre de profit similaire à ce que sont les équipes américaines, et nous y sommes clairement et je crois ou j’espère vraiment que toutes les équipes deviendront rentables très bientôt ; on en est tout proche. Vous savez quels sont vos coûts. Vous ne pouvez pas dépenser plus de 145 millions de dollars cette année, et ça va baisser. La Formule 1 en elle-même connaît un tel succès que, sur la base de l’EBIT distribué à l’équipe, une grande partie des dépenses est couverte par la télévision uniquement, donc c’est un exercice très prévisible. »

« Quiconque achète une équipe de Formule 1 aujourd’hui sait exactement ce qu’il doit dépenser pour être compétitif, parce que nous ne pourrions pas dépenser plus, c’est pourquoi c’est devenu une très bonne opportunité commerciale pour moi. Je ne vendrais pas une équipe. Au contraire, avec l’arrivée d’Ineos, j’ai acheté 3 % de plus de Mercedes et j’en suis très heureux. »

Ces échos sont relayés par l’Américain Zak Brown, le PDG de McLaren Racing, ravi de voir la santé de Sauber (et de McLaren bien sûr) être consolidée par les dernières réformes.

« La Formule 1 n’a jamais été aussi forte. Je pense que Liberty a reconnu, lorsqu’ils ont acheté le sport, qu’il y avait beaucoup de valeur à créer et nous le voyons maintenant. Les investisseurs qui s’intéressent à ce sport sont des personnes sérieuses, qui investissent dans le sport et possèdent des entreprises importantes. Si vous regardez la valeur des autres franchises sportives dans le monde, les équipes de Formule 1 sont sous-évaluées et c’est pourquoi vous voyez des gens s’y intéresser. Le moment est donc propice à l’arrivée d’un acheteur, mais il n’y a probablement pas beaucoup de vendeurs à l’heure actuelle, ce qui crée une bonne dynamique pour faire monter la valeur des franchises, donc je pense que la Formule 1 est en très bonne position. »

« Ensuite, je ne pense pas que ce soit mon rôle de commenter la situation de Michael [Andretti]. Ce que je dirais, c’est qu’il prend la Formule 1 très au sérieux. Il aime la Formule 1. De toute évidence, il a beaucoup d’histoire, notamment son père qui est champion du monde. Ce serait formidable si Michael et le nom d’Andretti étaient impliqués dans la Formule 1. Ce serait un autre avantage pour le marché américain, mais nous verrons ce qui se passera. »

Günther Steiner, qui dirige pour le moment la seule équipe américaine du plateau, serait-il enfin inquiet de se voir chiper la vedette ?

« Il y a beaucoup de spéculations. Je n’en sais pas plus que vous, je suppose, donc je n’ai aucun problème avec... si Andretti fait appel à un investisseur qui amène une autre équipe américaine sur la grille, ça me va. »

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