Formule 1

Russell et Dorilton, les deux plus gros atouts de Williams F1 pour Capito

L’équipe opère toujours sous le plafond budgétaire

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Par Alexandre C.

4 juillet 2021 - 12:09
Russell et Dorilton, les deux plus (...)

George Russell a bien failli créer l’exploit et la sensation lors du dernier Grand Prix en Autriche : en effet le pilote Williams, qualifié 11e, jouait la 8e place face à l’Alpine de Fernando Alonso en pleine course, avant de subir l’abandon malheureux que l’on sait.

Williams ne semble cependant pas très loin (si le vent se calme) d’une Q3 à la régulière, ou des points. Alors que l’équipe est en pleine reconstruction, et en recherche d’autres sponsors, ce serait là un grand bond en avant pour le moral, rappelle Jost Capito, le directeur d’écurie et PDG.

« Oui, ça aiderait. George était très proche de Q3 le week-end dernier et bien sûr tout le monde aimerait avoir la voiture dans le top 10... mais je pense que ce n’est pas ce que nous attendons. Ce que nous attendons, c’est d’arriver à un certain point… où nous obtenons des points. La dernière course a montré que c’était possible et je suis absolument convaincu que nous obtiendrons des points cette saison et alors, ce sera un autre coup de pouce pour l’équipe. »

« La Styrie a été un succès pour nous, même si nous n’avons pas terminé la course avec George dans les points, mais toute l’équipe voit que nous sommes capables et c’est un gros boost ; et quand les premiers points arriveront, ce sera un autre gros boost pour être encore plus compétitif. »

De quel pilote rapprocher exactement ce talent pur qu’est George Russell ?

Capito a d’ailleurs contribué à accueillir - c’était il y a 20 ans - Kimi Räikkönen en F1 chez Sauber. Quelle comparaison ferait-il entre les deux pilotes ?

« C’est difficile à dire. Comparé à Kimi... c’est la troisième saison de George. Kimi, quand j’étais là, c’était sa première saison. Donc, c’est sûr que c’est différent. Je suis toujours impressionné par George. Même si les attentes étaient élevées, surtout après l’année dernière [référence à Sakhir]. Et il a pleinement répondu aux attentes. Avec toutes les choses qui se passent autour de lui avec son contrat pour l’année prochaine [pour Mercedes peut-être]... je suis très impressionné par la façon dont il prend ça calmement. Il est détendu avec cette situation - ça ne le touche pas. »

« Il est totalement concentré et il travaille bien avec l’équipe. C’est très impressionnant aussi : comment il travaille avec l’équipe, comment il motive l’équipe. Tous les mardis, nous organisons une réunion au cours de laquelle nous informons l’ensemble de l’entreprise, tout le monde se connecte et est informé du dernier week-end, et George s’est connecté le mardi et a parlé à l’équipe. Il prend son temps pour être avec l’équipe. Il va à l’usine et à la salle et il est très proche de l’équipe et c’est l’une de ses forces - parce qu’ils l’aiment tous et ils travaillent tous... tout le monde travaille très dur pour lui. »

Dorilton, l’autre atout majeur de Grove

En tout état de cause, Williams semble plus solide cette année. L’apport de l’argent frais de Dorilton Capital est à cet égard précieux.

Williams opère-t-elle d’ailleurs désormais au plafond budgétaire des 145 millions ?

« Dorilton a fait beaucoup d’investissements à la fin de l’année dernière, donc avant l’entrée en vigueur du plafonnement des coûts. Et je pense que nous sommes très satisfaits de cela et... bien sûr nous serons limités par le plafond budgétaire mais pour le moment nous travaillons bien dans le cadre du plafond. Et je pense qu’il en sera de même à l’avenir. »

« Il est très important d’être efficient pour l’avenir et c’est ce sur quoi nous travaillons, pour devenir encore plus efficace dans tous les domaines que nous avons plus de ressources à mettre dans la performance et dans l’usine. »

Depuis son arrivée comme PDG, et depuis qu’il a remplacé Simon Roberts à la direction de l’équipe, Capito a-t-il aussi pu contribuer à faire avancer Williams ?

« C’est difficile à dire. Je pense que nous avons changé le style de management. Nous avons changé notre façon de travailler. Si vous étiez dans le paddock, vous verriez un état d’esprit différent, un style de travail différent. C’est ce que nous avons changé. L’équipe a travaillé dur pendant l’hiver, avant mon arrivée, et c’est aussi une partie positive. »

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