Ricciardo : Mon double dépassement sur les Alpine était un bon moment en Hongrie

Le reste de la course fut en revanche très compliqué pour lui

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Par Paul Gombeaud

2 août 2022 - 16:42
Ricciardo : Mon double dépassement (...)

Parti 9e sur la grille de départ du Grand Prix de Hongrie, Daniel Ricciardo vivait une nouvelle course décevante qu’il concluait à une lointaine 15e place, notamment après avoir écopé d’une pénalité de 5 secondes pour avoir accroché Lance Stroll. Mais le pilote McLaren F1 aura tout de même effectué une belle manœuvre lors de cette épreuve.

En effet, l’Australien parvenait à dépasser les deux Alpine à la fois au virage 2 lorsque Esteban Ocon et Fernando Alonso partaient au large : les deux hommes s’affrontaient pour une position en piste alors que le Français venait de ressortir des stands.

C’était donc une belle éclaircie pour Ricciardo dans un weekend très compliqué dans l’ensemble, comme il le concède d’ailleurs lui-même.

"Bien sûr, ce genre de course n’est pas amusant, ce n’est jamais agréable de reculer," a-t-il admis.

"Il y a eu ce moment où je dépassais les deux Alpine, je me disais alors qu’il y avait peut-être quelque chose à faire sur ce tracé. Mais ce n’était que le début de la course. C’était un bon moment qui me donnait de l’énergie."

"Il s’agissait de l’unes de mes seules communications radio lors de cette course, car malheureusement nous reculions la plupart du temps. Et oui, ça m’a quelque peu réveillé. Je voyais qu’Alonso peinait avec ses pneus durs. Et j’ai vu Ocon ressortir."

"Je me disais alors qu’ils allaient sans doute se battre un peu et que je pourrais au moins en dépasser un. Puis je les ai vus partir au large et dériver de plus en plus. Je me disais que je pouvais peut-être dépasser les deux, ce que j’ai fait. Deux dépassements en un, ce n’est pas courant. J’ai pensé que cela nous offrirait un peu de temps à l’écran !"

L’accrochage avec Stroll provoqué par un mauvais choix de pneumatiques ?

Concernant son contact avec Lance Stroll, Ricciardo estime avoir été victime du choix de son équipe qui le chaussait de pneus durs, une gomme qui ne marchait pas du tout en raison des températures fraîches sur le Hungaroring, alors que son rival d’Aston Martin F1 roulait avec les tendres à ce moment-là.

"Pour être honnête, dès que j’ai entendu qu’il ressortait des stands avec les tendres, je me suis dit ’oh non, ça va être compliqué’. J’ai vu la motricité qu’il avait au virage 1. Et je ne voulais même pas aborder le virage 2 à ses côtés car je savais qu’il me passerait facilement par l’extérieur."

"Et j’avais la sensation d’avoir freiné tôt car je savais qu’il allait se produire ce qu’il s’est produit avec les durs. Je pensais lui avoir laissé suffisamment de marge mais ce n’était même pas assez. Donc, dès que je tournais, j’ai senti le blocage de roues et je savais exactement ce qui allait se passer. Je n’avais donc pas le moindre problème avec cette pénalité, elle était justifiée."

"Je suis allé le voir (Stroll) directement après la course. Il savait déjà, il m’a dit ’le pneu dur était un désastre’. Et nous en avons ri."

"Mais bien sûr, ça n’enlève rien à ce qui s’est produit. Et ce n’était pas juste le pneu, rien ne fonctionnait réellement. C’était compliqué de les faire monter en température. Et nous la perdions après chaque drapeau bleu. Nous n’avons donc jamais réussi à en avoir."

"Le pneu medium fonctionnait par moments, mais ça restait délicat. Et en début de course, le tendre n’était nulle part. Je suis donc content que la trêve soit arrivée. Ces six mois ne se sont pas déroulés que je le voulais."

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